• MONDEVILLE (surtout rive droite)

     Mondeville, avant le redressement de l'Orne au 18ème siècle, se trouvait exclusivement sur la rive droite du fleuve. Aujourd'hui, la limite communale de Mondeville avec Hérouville-Saint-Clair sinue dans la zone industrielle entre l'Orne et le canal de Caen à la mer.


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    MONDEVILLEMONDEVILLE MONDEVILLE est une ville française, située dans le département du Calvados en région Normandie. Ses habitants sont appelés les Mondevillais et les Mondevillaises.
         La commune s'étend sur 9,1 km² et compte 9 669 habitants depuis le dernier recensement de la population. Avec une densité de 1 068,4 habitants par km²,
    Mondeville a subi une baisse de 7% de sa population par rapport à 1999. Le maximum de la population a été atteint en 1999 avec 10 428 habitants.
         La commune est en plaine de
    Caen. Entourée par les communes de Cormelles-le-Royal, Caen, Hérouville-Saint-Clair, Colombelles, Giberville, Cagny et Grentheville, Mondeville est limitrophe au sud-est de Caen, la capitale régionale dont le centre-ville est à 3,5 km du centre mondevillais.

         Le territoire est traversé par la route de Paris (RD 613 et RN 13), la route de Rouen (RD 675, ancienne partie de la RN 175), la route de Cabourg (RD 513, de Honfleur à Caen) et le boulevard périphérique de Caen (RN 814) sur lequel vient se greffer l'A13.

         Située à 5 mètres d'altitude, le fleuve l'Orne, la rivière le Biez sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Mondeville.

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         Le hameau de Clopée, historiquement mondevillais, fut détaché de Mondeville vers 1780 et attribué à Colombelles. Prenant acte du fait qu'une partie du hameau appartenait déjà à Mondeville, que Clopée se trouvait à 12 km de son chef-lieu de canton (Troarn) et que l'église de Notre-Dame-des-Champs était à seulement un kilomètre, alors que Saint-Martin de Colombelles était à 2,4 kilomètres, les députés ont pris la décision le 18 octobre 18494 de rattacher à Mondeville les 14 hectares du territoire de Clopée occupé par 35 à 40 habitants.

         En 1793, la commune de Mondeville était le chef-lieu du canton qui portait son nom. En 1801, elle fut incorporée au canton de Caen-Nord, puis à celui de Caen-Est en 1815 et ensuite à celui de Caen-Sud en 1967. Depuis 1982, Mondeville fait partie du canton de Caen-7. La commune est jumelée avec Büddenstedt (de) (Allemagne) depuis 1972 et Northam (en) (Royaume-Uni) depuis 1974. http://www.annuaire-mairie.fr/ville-mondeville-14.html + Wikipédia

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    Toponymie

         Le nom de la localité est attesté sous la forme Amundi villa en 990. Le toponyme est dû à l'anthroponyme scandinave Amundi adjoint de l'ancien français ville dans son sens originel de « domaine rural » issu du latin villa rustica. (Wikipédia)

     

    MONDEVILLEHéraldique : Les armes de la commune de Mondeville se blasonnent ainsi :
    Tiercé en barre, les traits de partitions haussés à dextre et abaissés à senestre : au premier de sinople aux deux léopards l'un sur l'autre adextrés d'une mitre, le tout d'or, au second de gueules à la roue dentée de sable chargée de douze étoiles d'or, au haut-fourneau d'argent brochant, sur lequel brochent à dextre une grue portuaire d'or, et à senestre une usine à deux cheminées crachant de la fumée du même, au troisième d'or aux cinq burelles ondées de sable chargées chacune d'une burelle ondée d'or. (Wikipédia)

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    Histoire

         La commune de Mondeville a fait l'objet de nombreuses fouilles.

    De la préhistoire au haut Moyen Âge

         Le premier site d'occupation humaine sur le territoire actuel de Mondeville était un village que des fouilles ont mis au jour à la delle Saint-Martin (emplacement de l'actuelle ZI Henri Spriet) à proximité d'un domaine rural situé sur le territoire de Cagny. Les premières traces d'occupation remontent au Néolithique, puis à l'âge du bronze : céramique du bronze final III (8e siècle av. J.-C.) et foyer rudimentaire utilisé du Hallstatt au début de La Tène.

