• PONT-D'OUILLY

    L'Orne reçoit le Noireau sur sa rive gauche peu avant le bourg de Pont-d'Ouilly.

     

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        PONT-D'OUILLY PONT-D'OUILLY est un village français, situé dans le département du Calvados en région Normandie. Ses habitants sont appelés les Ouillypontains et les Ouillypontaines.

         Située sur l'Orne, au cœur de la Suisse normande, Pont-d'Ouilly est une commune de tourisme et de loisirs. Pont d'Ouilly est née de la fusion en 1947 des communes de Saint-Marc-d'Ouilly et d'Ouilly-le-Basset.
         La commune s'étend sur 19,5 km² et compte 1 035 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2007. Avec une densité de 53,1 habitants par km²,
    Pont-d'Ouilly a subi une baisse de 1,3% de sa population par rapport à 1999.
         Entourée par les communes de Cahan,
    Ménil-Hubert-sur-Orne, Saint-Denis-de-Méré, Clécy, Pierrefitte-en-Cinglais, Tréprel, Cossesseville, Le Détroit et Le Mesnil-Villement, Pont-d'Ouilly est située sur la route départementale D511, à 18 km à l'ouest de Falaise son chef-lieu de canton, et à 12 km à l'est de Condé-sur-Noireau.
         Située à 62 mètres d'altitude, le fleuve l'
    Orne, la rivière le Noireau, le ruisseau du Val la Hère sont les principaux cours d'eau qui traversent ou bordent la commune de Pont-d'Ouilly. Pont-d'Ouilly est en effet située au confluent de l'Orne et du Noireau, sur la route reliant Falaise à Condé-sur-Noireau.

         Le territoire comprend une enclave au sein de la commune ornaise de Cahan au nord du Noireau. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-pont-d-ouilly.html + Wikipédia + http://www.pont-douilly.com/PontdOuilly.php

     

    PONT-D'OUILLY Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

    de gueules au pont de trois arches d’or sur une rivière d’azur où nage un poisson aussi d’or, surmonté d’un léopard du même. (wikipédia)

    Histoire

         Depuis le temps des diligences, Pont-d'Ouilly est reconnue comme ville étape. Dès le 12e siècle, son pont de pierre aux sept arches était l'un des rares passages sur l'Orne permettant de relier Paris et Rouen à la Bretagne et au Mont-Saint-Michel. C'est un lieu de passage obligé pour franchir le fleuve et un véritable carrefour commercial. Au 20e siècle, la halle de Pont-d'Ouilly est l'une des plus prospères de la région.

         Jusqu'en 1826, le secteur communal actuel est réparti sur trois communes distinctes : Saint-Marc-d'Ouilly, Saint-Christophe et Ouilly-le-Basset.

    PONT-D'OUILLY

    Plan extrait du site : http://www.pont-douilly.com/Accueil.php

         Ainsi jusqu'en 1947, la rive droite de l'actuel bourg de Pont-d'Ouilly dépend donc de la commune d'Ouilly-le-Basset, alors que la rive gauche dépend de celle de Saint-Marc-d'Ouilly, Saint-Christophe, en aval du pont, ayant été absorbé en 1826 par Ouilly-le-Basset. (wikipédia)

        Au 19e siècle, nos anciennes communes profitent du développement régional de l'industrie du coton. Plusieurs sites industriels sont ainsi exploités : La Pautiche, Saint-Christophe, Le Moulin-Neuf et deux établissements situés de part et d'autre du pont sur la rive gauche.

    Informations sur les anciens sites industriels de Pont-d'Ouilly :

    http://www.pont-douilly.com/Pautiche.php

    http://www.pont-douilly.com/Rocray.php

    http://www.pont-douilly.com/SaintChristophe.php

    http://www.pont-douilly.com/Filatures.php

         La Poste aux chevaux est créée en janvier 1818 ; la Poste aux lettres suit trois ans plus tard, en juillet 1821. L'oblitération Petit-Chiffre est 2508, celle Gros-Chiffre est 2942. En 1881, suite à la mise en service du Télégraphe, le bureau de poste est transféré sur la route de Pont-des-Vers. Le Téléphone arrive à Pont-d'Ouilly en 1905 grâce à un financement privé.

