• SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche)

     L'Orne effectue un beau méandre au niveau de la commune de Saint-Philibert-sur-Orne située sur sa rive gauche. Le fleuve sert de limite communale entre cette commune et Les Isles-Bardel, rive droite. Un barrage a été créé au niveau du Breuil.

    La Rouvre, affluent torrentueux rive gauche de l'Orne, sert de limite communale entre Saint-Philibert-sur-Orne et Ségrie-Fontaine puis Ménil-Hubert-sur-Orne. Cette vallée sert de cadre au site de la Roche d'Oëtre. La rivière effectue ensuite un superbe méandre au niveau de Rouvrou.

    SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche) SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche) SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche) est un petit village français, situé dans le département de l'Orne en région Normandie.
         La commune s'étend sur 6 km² et compte 119 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2006. Avec une densité de 19,9 habitants par km², Saint-Philbert-sur-Orne a subi une baisse de 5,9% de sa population par rapport à 1999.

    SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche) SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche) SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche) SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche)
         Entourée par les communes de Ménil-Hubert-sur-Orne, Les Isles-Bardel, La Forêt-Auvray, Bréel, Ségrie-Fontaine et Le Mesnil-Villement, Saint-Philbert-sur-Orne est située à 6 km au sud-est de Pont-d'Ouilly, dans le département du Calvados .
          Située à 117 mètres d'altitude, le fleuve l'Orne, la rivière la Rouvre, le ruisseau du Val Corbel sont les principaux cours d'eau qui traversent ou bordent la commune de Saint-Philbert-sur-Orne. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-saint-philbert-sur-orne.html

    SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche)L'église de la Plisse :

         Typiquement bas-normande des 13 et 14ème siècles, l’église de la Plisse est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques. Elle est située à l'écart mais à proximité du bourg sur le GR36.

    Ci dessus : St Philbert église par web-tv-diocesedeseez  http://www.orne.catholique.fr/St-Philbert-sur-Orne-une-eglise-Un.html

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    La Roche d'Oëtre : 

         "Ce site touristique de la Normandie armoricaine, est située sur le territoire de Saint-Philbert-sur-Orne. La Roche d'Oëtre, dont le nom se prononce localement [wɑ:tʁ] (oître), est située en plein cœur de la Suisse normande, sur la commune de Saint-Philbert-sur-Orne, non loin de la limite départementale du Calvados et de l'Orne, presque à égale distance de Thury-Harcourt et d'Écouché. C'est un des plus prestigieux belvédère naturel de l’Ouest de la France » (Wikipédia) Site Web http://www.roche-doetre.fr/?-Bienvenue-en-Normandie- :

         « Il y a plus de 500 millions d’années, lors de la lente mise en place du massif granitique d’Athis-Putanges, les magmas profonds ont métamorphosé les terrains initialement présents. Les schistes de Saint Philbert et de Rouvrou ont été "cuits" par la pression et la chaleur intense. Ces "cornéenes" extrêmement résistantes et massives n’ont guère favorisé le passage de l’Orne et de la Rouvre qui ont dû adapter leurs cours au réseau de failles et de fractures de la roche : d’où les splendides méandres encaissés de Saint Philbert et de Rouvrou. (...)

         Si vous recherchez un site surprenant au cœur de la campagne normande, un lieu sauvage et mystique à la fois, la Roche d’Oëtre vous enchantera...
         Au cœur de la Suisse Normande, le site de la Roche d’Oëtre se caractérise avant tout par un espace naturel exceptionnel. Taillé dans la pierre, la Roche d’Oëtre est un des plus prestigieux belvédères naturels de l’Ouest de la France. En se promenant sur les corniches, les plissements de la Roche d’Oëtre font apparaître toutes sortes de formes laissant libre cours à l’imagination comme le fameux profil humain ou le sphinx. Les escarpements rocheux et l’abrupt de 118 mètres offrent un panorama grandiose sur les gorges torrentielles de la Rouvre, rivière sauvage qui serpente entre les blocs granitiques. Site classé et "Espace Naturel Sensible" du département de l’Orne, le site abrite de nombreuses espèces animales et végétales peu communes sur notre territoire : c’est le cas de la Spergule printanière (petite fleur blanche), du lézard vert et de plusieurs espèces de lichens des escarpements.