         Pendant l'Antiquité, une villa ou une petite agglomération rurale se développa sur le site. Il semble que les bâtiments étaient composés de mur de pisé ou à colombages reposant sur des murs de pierre ; on suppose que les toits étaient recouverts de chaume, de roseau, de bruyère ou de bois.

         Plus proche du bord du plateau, un oppidum gaulois a également été découvert à l'emplacement de l'actuel lotissement à l'est du chemin de la Cavée (ancien lieu-dit de la Masse).

         Au 3e siècle, les invasions barbares provoquèrent l'abandon du village. Les maisons en pierre furent alors remplacées par des cabanes de 4 à 12 m2 construites totalement en bois et semble-t-il recouvertes de chaume ou de bois. Ce petit groupement d'habitations était entouré par une clôture.

         Au 7e, le sud de la commune actuelle fut défriché et le village connut un nouvel essor. De nouvelles maisons en pierre furent construites et surtout une église, dédiée à saint Martin, fut érigée sur les ruines de l'ancien domaine gallo-romain (fin 7e-début 8e). Les morts étaient inhumés à l'intérieur et autour de cet édifice rectangulaire de 40 m2 qui fut agrandi au 9e.

         Au 12e, ce village fut abandonné et l'église probablement détruite. La population migra vers Grentheville, dont l'église fut fondée à cette époque, et vers la vallée de l'Orne et du Biez.

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    De l'an mil à la fin du 19e

        Le nom de Mondeville (Hamundivilla - Amundivilla - Mondevilla) apparaît pour la première fois dans les textes au 10e. En 989, Richard Ier de Normandie fit donation à l'abbaye de Fécamp de la cure située sur le domaine d'un seigneur scandinave, Amun ou Amundi. À partir de cette date, le domaine d'Amundivilla fut géré comme un fief ecclésiastique par la baronnie d'Argences ; grâce au tonlieu et à la dîme, les bénédictins purent profiter des ressources que les villageois tiraient de la vallée fertile dans laquelle ils étaient implantés.

         Au 10e, le territoire de la commune était alors divisé en six paroisses :

    - Saint-Martin (abandonné au 12e) ;

    - Notre-Dame-du-Pré (puis des-Près) ;

    - Sainte-Madeleine ;

    - Saint-Denis ;

    - Notre-Dame-de-la-Fontaine ;

    - Sainte-Paix (réuni à la paroisse de Vaucelles en 1718).

    Le hameau de Clopée fut rattaché à la paroisse Saint-Martin de Colombelles de 1781 à 184918.

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    L'habitat

         Au 2e millénaire, surtout après l'abandon de Saint-Martin au 12e, le village se concentra au bord du plateau et dans les terres les moins inondables de la vallée. Plutôt qu'un village concentré autour d'un bourg, il s'agissait plutôt d'un chapelet de hameaux constitués de petites maisons à un étage aux murs de plaquettes et de moellons recouvertes d'un toit en ardoise, parfois en forme de bateau retourné. Dans les vallées marécageuses de l'Orne, dont le cours était alors méandreux, et de son affluent le Biez, ces maisonnettes s'alignaient sur des digues autour de terres asséchées devenues polders (organisation de type marschufendorf).

         Au milieu de ce paysage rural où émergeaient quelques habitations de taille modeste, quelques bâtiments ressortaient par leur dimension et/ou leur importance symbolique :

    - les églises paroissiales : l'église Notre-Dame, l'église Saint-Denis, utilisée l'hiver quand les crues rendaient Notre-Dame inaccessible, l'église Sainte-Paix (aujourd'hui à Caen)

    - la grange aux dîmes

    - le four à ban

         Au 17e-18e, plusieurs pavillons de chasse, appelée châteaux, furent construits sur ces terres très giboyeuses. Le plus important, le château de Bellemaist fut construit au 17e dans un domaine de plus de 50 hectares entourés d'un mur dont on peut encore suivre la trace dans le centre de Mondeville.

          La commune était traversée par quatre grandes voies de communication :

    - la route de Paris qui étaient autrefois sinueuse (les courbes du "Grand Chemin du Roi" ne furent supprimées qu'en 1736)

    - la route de Rouen qui traversait autrefois les hameaux du Four à ban et du Vast (actuelles rue de Valleuil et Eugène Varin)et qui fut ensuite détournée plus au sud (actuelle rue Émile Zola)

    - la route de Dives par Clopée (rue Pasteur aujourd'hui)

    - enfin l'Orne, décrivant de larges courbes jusqu'à la fin du 18e, qui étaient depuis le Moyen Âge, voire depuis l'Antiquité, un vecteur important d'activité jusqu'à l'ouverture du canal de Caen à la mer en 1857.

