• LES ROTOURS [Putanges-le-Lac] (rive droite)

    L'Orne alimente le lac de retenue de Rabodanges qui s'étire le long du lit originel du fleuve. Ce lac artificiel sert de limites communales entre Les Rotours, rive droite, et Putanges-Pont-Ecrepin puis Sainte-Croix-sur-Orne, rive gauche.

         LES ROTOURS (rive droite) LES ROTOURS (rive droite) est un petit village français, situé dans le département de l'Orne en région Normandie. Ses habitants sont appelés les Routoiriens et les Routoiriennes. Les Rotours a compté jusqu'à 330 habitants en 1846.
          La commune s'étend sur 5,1 km² et compte 103 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2007. Avec une densité de 20,4 habitants par km²,
    Les Rotours a connu une nette hausse de 12% de sa population par rapport à 1999.
          Entourée par les communes de
    Putanges-Pont-Ecrepin, Champcerie, Sainte-Croix-sur-Orne, Saint-Aubert-sur-Orne, Rabodanges, Bazoches-au-Houlme et Giel-Courteilles, Les Rotours est situé à 2 km au nord-ouest de Putanges-Pont-Écrepin la plus grande ville à proximité.
          Située à 184 mètres d'altitude, le fleuve l'
    Orne, le ruisseau des Monts Hiboux, le ruisseau de Vienne sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune des Rotours.
    http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-les-rotours.html + Wikipédia

    Les Rotours  est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le 1er janvier 2016 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Putanges-le-Lac (Les communes de Chênedouit, La Forêt-Auvray, La Fresnaye-au-Sauvage, Ménil-Jean, Putanges-Pont-Écrepin, Rabodanges, Les Rotours, Saint-Aubert-sur-Orne et Sainte-Croix-sur-Orne deviennent des communes déléguées).

    LES ROTOURS (rive droite) LES ROTOURS (rive droite)

          Un hameau dit « La Soule » fait penser que jadis on y pratiquait un jeu qui consistait à lancer par-dessus un toit une balle d'étoffe ou de cuir contenant une somme d'argent que se disputaient les gars du Pays, le 2ème dimanche après un mariage.

          Autrefois, la commune des Rotours était composée de deux fiefs :

          a) « Notre-Dame-des-Rotours », étant un quart de haubert et relevant du Roi, s’étendant sur Pontecrespin et les paroisses environnantes et consistant en manoir seigneurial, domaine fieffé et non-fieffé, moulin à blé, communes, droit de colombier, garenne et tous droits seigneuriaux à fiefs nobles appartenant. Le patronage de l’église fut aumôné au 13e siècle aux abbés et religieux de Saint-André de Gouffern. Ce fief appartenait à une famille chevaleresque qui en porta dès lors le nom « des Rotours ».

          b) Un fief relevant de la seigneurie de la Carneille.

         La famille des Rotours se divisa en plusieurs branches et essaima aux alentours des Rotours où elle posséda diverses terres et seigneuries : Pointel, Fumeçon (aujourd'hui sur le territoire de Champcerie), Le Sacq (Ménil-Gondouin), et Méguillaume (Chênedouit). Celles-ci furent confisquées en 1418 par Henri V, roi d’Angleterre. La famille des Rotours ne les récupéra qu’en 1450.

         Le 3 novembre 1684, la terre et seigneurie des Rotours fut vendue, avec son vieux château, par les héritiers de François des Rotours au Marquis de Vassy-la-Forêt. Elle fut revendue en 1700 à M. Foucault puis en 1701 à Nicolas d’Ozenne qui fit construire le château actuel. Le 7 septembre 1747, la seigneurie et le nouveau château des Rotours furent acquis par Noël François Angot, seigneur du Coisel, ancêtre des Angot des Rotours et des Pichot de La Marandais, actuels propriétaires du château. (wikipédia)

