• SAI (rive droite)

    L'Orne borde le sud de la commune de Sai, alors que son affluent, l'Ure, la traverse et la borde au nord.

    SAI (rive droite)

       SAI (rive droite) SAI (rive droite) est un petit village français, situé dans le département de l'Orne en région Normandie. Ses habitants sont appelés les Sayiens et les Sayiennes.
         La commune s'étend sur 5 km² et compte 231 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2005. Avec une densité de 45,8 habitants par km2,
    Sai a connu une hausse de 0,4% de sa population par rapport à 1999.
         Entourée par les communes de Urou-et-Crennes,
    Juvigny-sur-Orne et Aunou-le-Faucon, Sai est aux confins de la plaine d'Argentan et du sud du pays d'Auge, en lisière de la forêt de Gouffern. Son bourg est à 4,5 km à l'est d'Argentan et à 1 km au sud-est d'Urou-et-Crennes.
         Le fleuve l'
    Orne, la rivière l'Ure sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Sai. Le point culminant (186 m) se situe en limite nord, sur une pente qui culmine à 242 m en forêt de Gouffern. Le point le plus bas (152 m) correspond à la sortie de l'Orne du territoire, à l'ouest.

         L'origine du toponyme serait liée à un anthroponyme. Pour Charles Rostaing, il pourrait s'agir du gaulois Saius, pour René Lepelley, c'est le roman Sagius.

         Sai est peut-être la ville d'origine de la famille de Richard de Say, baron italo-normand du royaume de Sicile (12e siècle).

    Extrait de http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-sai.html et Wikipédia.

    SAI (rive droite) SAI (rive droite)

                       Photo : Wikipédia                                           Photo : Gilles Pivard

    L'église Saint-Martin date du 18e siècle.

         « L'origine de Sai est ancienne, voire romaine : Sagius ? Ainsi on a retrouvé au vieux Sai, lieu-dit situé près de la tuilerie : épées et tuiles à rebords. Néanmoins, c'est au début de notre deuxième millénaire que l'on trouve des écrits sur Saius. En effet Robert Pico de Sai, sire de Sai, fut un valeureux compagnon de Guillaume le Conquérant . Pour le récompenser après la bataille d'Hasting en 1066, celui-ci reçut des manoirs dans le pays de Galles et à Shresbury. Le bourg est mentionné comme Saium, en 1086.
         Une autre source de l'origine de
    Sai
    se retrouve dans la fondation de l'église (sans doute au 11e). En effet celle-ci est dédiée à Saint-Martin qui était le patron d'un très grand nombre de sanctuaires. Dès le 6e siècle, Sai était sur la route de Sées - Argentan. En 1240, le maréchal Jean Clément, fidèle de Saint-Louis, construit en revenant des croisades le château de Sai,
     appelé château du Ronceray, se trouvant à peu près à l'emplacement du haras de Sai. Ce château semble avoir été une place forte durant la guerre de cent ans, puisque les Anglais auraient agit par trahison pour s'emparer de cette forteresse . (A ce jour un sondage est effectué dans notre commune pour donner le nom du château à la place rénovée).
    L'église actuelle date du 17e, et possède un clocher-porche, des fonts, des statues et un Christ, et un retable du 17e, ainsi qu'une Vierge du 14e. On raconte qu'au 19e, son parvis était dévolu aux mères ayant de jeunes enfants, afin de ne pas déranger les offices. » 
    http://lafrancedesclochers.clicforum.com/t339-Sai-61000.htm

    SAI (rive droite) SAI (rive droite)

                       Photo : Gilles Pivard                  http://rcsai.pagesperso-orange.fr/photo9.htm