         La commune était ainsi étape aux portes de Caen. En 1837, un service de paquebot à vapeur entre Caen et Le Havre fut créé et des escales furent prévues à Mondeville. Les diligences, notamment celles venant de Paris, passaient également à Mondeville.

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         Jusqu'à la fin du 19e siècle, les bords de l'Orne à Mondeville servent de lieu de villégiature aux Caennais.

         « Toutes les villes possèdent en dehors de leur enceinte des lieux de plaisir et d'abandon où court le dimanche, boire et danser, une population d'ouvriers, heureux d'oublier, un jour au moins, les fatigues et les travaux de la semaine. Mondeville jouit de ce privilège : de joyeuses guinguettes y appellent des bandes de buveurs et de danseurs ; mais, pour quelques-uns, les suites de ces réunions bruyantes deviennent funestes, et l'abus qu'ils ne manquent pas de faire de ces jouissances de quelques heures les force parfois au repentir. » Joseph Morland, 1837

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    L'économie agraire

         Les villageois tiraient principalement leurs revenus de l'agriculture. Plusieurs types de cultures étaient privilégiés en fonction de la qualité de la terre.

         Le maraîchage se développait au bord du Biez, la terre y étant particulièrement fertile grâce au limon déposé par les crues. Les marais étant des biens communaux qui appartenaient au « Messieurs de Fécamp », les fermiers devaient payer ces derniers en monnaie et en nature. Au 18e-19e de multiples conflits éclatèrent entre les meuniers de Clopée qui n'entretenaient pas leur bief, et les maraîchers en amont dont les récoltes étaient compromises du fait de cette incurie. À la suite de cela, un syndicat des maraîchers fut créé en 1861.

         Les prairies, moins riches, étaient affermées par les moines de Fécamp. Chaque année, les prairies étaient « marquées à la perche » pour la livrée des foins, ce qui entraînait des différences d'année en année puisque l'aune de la perche était le pied d'un homme différent chaque année. Un droit de « deuxième herbe » permettaient également au villageois de les utiliser pour la pâture des veaux d'un an, des vaches et des bourriques après la récolte des foins de l'abbaye. Les fermiers, puis les propriétaires terriens du 19e, souvent de riches bourgeois caennais, étaient cependant réticents à permettre l'exercice de ce droit séculaire qui semble remonter aux origines du fief ; de nombreux procès les opposèrent aux villageois. Après la rectification du cours de l'Orne à la fin du 18e, ces prairies n'étaient accessibles qu'en bac depuis Clopée ou Sainte-Paix. Ils pouvaient contenir 70 à 80 personnes ou 10 à 12 animaux de grande taille (chevaux, mulets, bœufs ou vaches). Celui de Clopée fut supprimé en 1880. Au contraire des terres du plateau de la plaine de Caen dotées d'un fort potentiel de productivité et utilisées comme labours, les vallées sèches, fréquentes à Mondeville étaient plus pauvres et servaient généralement d'herbage pour le bétail, notamment pour les troupeaux d'ovins à laine.

    L'extraction de la pierre de Caen

         La pauvreté des sols de ces terres incultes, principalement due à la faible épaisseur des limons, favorisa le développement de l'extraction de la pierre de Caen. À l'époque gallo-romaine, le bovage, exploitation par chambres souterraines accessibles par des puits, commença sous le plateau à Saint-Martin. Le même procédé fut utilisé aux Housseaux (actuel ZAC Charlotte-Corday) du 13e au 17e. Des parcelles étaient louées en surface pour six ans. Cinq à six ouvriers creusaient les boves puis remontaient les blocs en « cranant », c'est-à-dire en tirant les cordes grâce à une roue et un cabestan. La pierre était ensuite acheminée jusqu'à la destination finale par les chemins au bœuf, voies défoncées par les convois tirés par des bovins. Du 13e au 15e, les flancs de coteau au four à ban, à la Madeleine ou vers l'actuel lotissement des Charmettes furent exploités à ciel ouvert et taillés en gradin.