         Si petite soit elle, l’histoire de la Roche d’Oëtre est cependant riche. Elle commence dès la préhistoire comme l’atteste un silex taillé trouvé dans la rivière la Rouvre. Les corniches et quelques abris sous roche constituent, au demeurant, de remarquables postes d’observation certainement mis à profit initialement à des fins de chasse, ensuite de pastoralisme.
         Le site de la Roche d’Oëtre à proprement dit, recèle également de nombreuses anecdotes et histoires particulières.
    La grotte, dite "la chambre aux fées", source de légendes, a caché divers brigands ou réfugiés : faux-monnayeur, marquis, chef des Chouans, propriétaire du site... L’histoire de la Roche d’Oëtre, c’est aussi modestement celle des nombreux visiteurs qui l’ont contemplée, et celle des établissements successifs qui les ont accueillis, en particulier le salon de thé géré de longues années par la famille Loudière. Les visiteurs venaient s’y restaurer à l’ombre des grands pins.

         Le bâtiment d’accueil a ouvert ses portes le 29 avril 2006. Il se compose d’un Office de Tourisme, d’une boutique, d’un espace d’exposition, d’un restaurant. Le site est accessible toute l’année gratuitement. » http://www.roche-doetre.fr/?-Bienvenue-en-Normandie-

    SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche)Le barrage de Saint-Philibert :

         Le projet d’aménagement de la rivière Orne pour l’installation d’une centrale hydroélectrique est déposé vers 1920 par la Société normande d’études pour l’aménagement du bassin de l’Orne et de ses affluents, comprenant l’aménagement de deux barrages, l’un au Plessis, commune de Rabodanges, l’autre au Breuil, commune de Saint-Philbert-sur-Orne redéfini en 1945 et mis a jour par électricité de France entre 1950 et 1956.

         L'usine construite entre 1956 et 1959 est composée d’un barrage, d’une vanne de vidange du lac, télécommandée depuis l’usine de Rabodanges, d’une turbine génératrice électrique de 350 kilowatts, télécommandée depuis l’usine de Rabodanges et assurant une productibilité annuelle de 1,5 millions de kilowatts heure et d’une écluse à poissons et d’un transformateur élevant la tension du groupe de 550 volts à 30000 volts. http://www.quad-peche-rando.eu/spip.php?article51

    Photos du barrage et de la retenue de Saint-Philibert : http://www.quad-peche-rando.eu/spip.php?article51

         « A la fin du 19e siècle, on racontait encore la tragique aventure d’un gentilhomme voisin, qui vint, pendant la Révolution, se réfugier dans la Chambre des Fées, à Roche-d’Oître. De la Sicotière reprit cette tradition et fixe même la date (14 juillet 1789), où, pour échapper à la mort, il vint se cacher dans ce lieu sauvage. D’après lui, c’est grâce au dévouement d’un fidèle serviteur (Joseph Robert) qu’il dut d’échapper à ses vassaux qui le poursuivaient. Au pied d’un arbre, au sommet de la muraille rocheuse qui domine la Rouvre, Robert attache une corde à nœuds où son maître, non sans danger, peut descendre et pénétrer dans cette grotte inaccessible. Bientôt le fidèle serviteur revient apportant à son maître des vivres et des couvertures qui le mettent à l’abri de la pluie et de la fraîcheur des nuits.

    SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche) SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche) SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche)

         Ceci est fort dramatique et très embelli : la Chambre des Fées n’est pas d’un accès aussi difficile que les historiens ont bien voulu le dire ; quant au dévouement du serviteur, il semble extraordinaire pour un maître qui était, affirme-ton, ni aimable, ni aimé. Ce gentilhomme n’était autre que Pierre-Alexandre Fouasse de Noirville, qui avait acheté le 14 mars 1733 le Marquisat de Ségrie-Fontaine ; il fit raser l’ancien château et celui qu’il commença à construire, en 1758, ne fut jamais terminé. Gentilhomme de fraîche date„ de Ségrie tenait beaucoup à ses droits et paraît s’être fait détester dans le pays, contrairement à ce qu’affirme de son côté de la Sicotière, qui prétend qu’il fut traqué par ceux qu’il avait comblés de ses bienfaits.

