• ECOUCHE [Ecouché-les-Vallées] (rive gauche)

     Ecouché est bordée au nord, nord-est par le fleuve Orne qui a donné son nom au département, cette délimitation naturelle en souligne ses deux aspects : la Plaine d’Argentan et le début du Bocage.

    ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)

    ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)

       ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche) est une petite ville  française, situé dans le département de l'Orne en région Normandie. Ses habitants sont appelés les Ecubéens et les Ecubéennes. Un étymologiste fantaisiste prétend qu’un gouverneur prisonnier dans la ville s’en serait échappé au moyen d’un « ais » (planche) couché sur l’un des fossés qui entouraient la ville.

    Ecouché est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le 1er janvier 2016 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle d'Écouché-les-Vallées (Batilly, La Courbe, Écouché, Loucé, Saint-Ouen-sur-Maire et Serans sont devenues des communes déléguées).

         La commune s'étend sur 5,2 km² et compte 1 340 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2005. Avec une densité de 256,7 habitants par km², Écouché a subi une baisse de 4,2% de sa population par rapport à 1999. Écouché a compté jusqu'à 1 617 habitants en 1806.

         Située sur la ligne de chemin de fer Paris-Granville, traversée par la route départementale 924, Ecouché possède une situation géographique favorable sur un axe fréquenté : 200 kms de Paris – 125 du Mont Saint-Michel – 70 des plages du Calvados – 70 du sanctuaire de Lisieux 30 de la station thermale de Bagnoles de l’Orne.

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          Entourée par les communes de Sevrai, Serans, Montgaroult, Goulet, Fontenai-sur-Orne, Loucé et Joué-du-Plain, Écouché est situé à 9 km au sud-ouest d'Argentan la plus grande ville des environs, à 11 km de Rânes, à 18 km de Carrouges et de Mortrée, à 19 km de Briouze, à 22 km de Falaise et à 24 km de La Ferté-Macé.

         Depuis janvier 2013, Ecouché fait partie de la « Communauté de communes des Courbes de l'Orne »
          Située à 150 mètres d'altitude, le fleuve l'Orne, ses deux affluents la rivière l'Udon en aval de la ville et la rivière la Cance en amont sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune d'Écouché. http://www.annuaire
    -mairie.fr/mairie-ecouche.html + Wikipédia + http://www.cdc-courbesdelorne.fr/ecouche.asp

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         Cité en 1066 (fondation de l'Abbaye-aux-Dames à Caen = Scocei) Escouchéium est cité en 1335 ; la cure est à la présentation de l'abbé de Saumur. Communément appelés Ecubéens, les habitants auraient pu se nommer "Scoceiens".

          En 1344, Guillaume Mauger confirme la fondation de l'hôpital Saint-Mathurin, fondé en 1336 par les paroissiens.

          La cité reçoit la visite de Charles VII (en 1450) qui, reprenant possession de la Normandie y signe le 31 Juillet 1450 les lettres confirmatives de l’Université de Caen et de Henri IV (en 1589) qui coucha à l’Hôtel de la Corne du Cerf.

          Au 15e siècle, Écouché doit son importance à l'élevage des juments postières.

          En 1821, Écouché (1 470 habitants) absorbe Meheudin (78 habitants) à l'est du territoire.

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    A gauche le 17 août 1944 : le général Leclerc discute avec des cavaliers appartenant au 501ème régiment de chars de combats de la 2ème division blindée et à droite vue aérienne des ruines de la ville d'Ecouché. http://www.dday-overlord.com/photos_bataille_normandie_orne_ecouche.htm

          En août 1944, la ville est très marquée par les combats de la Libération. Le franchissement de la Sarthe à Alençon est un point clé de l’offensive de Patton, qui y lance la 2e DB pour atteindre l'Orne. Une bataille acharnée y oppose les soldats espagnols de la Nueve aux forces allemandes qui libèrent la ville et permettent l’encerclement de fortes unités de la Wehrmacht. La compagnie fut une des unités qui défendit ensuite le terrain face aux contre-attaques allemandes, du 14 au 18 août. Les républicains espagnols, qui avaient vu le prêtre de la paroisse relever les corps au milieu des combats, avant de leur prodiguer la toilette mortuaire, se cotisèrent pour offrir une nouvelle statue de la Vierge à l’église détruite. La statue resta au-dessus de l’autel jusqu’en 1985. Au cours des combats un char de la 1ère compagnie du 501 R.C.C. fût frappé à mort, il est érigé en monument du souvenir à l’endroit où il contribua à la libération d'Ecouché.

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          En août 1945, Ecouché reçoit la visite du général de Gaulle.

         La Maréchale Leclerc y séjourne à plusieurs reprises et notamment lors du Congrès National des Anciens de la 2 D.B. qui eut lieu à Ecouché.

     ECOUCHE (rive gauche)Les armes de la commune d'Écouché se blasonnent ainsi :
    « Écartelé aux premier et troisième de gueules à trois coquilles d'or, et aux deuxième et quatrième d'azur à trois fleurs de lis d'or. »

     

     

    Église Notre-Dame :

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    Photo de gauche : http://www.ouest-france.fr/ecouche-vise-le-label-de-petite-cite-de-caractere-2899143

         Église Notre-Dame, reconstruite aux 15e et 16e siècles : nef 13e (vestige de l'ancien édifice), arcades à triple voussures sur colonnes à chapiteaux polygonaux, chœur à une travée, abside polygonale, voûtes à croisées d'ogives, triforium 16e, autels 17e, tabernacle, retables, bas-relief de la Cène (15e). L'édifice est classé Monument historique et trois bas-reliefs, deux retables et un maître-autel sont classés à titre d'objets.