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         Mais l'exploitation massive de la pierre de Caen à Mondeville eut lieu dans le quartier des Roches qui bénéficiait de la proximité de l'Orne. La pierre était extraite des galeries creusées par trois à cinq ouvriers à partir du pied de la falaise, puis elle était tirée par des chevaux jusqu'aux bords du fleuve où elle séchait pendant une période pouvant aller de quelques mois à quelques années ; enfin elle était acheminée par voie d'eau jusqu'à Caen ou jusqu'en Angleterre. Pendant l'occupation anglaise de la Normandie, Henri V et Henri VI d'Angleterre se réservèrent le monopole de l'utilisation de la pierre (1407-1450). Au 17e-18e, les carrières de Caen fermèrent et celles de Mondeville connurent alors leur apogée. Il semble que le séisme du 30 décembre 1776 ait mis un terme à ce développement. Délaissées, les chambres souterraines servirent alors de glacière au 18e, de prison sous la Révolution française, de champignonnière et de cave à vin (coopérative de la SMN) au 20e. Lors des bombardements de 1944, les Mondevillais se réfugièrent dans les carrières des Roches.

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    Une communauté villageoise pauvre

         Situé aux portes de Caen, au bord de l'Orne, le village fit l'objet de pillage en période de guerre, notamment en 1346. Pour diversifier leurs sources de revenus, les villageois menaient de front plusieurs activités. Les femmes travaillaient à domicile dans le textile (dentelle), mais cette activité déclina à partir de 1860. Pendant les périodes où le travail des champs étaient moins prenant, les hommes vendaient leur force de travail dans les carrières ; les enfants, capables de se faufiler dans les galeries étroites, étaient également mis à profit pour exploiter la pierre de Caen.

         Des fièvres cycliques (peste de 1348, choléra en 1849, 1854 et 1865, variole en 1871, mais également typhoïde) et la tuberculose, à l'état endémique, décimaient la population. La présence des marais, les conditions d'hygiènes déplorables, dues entre autres à la mauvaise qualité des maisons, alliées à des conditions de travail difficiles expliquaient cet état sanitaire préoccupant. Un enfant sur deux décédait avant deux ans (44 % des enfants de moins d'un an mouraient à la suite d'une pneumonie ou d'une bronchite en 1850) et l'espérance de vie au début du 19e était de 37 ans.

         Pour venir en aide à la population, des œuvres charitables furent fondées. La maladrerie de Mondeville, située à proximité de la route de Rouen est attestée depuis 1541. Gérée par les Sœurs de la Charité, elle tirait ses revenus des fermages sur les terres qu'elle possédait sur le plateau. Quand elle fut démolie au début du 18e, le revenu tiré de la vente des pierres de sa chapelle fut distribué aux pauvres. En 1643, le pape Urbain VIII reconnut la « Confrérie de Notre Dame du Pré » qui distribuait de la nourriture et de l'argent pour soigner les malades ou régler les frais d'inhumation des défunts sans ressource. À la Révolution, les biens fonciers et immobiliers de la confrérie furent confisqués au profit du Bureau de Bienfaisance. En temps normal, 10 % de la population mondevillaise bénéficiait de cette aide, mais au début du 19e, ce chiffre monta jusqu'à 20 %.

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    Quand le village devient ville (20e siècle)

    Le début de l'urbanisation

         En 1855, la première gare de Caen fut provisoirement construite à Mondeville. En 1858, l'actuelle gare fut inaugurée à Vaucelles et la gare de Mondeville fut abandonnée. Quatre hectares de prairies et de marais sont utilisés pour les infrastructures ferroviaires entre la gare et le port. Toutefois, l'arrivée du chemin de fer provoqua à la fin du 19e une hausse de la population qui se fixa au nord-ouest de la commune. À partir de 1881, la commune fut traversée par la ligne Caen-Dozulé-Putot. En 1893, le premier bureau de poste fut ouvert et, en mai 1905, une nouvelle mairie, associée à un groupe scolaire, fut inaugurée rue Chapron pour se rapprocher de cette nouvelle population. Enfin en 1912, l'électricité fit son apparition.