          « Une croix en granit a été érigée sur la rive droite du lac E.D.F de Rabodanges, sur la commune des Rotours, près du Pont de Sainte-Croix. Au pied de la Croix, une dalle indique qu'elle date de Messire Jacques Turgot décédé en 1659, haut personnage, conseiller du Roi, intendant de justice, police et finances de la province de Normandie. Anciennement cette croix était sur le milieu du vieux pont romain franchissant l'Orne, détruit par les allemands le 17 août 1944. Elle délimitait les communes de St-Aubert, Ste-Croix et les Rotours.
          A cet endroit, autrefois, existait un village de 80 habitants dont les murs ont disparu totalement sous la retenue du barrage E.D.F . On y trouvait tous les corps de métiers, notamment des tisserands, un maréchal ferrant, un café...
          Sur le lac, on pratique le ski nautique. Le Motonautique Club de Basse-Normandie (M..C.B.N) accueille chaque année des championnats de ski nautique. La pêche est pratiquée au bord du lac et en barque.
          Il existait, avant la mise en eau du lac de nombreux moulins : l'Artour, Carel, de Pierre et Sainte-Croix (en limite avec
    les Rotours) avec, en plus, les pêcheries qui prenaient surtout de l'anguille à l'automne, au moment où la rivière était en crue, quand ce poisson émigre vers la mer des Sargasses pour y pondre. » http://www.cc-valdorne.fr/communes/rotours.html

    Toponymie

          Les Rotours était un lieu où l’on rouissait les plantes, de l’anglo-saxon rotan, rotian, du scandinave rotna et de l’ancien haut-allemand rozjan (pourrir). Le rouissage se pratiquait par macération pour faire se désagréger les matières dont on voulait se débarrasser et qui agglutinaient certaines fibres textiles comme le chanvre ou le lin. (Wikipédia) « L'étymologie des Rotours viendrait du mot « Routoir » qui désignait en ancien français l'endroit, généralement une mare, où l'on faisait rouir le chanvre. La forme ancienne de ce mot est précisément rotour ou routour. Il existe d'ailleurs un lieu-dit « Les Chenevières » (champs de chanvre) comme témoin de cette époque du 10ème siècle. » http://www.cc-valdorne.fr/communes/rotours.html

    Lieux :

         Le château des Rotours.

    LES ROTOURS (rive droite)

    Le château des Rotours : photo ci-dessus http://aa-camo.fr/?p=3726

    LES ROTOURS (rive droite) LES ROTOURS (rive droite)

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    Colombier du château photo extraite de http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-29921.html

         Le manoir des Rotoureaux.

    LES ROTOURS (rive droite) LES ROTOURS (rive droite)

         L'église Notre-Dame-de-l'Assomption. Une Vierge à l'Enfant du 14e et un piédestal avec statuettes (saintes femmes, saint Pierre, saint Paul) du 17e siècle sont classés à titre d'objets aux Monuments historiques.

    LES ROTOURS (rive droite) LES ROTOURS (rive droite) LES ROTOURS (rive droite)

    Photo à gauche : http://www.cc-valdorne.fr/communes/rotours.html / Photos à droite http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/photos_61354_Les%20Rotours.html

         L'ancien presbytère : la Rotourelle.

         Le lac de Rabodanges est traité à la commune du même nom.

     

    Personnalités liées à la commune ;

         Famille des Rotours :

         Guillaume des Rotours, né vers 1160, chevalier normand, aurait pris part à la troisième Croisade en 1191 où il aurait été témoin d’une charte passée à Jaffa par Guillaume de Ducto au bénéfice de Nicolas de Vivers.

          Jean des Rotours, né vers 1340, seigneur des Rotours et de Pointel, donna, par acte passé en 1364, le local du presbytère des Rotours (aujourd'hui la Rotourelle) . En novembre 1377, il reçut aveu de Jean Couillard pour deux acres et demi de prés. Il épousa Alix de Monceaux, dame du Bourg-Saint-Léonard, fille de Robert de Monceaux, écuyer, seigneur de Lonlay-le-Tesson. Par acte du 20 février 1378, Jean et son épouse donnèrent en bail à fief à Colin du Barquet, écuyer, et à sa femme, Guillemette, divers héritages situés au Bourg-Saint-Léonard et dans la forêt de Gouffern.