         D’après les traditions populaires, il se serait préparé par ses fautes les inimitiés de tout le pays. De lourdes corvées imposées à ses vassaux pour achever l’ancienne route du Pont-des-Vers à Ségrie, la rigueur la plus inintelligente dans la rentrée de ses droits féodaux, une hauteur maladroite, dont la date si récente de sa noblesse pourrait peut-être donner l’explication — l’Histoire du canton d’Athis, par le comte de la Ferrière-Percy, nous renseignant sur ce point —, voilà ce qui serait à l’origine de ces tristes scènes de violence qui n’ont été qu’une exception dans le Bocage Normand.

         Enfin de Ségrie quitta Roche-d’Oître et alla se réfugier chez de Brossard, au château des Iles-Bardels ; on découvrit sa retraite et il ne dut son salut qu’à l’intervention de son hôte, qui était très aimé dans le pays. Par acte, passé devant notaire, au château de la Fresnaye, le 22 juillet 1789, il lui fit abandonner ses droits féodaux.

         Voici cet acte : « Par devant Me Claude Bellencontre, notaire à Falaise, lut présent Messire Alexandre-Anne Fouasse de Noirville, seigneur et patron de Ségrie-Fontaine, la Lande-Saint-Siméon, Rouvrou, Mesnil-Hubert, Mesnil-Vilment, lequel par ces présentes a déclaré renoncer en faveur de ses vassaux des fiefs ci-dessus nommés tant pour eux que pour leur postérité à tous les droits, servitudes et rentes seigneuriales à quoi lesdits vassaux sont et peuvent être tenus sous quelque dénomination que ce soit envers ledit seigneur de Ségrie déclarent ledit seigneur que lesdits droits consistent : « Pour la paroisse de Ségrie en rentes seigneuriales de grain, argent, volailles et dans les servitudes suivantes : Faner et récolter les foins dans les prés de la Vigne et Morin. Ramasser les fruits et aider à faire les boissons. Service de sommage, à savoir : Service de chevaux et d’hommes par corvées. Banalité du four de Ségrie et de Bréel.

    « Pour Rouvrou : Rentes seigneuriales en grain, argent et volailles, brebis de brebiage, porcs de porcage, servitude de curer les étables. Droit de Champart sur tous les blés croissants sur les terres dudit fief. Banalité du Moulin de Rouvrou. « Pour les autres communes, même renonciation et pour des droits identiques ». Enfin ledit seigneur de Ségrie renonçait à percevoir aucun droit de relief et treizième pour raison de vente ou de mutation à quelque titre que ce fut. Il accordait également le droit de détruire les garennes et la liberté de chasse et de pêche. Une seule condition était imposée au ci-devants vassaux : c’est qu’ils respecteraient les possessions dudit seigneur et conserveraient son château de Ségrie. Ses vassaux simulèrent une grande joie, mais leur haine n’était pas calmée et bientôt de Noirville dut se retirer à Falaise et, peu après, il partit avec toute sa famille pour l’émigration ; il ne revint jamais en France.

         Une autre légende est celle racontée par le comte de la Ferrière dans son Histoire du canton d’Athis. Il prétend que pendant les guerres de la Chouannerie, le général Louis de Frotté, chef de l’insurrection contre-révolutionnaire en Basse-Normandie, était venu, en 1795, chercher un asile dans la grotte de Roche-d’Oître. Il ajoute que bien des années après un neveu du général portant le même nom, voulut, avec lui, visiter cette Chambre des Fées, où son oncle avait défié les Bleus.