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     ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)

         On trouve aussi une chapelle Saint-Nicolas au cimetière (1140) Photo à droite extraite de http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/61153_Ecouche.html  

         Il existe aussi des ruines d'une chapelle, au lieu-dit Méheudin.

    Le char "Massaoua" :

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    Ci-dessus photo à gauche extraite de http://the.shadock.free.fr/Tanks_in_France/sherman_ecouche/

          Le Massaoua, un char de la division Leclerc, marque l'entrée de la ville ; il a donné son nom à une pâtisserie locale.

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    La gare d'Écouché sur la ligne Paris-Granville.

    Personnalités

          Marin Jean, maquignon d'Écouché, dont l'assassinat dans le bois d'Avoine en 1823 défraya la chronique judiciaire, son meurtrier étant condamné à la peine capitale à Alençon. La tombe de la victime existe toujours au cimetière.

          André Chéradame (Écouché 1875 - Écouché 1948), journaliste et essayiste politique.

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     Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" pages 228-230 (1859) A. Canel relève, le surnom suivant concernant Écouché :

    COUCHÉ-LA-JUDÉE. A tort ou à raison, les marchands d'Ecouché ont passé pour être de mauvaise foi, et maintenant encore leur réputation continue d'être l'objet des sarcasmes du monde commerçant. Cette circonstance aurait pu suffire pour justifier le sobriquet de leur commune ; mais on ne s'en est pas tenu là, et nous avons à raconter l'anecdote suivante :

    Un ouragan avait abattu le calvaire d'Ecouché. Il convenait de le rétablir sans retard. Les bourgeois s'assemblèrent en conséquence et chargèrent quelques-uns d'entre eux d'aller demander un nouveau Christ au plus habile sculpteur du pays. Fiers et glorieux de leur mission, les envoyés se mettent en marche ; mais, arrivés à Bayeux, les voilà désagréablement désappointés par un embarras qu'ils n'avaient pas prévu. - « Voulez-vous » un Christ mort ou un Christ vivant ? leur dit l'artiste auquel ils s'étaient adressés. - Nos envoyés n'étaient pas préparés à cette question : ils ne savent que répondre; ils réfléchissent ; ils se consultent des yeux... Enfin le nœud gordien va être tranché : « Donnez-le » vivant, s'écrient-ils enfin ; si cela est nécessaire, nous » le tuerons toujours bien. » - Et, ajoute-t-on, ces nouveaux Juifs ont laissé leur nom au pays d'Ecouché.

    C'est ainsi que l'anecdote a été recueillie par M. L. de la Sicotière. Il serait à désirer, pour mieux justifier l'authenticité du fait, que la tradition n'eût pas introduit de variantes dans les détails ; malheureusement, il n'en est pas ainsi. Un autre récit quelque peu différent, bien que puisé également aux sources populaires, nous a été communiqué par M. Céphas Rossignol. Nous joignons cette relation à la précédente.

    LA JUDÉE D'ÉCOUCHÉ. « Il y a de cela fort long-temps : un curé d'Ecouché » eut envie pour son église d'un tableau représentant » le Christ crucifié. Mais le bon curé ne voulait pas un » tableau ordinaire. Quelques gens de l'endroit (des » marguilliers sans doute) furent donc envoyés pour » cela en députation à Paris. Le peintre auquel ils s'adressent leur demande s'ils désirent que leur Christ » soit représenté mort ou vivant. Grand embarras parmi » nos braves députés. Cependant un d'eux, plus avisé » que les autres, prend la parole et dit : Tenez , « Monsieur, vous pouvez toujours nous le faire vivant ; car, s'il faut qu'il soit mort, nous le tuerons toujours bien quand nous serons chez nous. » La chose est-elle vraie, c'est ce que j'ignore. Tout ce que je sais, c'est que les habitants d'Ecouché se disent « très-bons catholiques. »

    La même anecdote est souvent racontée dans l'arrondissement de Pont-Audemer, et elle y est appliquée aux habitants de Quillebeuf dont la simplicité a été longtemps proverbiale. Mais à l'égard de ceux-ci c'est une Eure malice de mauvais voisinage. L'idée a dû vraisemblablement en être prise dans un vieux livre qui mentionne l'historiette et en fait honneur aux marguilliers d'Ecouché.

    En rappelant encore ces deux formes du blason d'Ecouché : LES JUIFS D'ÉCOUCHÉ, LES USURIERS D'ÉCOUCHÉ, nous ne laisserons aucun doute sur la signification qu'il convient d'v attacher.

    LIGUE D'ÉCOUCHÉ. A Moulins-sur-Orne, nous retrouvons la même indication proverbiale.

    COMME LA SOUPE AU SAVOURÉ DES BONNES FEMMES D'ÉCOUCHÉ, NE PAS FIGER SUR LE CŒUR.

    On emploie cette locution pour qualifier les sauces maigres et claires, dans lesquelles les chats se mireraient du grenier, comme s'exprime un autre proverbe normand.

    Le savouré ou savouret est un os de viande de boucherie que l'on met bouillir au pot pour faire de la soupe, et qui sert plusieurs fois. » A. Canel, 1859.

    « D'ECOUCHE A PUTANGES-PONT-ECREPINSEVRAI (rive gauche) »

  • Commentaires

    1
    Lundi 22 Juin 2015 à 18:23

    Bonjour,


    Je trouve votre site très intéressant et voudrait le lier à notre site internet concernant le tourisme à Ecouché. M'en donnez-vous l'autorisation ?


    Cordialement


    Hervé

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