         En 1715, un collège de Jésuites existe à Pont-d'Ouilly. L'école d'Ouilly-le-Basset est construite en 1852, celle de Saint-Marc-d'Ouilly en 1877. Dans le bourg de Pont-d'Ouilly, l'école-mairie construite en 1883 est détruite le 16 août 1994. La première pierre du groupe scolaire actuel est posée le 12 avril 1953. www.pont-douilly.com/Communes.php

    Les combats de 1944

         Les troupes allemandes arrivent à Pont-d'Ouilly le 17 juin 1940. Ce même jour, le maréchal Pétain appelle à l'arrêt des combats. Le lendemain, à Londres, le général de Gaulle appelle les français à la Résistance.

         La Deuxième Guerre mondiale est très douloureuse pour l'agglomération de Pont-d'Ouilly. Les bombardements, dont le but est de détruire le pont, atteignent de nombreuses habitations aux alentours, et les deux communes d'Ouilly-le-Basset et de Saint-Marc-d'Ouilly sont déclarées sinistrées. Wikipédia

         En 1944, dès les premiers jours qui suivent le Débarquement le pont est la cible des avions alliés : les 8, 14, 17 juin et 5 juillet 1944, les bombes manquent leur but. Le samedi 12 août, elles font exploser les mines posées par les Allemands : les deux arches du milieu sont totalement détruites. Les troupes britanniques arrivent à Pont-d'Ouilly le 15 août ; le déblaiement des rues se fait le 17 août au bulldozer. Dès le lendemain commence la construction du pont Bailey : il est ouvert le 19 août et baptisé Jacqueline Bridge.

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    Photo de droite extrait de http://pont-douilly.stationverte.com/

         La reconstruction du pont commence en juin 1947. Le pont Bailey est démonté le 8 avril 1948. Le 17 mai, c'est l'inauguration officielle par M. Marcel Guyon, maire, assisté de Mme Roger Cornu, marraine, et de l'abbé Portier qui bénit la construction et le travail des ouvriers.

         A la fin de l'été 1944, l'ampleur des ruines et des destructions n'apparaît pas immédiatement. Beaucoup de maisons paraissent réparables et l'optimisme fait espérer une reconstruction prochaine et rapide. Le bilan est pourtant très lourd : côté Ouilly-le-Basset, 33 maisons plus l'école et la mairie ; côté Saint-Marc-d'Ouilly, 7 maisons. Le classement dans la liste des communes sinistrées conduit par la suite à l'expropriation de 7 immeubles supplémentaires, soit au total 49 immeubles.

         Parallèlement au nouveau plan d'urbanisme, un remembrement est devenu nécessaire. Ajoutons à cela les tracas administratifs et la réunion de nos deux anciennes communes, voilà qui explique le retard apporté aux premiers travaux de reconstruction qui ne débuteront effectivement que fin 1953. Face aux difficultés administratives et financières pour la reconstruction, les deux communes décident de fusionner pour former la commune de Pont-d'Ouilly créée par décret en date du 23 août 1947. Wikipédia + http://www.pont-douilly.com/Guerre.php

    Lieux :

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    Le pont

         Jusqu'au milieu du 19e siècle, le pont possède huit arches. Une croix se trouve au milieu, et sert de limite à la fois aux deux paroisses et aux deux communes d'Ouilly-le-Basset et de Saint-Marc-d'Ouilly. Des travaux de construction d'un nouveau pont ont lieu du 22 septembre 1849 au 14 mai 1851. Le mardi 5 octobre 1852, une importante crue de l'Orne emporte une partie du nouvel ouvrage. La cinquième arche, dite de décharge, est construite après cet accident. Lors des mois de juin et juillet 1944, le pont est bombardé à de multiples reprises ; il est finalement détruit le samedi 12 août 1944. Dès le 19 août, les troupes anglaises dressent un pont Bailey baptisé Jacqueline Bridge. La reconstruction du pont actuel débute en juin 1947 et, le 17 mai 1948, M. Marcel Guyon, maire de notre toute nouvelle commune, l'inaugure officiellement. http://www.pont-douilly.com/PontdOuilly.php