         « Nous étions groupés, dit le comte de la Ferrière, sur une autre masse de rochers, nous le vîmes descendre assez facilement, mais quand il fallut remonter nous tremblâmes un instant pour lui ; au-dessus de sa tête, la roche luisante et nue, au-dessous le vide. Il était là comme suspendu, ne pouvant ni avancer ni reculer. A la distance où nous étions, nous pûmes apercevoir à sa gauche une légère crevasse ; nous le guidâmes de la voix, il s’y laissa glisser et, à l’aide de quelques arbrisseaux qui pliaient sous sa main, il regagna la plate-forme d’où il était parti. »

         Ces deux légendes sont-elles vraies ? Y en a-t-il une d’authentique ? C’est ce qu’on ne peut affirmer. La renonciation de M. de Noirville à ses droits féodaux n’est nullement une preuve qu’il se soit caché à Roche-d’Oître. La tradition du général de Frotté se réfugiant dans cette Chambre des Fées paraît toutefois plus probable ; en effet, les gens de Saint-Philbert prétendent qu’avant d’aller dans les rochers il s’était retiré dans une cache du jardin de la ferme de Laisné des Haies. La visite de cette grotte par un autre M. de Frotté prouve que dans la famille il n’était pas douteux que son oncle y fût venu chercher un asile. » Trésor de La Forêt-Auvray et grotte de Roche-d’Oître (Orne) (D’après « Bulletin de la Société historique et archéologique de l’Orne », paru en 1909) http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5736

    SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche) SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche) SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche) SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche)

    Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" tome 2 (1859) A. Canel relève, page 127, le sobriquet suivant concernant les habitantes de Saint-Philibert : « LES PUTAINS DE SAINT-PHILIBERT » A. Canel, 1859.

    La Rouvre :

         La Rouvre est une rivière normande du département de l'Orne, affluent rive gauche de l'Orne en rive gauche. La rivière naît à Beauvain, à 316 m d'altitude, à quelques kilomètres à l'est de La Ferté-Macé. Après avoir traversé le pays d'Houlme, elle coule en direction nord-ouest pour rejoindre la Suisse normande qu'elle traverse dans les quinze derniers kilomètres de son cours, autour de Bréel. La Rouvre se jette ensuite dans l'Orne entre le barrage de Saint-Philbert-sur-Orne et Pont-d'Ouilly, à Rouvrou (63 m d'altitude).

         Le bassin de la Rouvre s'étend sur une longueur sud-nord en pays d'Houlme. Il avoisine le bassin d'un autre affluent de l'Orne, le Noireau - par son affluent la Vère -, au nord-ouest. Le sud-ouest et le sud jouxtent le bassin de la Loire par ses sous-affluents la Varenne, la Vée et la Gourbe. Au sud-est, il avoisine les bassins de la Maire et de l'Udon, autres affluents de l'Orne, et le bassin direct du fleuve côtier au nord-est. Le confluent est au nord du bassin.

    SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche) SAINT-PHILIBERT-SUR-ORNE (rive gauche)

    Photos : http://www.peche-orne.fr/reportages-halieutiques-bas-normands-reportage-n-rouvre-riviere-emblematique-suisse-normande_92_fr.html

         Le principal affluent est le Val du Breuil, long de 17,1 km, qui conflue en rive gauche entre Briouze et Pointel. Plus en aval, le Lembron (14,4 km) conflue également en rive gauche, entre Ségrie-Fontaine et Taillebois. Trois autres affluents dépassent les 5 km : la Rouvrette (9,3 km, en rive gauche) entre Lonlay-le-Tesson et Le Grais, la Gine (11,3 km, en rive gauche) à La Carneille et la Coulandre (6,9 km, en rive gauche) entre Notre-Dame-du-Rocher et Bréel.

         La dernière partie du cours s'effectue dans des petites gorges boisées et donnent lieu à de longs rapides permettant une pratique sportive du canoë-kayak, quand le niveau d'eau le permet, et de la pêche à la truite fario. Ces gorges abritent des espèces animales et végétales remarquables (moule perlière, osmonde royale…) et voient passer la loutre et le saumon. Enfin, elles constituent un lieu touristique important de la Suisse normande, avec notamment la présence d'un espace de découverte de la nature et des milieux aquatiques (Maison de la rivière et du paysage) et du belvédère de la Roche d'Oëtre, site exceptionnel surplombant de 118 m le secteur le plus sauvage de la vallée de la Rouvre. (Wikipédia)

    Une vidéo à voir sur le CPIE de la vallée de l'Orne : 

    CPIE Vallée de l'Orne, Espace naturel sensible de l'Orne from Conseil général de l'Orne on Vimeo.

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