          François des Rotours, seigneur des Moulins et des Rotours, sieur de Sainte-Honorine, baptisé aux Rotours le 2 décembre 1607, y décéda le 3 septembre 1684. Il servit le Roi, en qualité de volontaire dans la Cavalerie, pendant les campagnes de 1630, 1635 et 1636 sous les ordres de messieurs de Vendôme, de Thianges et de La Lande-Héron. Il clama, en 1646, à droit féodal, la terre du Chêné vendue à Julien d’Oilliamson par René des Rotours. Il clama, de même, le 17 septembre 1658, des héritages situés dans la paroisse des Rotours et qui avaient été vendus par André des Rotours, seigneur de Sainte-Croix. Il rendit aveu, le 29 août 1664, à la châtellenie de La Carneille d’un fief qu’il avait acquis en 1646. Il fut maintenu noble à l'intendance d'Alençon par M. de Marle le 1er juillet 1667. Il fit aveu au Roi pour le fief de Notre-Dame des Rotours, le 17 août 1667. Après sa mort, la seigneurie des Rotours fut vendue, le 3 novembre 1684, au marquis de Vassy-la-Forêt.

          Guillaume des Rotours (1888-1970), homme politique.

          Robert des Rotours (1891-1980), sinologue.

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    Cimetière des Rotours : plaque funéraire des Angot des Rotours, photo : Gilloudifs

          Famille Angot des Rotours :

          François Mathieu Angot des Rotours, né à Falaise le 17 janvier 1768 et décédé à Corbeil le 24 mai 1858, fut élève au corps royal d’artillerie (1789) puis lieutenant. Il émigra à l’armée de Condé (1792-1794) puis devint officier dans l’armée des Pays-Bas (1794). Après avoir émigré en Angleterre, il rentra en France en 1802 et devint chef de bureau au ministère de la maison de Louis XVIII, chevalier de Saint-Louis, administrateur de la manufacture des Gobelins (1816-1833) et chevalier de la Légion d’honneur. En 1820 il fut créé baron héréditaire par Louis XVIII. Élu député d’Argentan (25 février 1824-1827), il accéda au grade d’officier de la Légion d’honneur (1827).

          Jules Angot des Rotours, contre-amiral. Jean Julien dit Jules Angot des Rotours, né aux Rotours le 3 juin 1773 et décédé à Brest le 26 mars 1844, chevalier de la Légion d'honneur (23 juin 1810), capitaine de vaisseau de 2de classe (8 juillet 1814), chevalier de Saint-Louis (18 août 1814), officier de la Légion d'honneur (28 avril 1821), capitaine de vaisseau de 1re classe (1er février 1822), contre-amiral (17 août 1822), gouverneur de la Guadeloupe (28 février 1826-31 janvier 1830), grand-croix 5e classe de Saint-Ferdinand d'Espagne (1823), commandeur de la Légion d’honneur (20 septembre 1823), grand-croix de l'Ordre portugais de la Tour et de l'Épée (1824), commandeur de Saint-Louis (29 octobre 1826), grand officier de la Légion d'honneur (17 novembre 1837), admis au traitement de retraite (1er janvier 1838). Il est inhumé au cimetière Saint-Martin à Brest. Il épousa en 1815 Virginie Guilhem. (Wikipédia)

           « Pour l'histoire, il existe à la guadeloupe, à « Grande Terre », un canal baptisé « Canal des Rotours » en l'honneur du Contre-Amiral Baron Jean-Julien Angot des Rotours, nommé gouverneur de la colonie en 1826. Dix kilomètres relient l'intérieur de la commune de Morne à l'Eau au Grand Cul-de-Sac Marin à Vieux-Bourg. Il fut percé en 1829 par une main d'oeuvre composée de plus de 300 hommes libres et esclaves.
         Une plaque généalogique de la famille Angot des
    Rotours se trouve dans le cimetière. »
    http://www.cc-valdorne.fr/communes/rotours.html

    LES ROTOURS (rive droite) LES ROTOURS (rive droite) 

    Le colombier et le puits près du château des Rotours, photos : http://aa-camo.fr/?p=3726 + Gilloudifs

    Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" tome 2 (1859) A. Canel relève, page 93, le sobriquet suivant concernant les habitants des Rotours : « LES PLEUTRES DES ROTOURS» A. Canel, 1859.

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