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    Église Saint-Jean-Baptiste d'Ouilly-le-Basset

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         Elle a remplacé vers 1860 une vieille chapelle normande. Wikipédia + www.pont-douilly.com/Communes.php

    Église Sainte-Thérèse à Pont-d'Ouilly 

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         Située dans le centre, elle a été construite à partir de 1925 sur le lieu même où se tenait jusqu'à cette époque une chapelle du 12e siècle ; bénie le 11 juillet 1926, elle devient, le 16 octobre 1932, la première église consacrée à Sainte-Thérèse. Wikipédia + www.pont-douilly.com/Communes.php

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    Église Saint-Médard à Saint-Marc-d'Ouilly

    PONT-D'OUILLYElle date de 1889 et a remplacé une vieille église édifiée au 12e siècle ; à l'intérieur, une statue en orme massif représente Saint Roch ; elle est portée en procession lors du Grand Pardon annuel. Wikipédia + www.pont-douilly.com/Communes.php

    Chapelle Saint-Roch à Saint-Marc-d'Ouilly

         Elle fut édifiée à la fin du 16e siècle et entièrement restaurée en 1933 ; à l'intérieur huit fresques admirables, dues à Maurice Le Scouezec, représentent la vie de Saint Roch ; un pèlerinage à lieu chaque année à cet endroit le dimanche qui suit le 15 août : c'est le Grand Pardon de Saint-Roch. Sur le plateau des Hogues, dominant les deux vallées de l'Orne et du Noireau, se tient une chapelle qui date du milieu du 16e siècle. Les anciens racontent, et quelques vieilles estampes en témoignent, la venue de processions dans le chant des cantiques, au son gracieux des tinterelles.

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         Au début du 20e siècle, les antiques processions ont disparu et la vieille chapelle menace ruines. En 1932, les paroissiens de Saint-Marc-d'Ouilly se ressaisissent : charpente, clocher, murs et plafonds sont remis en état ; le 27 août 1933, les fils reprennent avec foi les gestes de leurs pères, et depuis, c'est là que se tient chaque année, le dimanche qui suit le 15 août, le Grand Pardon normand de Saint-Roch.

         En 1932, outre la réfection complète du bâtiment, 70m2 de fresques sont peintes par un grand artiste du Salon d'Automne et des Artistes Français, titulaire de plusieurs bourses du gouvernement pour voyage d'étude aux colonies : Maurice Le Scouëzec.
          Il raconte la vie du saint en huit tableaux : la Naissance de saint Roch, saint Roch refuse le sein le vendredi, saint Roch distribue ses jouets, saint Roch part en pèlerinage pour Rome, réception de saint Roch à Aquapendente, saint Roch malade en forêt, saint Roch guérit les pestiférés et saint Roch en prison. Une neuvième fresque se trouve derrière l'autel : saint Roch et les Anges. La facture en est un peu fruste et brutale ; le détail inutile est volontairement négligé mais la composition et les attitudes sont si expressives, dans un coloris très doux, qu'il en résulte une impression de force, de vie et aussi de recueillement.

         En 1984, un polonais, Marek Sobczyk, restaure les huit fresques originales de Maurice Le Scouëzec, et laisse les deux fresques de l'autel et du fond de la chapelle.

         Fin 2003, l'état de détérioration des fresques du mur sud de notre chapelle a nécessité une rénovation devenue inévitable.      Réalisée par Jean Bonavita, elle a permis de redonner vie à la partie de l’œuvre originelle de Maurice Le Scouëzec devenue totalement illisible. Avec les fresques du mur nord, cet ensemble permet de conserver intact l'attrait artistique conféré par le passage de l'artiste breton dans notre chapelle.