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         Mais ce fut au 20e que Mondeville connut un grand essor démographique. Rompant avec son caractère rural, Mondeville se mua en ville industrielle. En 1909, August Thyssen acheta des terrains sur le plateau surplombant le village de Colombelles qui comptait alors moins de 200 habitants. Il fonda ensuite la Société des hauts-fourneaux de Caen et fit construire en 1913 une grande usine sidérurgique sur les terrains de Colombelles. La ligne de chemin de fer entre cette usine et les mines de Soumont-Saint-Quentin fut construite en partie à l'est de la commune. La Société des Hauts Fourneaux et Acieries, qui devint ensuite la Société métallurgique de Normandie, changea complètement le visage du sud-est de la périphérie de Caen. Pour loger les ouvriers, la cité ouvrière du Plateau, à cheval sur les communes de Mondeville, Giberville et Colombelles fut créée sur les hauteurs de Mondeville entre 1913 et 1930 : 1913 Grands Bureaux, Hôtellerie ; 1921 Cité Centrale ; 1925 Cité des Roches ; 1926 Cités du Bois et de la Grande Rue ; 1929 école des Tilleuls.

         En 1925, l'armée aménagea un complexe pyrotechnique, la Cartoucherie, dans le domaine du château de Valleuil. Non loin, au-dessus de la route de Rouen, la COFAZ (Compagnie française de l'azote) fit construire en 1931 une usine d'engrais (actuelle halle d'athlétisme Michel d'Ornano). Dans le centre, une grande partie du domaine de Bellemaist fut loti à partir de 1928 pour former les Charmettes (ancienne Cité Loucheur). La commune fut dotée d'une nouvelle poste en 1935 et d'une nouvelle église, dédiée à Marie-Madeleine Postel, en 1938. Le centre de la gravité de la commune était définitivement établi dans le secteur compris entre la route de Rouen et la route de Cabourg.

         En 1944, la commune fut touchée par les bombardements. Les Mondevillais se réfugièrent dans les carrières de la rue des Roches. » (Wikipédia) « Cette rue, et ses roches sont en outre un symbole historique de la commune Mondeville, car environ 9000 personnes s'y sont abritées, notamment lors du débarquement allié, du 6 juin 1944 au 13 juillet 1944, date de l'évacuation de Mondeville. » Site de la commune : http://www.mondeville.fr/decouvrir_mondeville/histoire_mondevillaise.html « La cité du Plateau fut détruite et reconstruite à l'identique.

    Mondeville, une commune intégrée dans l'agglomération caennaise

         Après la Seconde Guerre mondiale, la commune perdit définitivement son caractère rural du fait de la déconcentration industrielle qui marqua l'ensemble de la Basse-Normandie. De grandes entreprises se sont implantées sur de vastes zones industrielles à cheval sur Mondeville, Grentheville et Cormelles-le-Royal comme Citroën (devenu PSA Peugeot Citroën), Valeo ou Robert Bosch GmbH. Le développement de l'activité portuaire du port de Caen-Ouistreham, le long du canal, effacèrent les dernières traces des guinguettes que l'on trouvait à la fin du 19e et au début 20e au bord de l'Orne ; l'ouverture de la station d'épuration du Nouveau Monde le 2 décembre 1976 marqua définitivement la disparition du caractère rural de ces anciennes prairies.

         Pour permettre l'essor des activités industrielles et l'amélioration des conditions de la circulation automobile, d'importantes infrastructures routières furent construites sur le territoire de la commune. Depuis 1975, le boulevard périphérique de Caen enjambe le canal et l'Orne grâce au viaduc de Calix et traverse le centre-ville, ainsi que le bois du Biez, dernier vestige des taillis que l'on trouvait un peu partout sur la commune autrefois. L'autoroute de Normandie lui est connecté depuis la même époque. Ces infrastructures, favorisant le tout-automobile, permit le développement de grandes zones commerciales qui font aujourd'hui la richesse de la commune. En février 1970, le premier hypermarché de l'agglomération caennaise, Supermonde, ouvrit ses portes au bord de la route nationale 13 le long de laquelle s'étirent depuis de grandes zones commerciales (Vallée Barrey et ZA Charles-de-Coulomb).

    Le centre commercial Mondeville 2.

         De nouveaux quartiers furent aménagés : (1954-1958) la résidence du Parc et la rue Laennec dans ce qui restait du domaine de Bellemaist ; la ZAC Charlotte-Corday (1955-1991) ; le lotissement du Bois de Claquet (années 1980) ; la Vallée Barrey (1992) ; les Hauts de Mondeville (années 1990. Désormais, il ne reste pratiquement plus de terrain agricole sur la commune et ceux qui demeurent sont concentrés à l'est à la limite avec Giberville.