    Le Pré-de-la-Fontaine

    « Je crois utile de transcrire ici les renseignements qui me furent donnés, il y a vingt ans, par mon ami, M. G... sur les légendes et croyances superstitieuses conservées à Sai.
    Il y a un endroit appelé le Pré-de-la-Fontaine où on disait toujours qu'il revenait quelque chose. On le dit encore... J'ai entendu dire à des vieillards que bien des fois, un beau cavalier, monté sur un cheval noir, venait souvent demander tel ou tel chemin, puis, par ses paroles entraînantes, engageait l'obligeant Cicérone de monter en croupe, et partait à fond de train si celui-ci, en reconnaissant les pieds fourchus du vavalier n'avait pas l'adresse de se laisser glisser doucement et d'aller se cacher. On a même cité des individus à qui c'est arrivé. » Louis DUVAL - Notes sur la paroisse et les seigneurs de Sai antérieurement à la fin du 13e siècle (1889)

    http://la.piterne.free.fr/textes/b007.html

    Le loup garou

    « Il existait à Sai beaucoup de croyances superstitieuses, dont je ne puis donner ici qu'un simple aperçu.
    - Vous connaissez, poursuit mon ami G..., l'ormeau qu'on appelle encore aujourd'hui l'ormeau au garrot, c'est un rejeton de l'ancien, que ma mère a encore vu. Il avait plusieurs brasses de circonférence.
    Il se trouve dans les champs, à gauche de la route d'Almenesches, à environ 800 mètres du Pont de Fligni. Là, il y avait autrefois un fort village ; c'était le rendez-vous des garou. Quoique vous sachiez ce qu'on entendait par garou, je vais vous citer un trait qui fait connaître quelle sorte de personnages c'était.
    Un individu avait-il commis un crime ou même un simple délit sans qu'il fut possible de l'atteindre, s'était il permis par exemple de noyer le chien de son voisin, celui-ci ne pouvant le traduire en justice, parce qu'il n'avait pas de témoin, allait le dénoncer au curé de la paroisse qui, dans un quérimoni ou monitoire, exhortait le coupable à se présenter devant le juge et à avouer son crime, sous peine d'être excommunié, débaptisé, livré au diable.
    Le contumace était alors forcé de revêtir une sorte de "saye" de poil appelé haire, et de parcourir ainsi, à moitié nu, pendant sept ans, cette paroisse. Quand arrivait l'heure fatale fixée par le diable, le malheureux était contraint de partir, quelque temps qu'il fit, la haire alors s'agitait d'elle-même et il se sentait tourmenté jusqu'à ce qu'il fut parvenu au lieu que le diable lui avait assigné.
    Il trouvait au lieu du rendez-vous plusieurs compagnons d'infortune, arrivés chacun de leur côté. C'était une espèce de sabbat. Malheur aux chiens et aux chats qui se rencontraient, sur leur passage, ils était infailliblement dévorés par les loups garous.
    Plus d'une femme a vu son mari rentrer exténué de fatigue, et arrachant du fond de son gosier des pattes de chien…
    Mon arrière grand-mère m'a dit avoir plusieurs fois assisté au monitoire. Elle me racontait qu'une pauvre femme, revenant la nuit d'Argentan, avec un paquet de chandelles, fut accostée par un individu portant la haire et courant le garou, qui se jeta sur elle et la dévora.
    Ce garou n'était autre que son propre mari qu'elle n'avait pas reconnu. Elle s'en aperçut le matin en apercevant du suif et des mèches de chandelle entre les dents de l'infortuné loup-garou. » Louis DUVAL - Notes sur la paroisse et les seigneurs de Sai antérieurement à la fin du 13e siècle (1889)

    http://la.piterne.free.fr/textes/b008.html

    Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" tome 2 (1859) A. Canel relève, page 108, le dicton suivant concernant les écoliers de Sai : « COMME LES ÉCOLIERS DE SAI, FAIRE L’ÉCOLE BUISSONNIÈRE » A. Canel, 1859.

    Un article concernant cette commune se trouve dans la rubrique de la ville d’Argentan « Balades en images en Pays d’Argentan –Expo du 12 avril au 14 juin 2008 » Médiathèque du Pays d’Argentan http://valdorne.eklablog.com/argentan-a112885524

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