    Maurice Le Scouëzec

         Bien que sa famille soit originaire de la région de Lorient en Bretagne, Maurice Le Scouëzec est né au Mans (Sarthe) le 1er octobre 1881. Il est décédé à Douarnenez (Finistère) le 1er mai 1940. Cet artiste, par trop méconnu, a côtoyé tout au long de sa vie les artistes importants de son époque tels que Modigliani ou Picasso : 3.717 de ses œuvres sont répertoriées à ce jour.
    Wikipédia + www.pont-douilly.com/Communes.php

    La légende des curés charmeurs de feu

         « Il n'est pas sans danger d'arrêter un incendie. Un curé d'une paroisse riveraine de l'Orne était à dîner chez celui de Saint-Marc-d'Ouilly. Comme il se levait de table, on vint lui annoncer qu'un incendie ravageait un village voisin. Le curé sauta à cheval et se rendit sur le lieu du sinistre. Il avait la réputation d'être charmeur de feu. Il procéda à la conjuration, se signa et partit, au galop de son cheval. On vit alors un tourbillon d'étincelles et de flammèches s'élever dans l'air et prendre la direction suivie par le curé. Bientôt, le feu allant plus vite que le prêtre, le menaça directement. Il se signa à nouveau et réussit à gagner l'église de Pont-d'Ouilly, où il se réfugia. Il se mit à genoux devant l'autel. Les étincelles vinrent s'éteindre devant la porte. Des meneurs de nuées ou monteurs d'orages ont le pouvoir de provoquer des nuages chargés d'éclairs et de les envoyer où ils veulent. Un jour, dans un village près de Saint-Marc-d'Ouilly, des gens regardaient avec anxiété un orage qui s'amoncelait sur la contrée. Ils se désolaient par avance, lorsque l'un d'entr'eux dit qu'il possédait un fusil et une balle bénite. On l'envoya chercher son arme. Le paysan se signa, récita un Pater et un Ave, rabattit son chapeau sur ses yeux pour éviter les éclairs, ajusta son tir et fit feu. Un coup de tonnerre éclata au même instant. L'orage se mit alors en mouvement et ne tarda guère à disparaître à l'horizon.Les femmes des laboureurs allaient déposer des fruits devant la statue de Saint-Marc, dans une vieille chapelle qui lui était consacrée, sur le bord du chemin du Plessis-Grimoult à Saint-Jean-le-Blanc, afin d'obtenir l'abondance dans les vergers. Saint Roch dont la chapelle s'élève à Saint-Marc-d'Ouilly est fort populaire dans la région. Il est toujours honoré de pèlerinage. Une fontaine renommée se trouve auprès de cette chapelle et l'on prétend que saint Roch vint jadis y laver ses plaies pour les guérir. Un jour, la statue du saint Patron fut transportée dans l'église de Saint-Marc-d'Ouilly. Mais durant la nuit, elle revint devant la porte de l'oratoire, où le matin on la trouva. Devant ce prodige les habitants reconnurent la volonté du saint de rester dans sa demeure primitive. On se hâta de l'y replacer. Les paysans pensent que leurs protecteurs célestes aiment comme eux le grand air. De là, vient que dans les chapelles on laisse une fenêtre sans verrière pour donner libre champ aux randonnées des saints. On attribuait jadis une puissance surnaturelle au son des cloches. On croyait qu'il éloignait le démon et les mauvais esprits, et qu'il écartait le feu du ciel. Lorsque du fond de l'horizon l'orage arrivait chassant devant lui de gros nuages noirs, recélant la foudre, le bedeau courait à l'église, mettait la cloche en branle et sonnait à toute volée pour écarter le fléau destructeur. On a reconnu depuis que les vibrations de l'air attiraient le danger au lieu de l'écarter. »
     Extrait de Légendes de Basse-Normandie, inventaire communal d’Édouard Colin ; éditions Charles Corlet 1992.