         En 1993, Société métallurgique de Normandie a fermé, provoquant un important marasme économique dans la région. En 1995, le centre commercial Supermonde fut transféré de l'autre côté de la RN13 et devint le centre commercial régional Mondeville 2. En 1997, le bouclage du périphérique fut l'occasion de réaménager l'échangeur de la porte de Paris qui est désormais le plus complexe du système routier de l'agglomération. En octobre 2013, le centre commercial écologique Mondevillage ouvre ses portes à l'emplacement de l'ancien Supermonde, près de la ZA Charles-de-Coulomb. (Wikipédia)

    Lieux :

    Églises :

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         L'église paroissiale Sainte-Marie-Madeleine-Postel.

     

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         L'église Notre-Dame-des-Prés (12e-13e), classée monument historique depuis 1913. Elle abrite un gisant sous enfeu du 14e siècle classé à titre d'objet. « Ce magnifique édifice prend ses origines à la fin du 1er millénaire, mais sa construction s'est étalée sur plusieurs siècles. Notre Dame des Prés s'appelait à l'origine " Notre Dame du Pré d'Amondeville ". Elle fut classée monument historique en 1913. L'église a subi au fil des siècles de nombreuses transformations, notamment en 1909 et 1956, les bombardements de la seconde guerre mondiale ne l'ont pas épargnée. Aujourd'hui encore, elle reste très fortement attachée dans le cœur des anciens Mondevillais, car la commune de Mondeville a pris naissance autour de l'édifice. Elle est un bel exemple de l'art roman Normand du 12ème et du 13ème siècle. Affectée depuis de nombreuses années au culte catholique de toutes les langues, une messe en langue polonaise est célébrée chaque dimanche matin à 11h00. » http://www.mondeville.fr/decouvrir_mondeville/patrimoine_mondevillais.html

         La chapelle Notre-Dame-des-Travailleurs (sur le Plateau).

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    Photos 1-2 : église Saint-Denis, photos extraites de http://wikimapia.org/5448545/fr/Mondeville-ancienne-%C3%A9glise-Saint-Denis; Photo 3 : Chapelle Notre-Dame-des-Travailleurs; extraite de http://egliseinfo.catholique.fr/lieu/14/mondeville/notre-dame-des-travailleurs ; Photo 4 : Wikimapia

         Ruines de l'église Saint-Denis. « Aujourd'hui encore sa véritable identité reste un mystère ? En effet, ces vestiges sont-ils ceux d'une église, d'une chapelle ou d'un colombier ? Tout juste sait-on qu'elle fut nommée église d'hiver par les historiens qui se basèrent sur les fréquentes inondations de la paroisse de Mondeville et de son cimetière durant la période hivernale. En effet, les personnes décédées pendant l'hiver étaient enterrées autour de cette " chapelle ", sans véritable cimetière. L'église st Denis était située rue saint Denis dont elle portait le nom. » http://www.mondeville.fr/decouvrir_mondeville/patrimoine_mondevillais.html

    Châteaux :

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          Le château de Bellemaist (17e), actuellement occupée par l'école de musique. « Ce magnifique château fut construit au 17ème siècle, par la famille Noroy-Turgot, qui possédait alors de nombreux autres châteaux aux alentours de Caen. C'était un pavillon de chasse au début, car les marais de la rue des Roches et les bords de l'Orne étaient riches en gibier à cette époque. Lors de sa construction, le château était implanté sur un domaine de plus de 50 hectares, qui englobait l'actuelle résidence du parc, les Charmettes, la ZA de Calix et la rue Laënnec. Au début du 20e, la demeure fut achetée par Mr Bouchon pour y créer une sucrerie ; elle fut alors surnommé le Château Bouchon. Le parc est aujourd'hui beaucoup plus réduit car on a construit de nombreux quartier sur ces terrains. La ville de Mondeville est propriétaire depuis 1985 et le château abrite de nos jours l'école de musique du SIVOM et plusieurs salles de réceptions. » http://www.mondeville.fr/decouvrir_mondeville/patrimoine_mondevillais.html

         Le château du Vast (1680). Un haras, fondé par la famille Viel, occupe une partie du domaine du château du Vast.

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    Photo à gauche : château du Vast extraite de https://www.flickr.com/photos/20546789@N00/2966759360/
    A droite : le château disparu de Clopée, ancienne coopérative des ouvriers de la S.M.N.

         Le château de Valleuil qui abrite depuis 1987 l'Établissement central de matériel de mobilisation de service des armées (fermé le 31 juillet 2009).

         Château de Clopée [coopérative SMN],détruit en 2009.

         L'actuel presbytère.

    Le Plateau :

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         Cité ouvrière du Plateau

         La résidence « La Feuilleraie », (1913), résidence du directeur de la Société métallurgique de Normandie jusqu'en 1993 puis maison de retraite. « Cette grande et majestueuse bâtisse, construite au début du 20ème siècle, fut la maison du directeur de la Société Métallurgique Normande jusqu'en 1993, date de la fermeture de l'usine. C'est aujourd'hui une résidence privée « La Feuilleraie »,conçue pour l'accueil des personnes âgées valides ou semi valides. Elle est entourée d'un grand parc arboré. » http://www.mondeville.fr/decouvrir_mondeville/patrimoine_mondevillais.html

         La Renaissance, salle de spectacle du Plateau. « "La Renaissance", quartier du Plateau, offre une salle de spectacle à part entière à la programmation variée et aux possibilités techniques offrant toutes possibilités pour les musiques, le théâtre et la danse. » http://www.mondeville.fr/decouvrir_mondeville/patrimoine_mondevillais.html

         L'Hôtellerie de la SMN (1913), au Plateau.

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         Les Grands Bureaux de la SMN, route de Cabourg (1913).

         Le parc du Biez : « Le Parc municipal du Biez, est un parc urbain situé au cœur de la ville. Il est accessible par le champ de foire, la rue Calmette et la rue des Roches. Son aménagement a été initié vers le milieu des années 70 par le Conseil municipal de l'époque avec la contribution des habitants eux-mêmes qui venaient le week-end défricher et planter de nouveaux arbres.

    Aujourd'hui, le Parc du Biez propose plusieurs atmosphères, ouvrant la voie à de multiples perspectives. Un lieu de promenades en toutes saisons. La partie la plus au nord du parc offre aux visiteurs un côté « sauvage » où la nature est presque en libre évolution. Côté sud, le parc propose une toute autre configuration. Cette partie est aménagée, avec des pelouses et des aires de jeux pour les enfants. » http://www.mondeville.fr/decouvrir_mondeville/parcs_et_promenades_mondevillais.html

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         La ville de Mondeville propose une balade à travers le patrimoine de la ville sur : http://www.mondeville.fr/decouvrir_mondeville/patrimoine_mondevillais.html (Ci-dessous également) et des liens pour découvrir les parcs et promenades de la ville : http://www.mondeville.fr/decouvrir_mondeville/parcs_et_promenades_mondevillais.html

    Personnalités liées à la commune

    Naissances :

         Jean-Jacques de Marguerie (1742-1779), mathématicien. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_de_Marguerie

         Jean Vallée (1899-1979), réalisateur. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Vall%C3%A9e_%28r%C3%A9alisateur%29

         Paul Collette (1920-1995), résistant. http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Collette

         Jean Hougron (1923-2000), écrivain. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Hougron

    Autres :

         Thomas Becket (1117-1170), né à Londres mais sa famille était auparavant établie à Mondeville dont sa mère Matilda était originaire. http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Becket

         François Héroult de Hottot (1756-1823), homme politique, a été maire de Mondeville. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_H%C3%A9roult_de_Hottot

         La famille Viel, qui s'illustre depuis un siècle dans le monde du trot : Albert (maire de Mondeville au début du 20e), Paul, Albert (président de la SECF), Jean-Pierre et Paul. http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Viel

         Michel Hidalgo (né en 1933), footballeur international puis entraineur, a vécu une partie de son enfance à Mondeville, sur le Plateau, où il a débuté sa carrière à l'US Normande. http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Hidalgo

         Le groupe de black metal Blut aus Nord est également originaire de Mondeville. http://fr.wikipedia.org/wiki/Blut_aus_Nord

    Site internet de la commune de Mondeville : http://www.mondeville.fr/web/index.php

     Autre site sur l'histoire de Mondeville : http://mondevilleetsonhistoire.blogspot.fr/

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