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    Ancienne halle aux grains 

         La vieille Halle, incendiée en 1824 et reconstruite en 1826, est jusqu'au milieu du 20e siècle un lieu d'échange important pour toute la région : étaux de boucheries, grains, volailles, beurre, gibier et autres denrées de première nécessité y sont proposés. Lieu de passage de l'Orne, Pont-d'Ouilly a également longtemps bénéficié d'une activité commerciale florissante : en 1901, pas moins de 75 commerces sont recensés. Wikipédia + www.pont-douilly.com/Communes.php

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    L'ancienne gare de Pont-d'Ouilly (voir Ménil-Hubert-sur-Orne)

         Située sur la ligne Falaise - Berjou comportant une remarquable halle à marchandises des années 1880, elle se trouve sur le territoire de Ménil-Hubert-sur-Orne. La ligne de Berjou-Pont-d'Ouilly à Caen est ouverte le 15 mai 1873; celle de Falaise à Berjou le 15 avril 1874, sa fermeture définitive a lieu le 3 novembre 1969. Wikipédia + www.pont-douilly.com/Communes.php

    Un grand haras

         Il fut la propriété de Jean-Luc Lagardère. Wikipédia + www.pont-douilly.com/Communes.php

    Informations sur ce haras sur : http://www.pont-douilly.com/Haras.php

    Personnalité liée à la commune

    Jean-Luc Lagardère (1928–2003), industriel et patron de presse, est enterré à Pont-d'Ouilly. Informations sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_Lagard%C3%A8re

    La légende du sire Maillot à Ouilly-le- Basset

         « Pour compléter la série des légendes relatives aux seigneurs dont la chronique a gardé le souvenir de cruauté il faut mentionner celle qui concerne le sire Maillot. Son château, qui communiquait avec celui de Ganne de la Pommeraye par des souterrains, a été effacé du sol. Mais son emplacement dans un fourré à Ouilly-le-Basset a gardé le nom de « Salle Maillot ». Les deux brigands se prêtaient main forte à l'occasion. »
     Extrait de Légendes de Basse-Normandie, inventaire communal d’Édouard Colin ; éditions Charles Corlet 1992.

    La légende de la maison hantée à Saint-Marc-d'Ouilly

         « Dans la paroisse de Saint-Marc-d'Ouilly il était une maison hantée. On y entendait des bruits étranges et des gémissements. Ses habitants ne trouvaient jamais le repos. Ils prirent l'avis d'un curé du voisinage et suivirent ses conseils. Deux cierges bénits furent allumés et placés sur la table recouverte d'une nappe blanche de chaque côté d'un crucifix près d'un bénitier. La famille se signa, s'agenouilla et pria. Quand le bruit se fit entendre l'un des assistants aspergea l'appartement avec le buis du bénitier en prononçant la formule : « Si tu viens de Dieu parle, si tu viens du diable va-t-en. » La maîtresse de maison avait perdu son mari quelque temps auparavant. A peine ces paroles furent-elles prononcées que la trappe du grenier S'ouvrit et un homme apparut qui descendait l'échelle. C'était le défunt, vêtu comme en son vivant. Un frisson de frayeur glaça les assistants, qui attendirent dans le silence. "Tu iras, dit le fantôme à sa femme, chez nos gens et prendras le trépied de la cheminée, la tuile à galette, et mon coffre avec ce qui est dedans. Tu vendras ces choses et emploieras l'argent à des œuvres charitables. Tu feras prier Dieu pour mon salut. Je serai alors au nombre des Bienheureux." La volonté accomplie il ne revint plus tourmenter les siens. »
     Extrait de Légendes de Basse-Normandie, inventaire communal d’Édouard Colin ; éditions Charles Corlet 1992.

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    Autres sites sur la commune de Pont-d'Ouilly

     www.pont-douilly.com/Communes.php (certaines informations en ont été extraites ci-dessus)

    http://mon-aigle.netau.net/ma_normandie/suisse-normande/histoire-locale.html

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