• LE PORT DE CAEN-OUISTREHAM (1)

     Entre Caen et l'estuaire, le cours de l'Orne est doublé, sur une quinzaine de kilomètres, par le canal de Caen à la mer que peuvent emprunter des navires de haute mer. L'axe de ce canal constitue le port de Caen-Ouistreham.


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    LE PORT DE CAEN-OUISTREHAM LE PORT DE CAEN-OUISTREHAM LE PORT DE CAEN-OUISTREHAM

    Photo 1: confluence de la Noë et du Grand Odon, LeprunierArchives (Wikipédia) ; Photo 2 : Au niveau de l'église Saint-Pierre de Caen, Alfred Brunet-Debaines (1845 - 1939) Rights Advisory: No known restrictions on publication (site Wikipédia). Photo 3 : Vue du chevet de l'église St-Pierre et de l'Odon par William Fowler 1841 © Musée des Beaux Arts de Caen (http://france.jeditoo.com/Normandie/Caen.html)

     Au commencement, était l'Odon...

         L'Odon est une rivière de France, affluent de l'Orne, dans le département du Calvados (Basse-Normandie), qui prend sa source sur les premiers contreforts du Massif armoricain et parcourt l'ouest de la plaine de Caen jusqu'au confluent à Caen.

         Étymologie : Attesté Oldon en 1027. D'une base pré-celtique ol-, il s'agit peut-être d'un hydronyme gaulois

         La rivière naît à Ondefontaine, sur les hauteurs du nord du Bocage virois, à quelques dizaines de mètres de la source de la Druance qui, elle, s'oriente vers le sud. Longue de 47 km, l'Odon arrose Aunay-sur-Odon, conflue avec l'Ajon au Locheur, coule selon une direction nord-est durant la majeure partie de son cours avant de confluer avec l'Orne à Caen, rive gauche, par plusieurs bras, le principal appelé le Grand Odon passant au pied du château de Caen et de l'église Saint-Pierre de Caen, dont le chevet est construit sur pilotis.

         Le bassin versant de l'Odon est au centre-ouest du département du Calvados, le confluent avec l'Orne se situant au nord-est de ce bassin. Il est bordé par ceux de la Seulles au nord-ouest, de la Vire au sud-ouest et d'autres affluents de l'Orne à l'est dont le bassin du Noireau (dont fait partie la Druance) au sud-est.

         Aucun de ses affluents ne dépasse les 15 kilomètres. Le plus long, l'Ajon (12,1 km), conflue en rive droite au Locheur. De ses autres affluents, seule la Douvette (7,3 km), qui conflue en rive droite également entre Longvillers et Le Mesnil-au-Grain, dépasse les 5 kilomètres.

         Villes traversées : Aunay-sur-Odon, Verson, Bretteville-sur-Odon, Caen.

         Histoire de l'Odon à Caen

          À partir du Moyen Âge, le Grand Odon est utilisé comme port ; une chaîne est dressée entre la tour Leroy et la tour aux Landais (aujourd'hui disparue) pour en protéger l'accès. Les différents bras de l'Odon coulent au pied des fortifications de la vieille ville et de l'Île Saint-Jean.

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         En 1764, on entreprend de grands travaux afin de moderniser le port de Caen. Un canal de redressement est percé entre Clopée (Mondeville) et Caen afin de rectifier le cours de l'Orne. L'Odon est également canalisé pour former un bras de ce nouveau chenal. En 1787, la compagnie Mignot est chargée d'édifier, sous la direction de l'ingénieur Lefebvre, des murs de quai sur la rive droite du nouveau cours de l'Odon. Les travaux sont interrompus plusieurs fois et ne sont terminés que dans les années 1840 quand l'Odon est canalisé entre la place Courtonne et sa confluence avec l'Orne pour former le bassin Saint-Pierre. L'espace compris entre l'ancien cours de l'Odon, désormais sec, et le nouveau cours (quai Vendeuvre) est ensuite utilisé comme place d'armes.

         À partir de la deuxième partie du 19e siècle, les habitants se plaignent de plus en plus des désagréments liés aux Odon. La rivière, utilisée comme égout à ciel ouvert, est effectivement responsable de terribles épidémies de choléra et de typhoïde qui déciment épisodiquement la population caennaise. (Wikipédia)

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    Le port de Caen-Ouistreham

         Le port de Caen-Ouistreham est un port de commerce, un port passager et un port de plaisance français s'étendant sur le canal de Caen à la mer depuis l'embouchure de l'Orne à Ouistreham jusqu'à la ville de Caen, dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie.

         Du Moyen Âge à l'époque moderne

         Au Ier siècle, un vicus se constitue sur les bords de l'Odon à l'emplacement de l'actuelle abbaye aux Hommes. Des fouilles menées dans les années 1970 ont montré qu'après l'échec d'une première tentative pour stabiliser les berges de la rivière un canal a été creusé d'est en ouest à travers le bourg. Ce canal avait pour but d'assainir le terrain, mais il est probable que les berges aménagées de ce canal tenaient également lieu d'installations portuaires sommaires. Le cabotage jusqu'à l'Orne assuré par des barques à fond plat devaient permettre l'échange de produits locaux.

         Les différents bourgs dispersés dans la vallée de l'Orne connaissent une croissance certaine à partir du 7e siècle. Interrompue par les invasions barbares, ce mouvement d'urbanisation reprend au 10e siècle avec le nouvel essor urbain qui accompagne le grand redémarrage du duché de Normandie. Un tissu urbain relativement continu se forme alors sur les deux rives de l'Odon. Dans la première référence écrite à la ville de Caen dont on dispose aujourd'hui (une charte de l'abbaye de la Trinité de Fécamp de 1066), il est déjà fait référence au port de Caen.

         Vers 1083, un quai, le quai Villons, est construit à l'emplacement de l'actuelle rue des Prairies Saint-Gilles. Il servait probablement de débarcadère pour le port. Trois maisons sont également construites, dont une destinée à abriter le préposé à la perception des droits sur les marchandises.

         Au 16e siècle, le port se trouvait toujours le long des quais de l'Odon, comme en témoigne cette citation de Charles de Bourgueville :

         « De dessus ces murailles, l'on a le plaisir de voir flotter les navires de ceste rivière, et à travers ces délectables et larges prairies, puis descendre et charger les marchandises le long des dictes murailles, icelles mettre en greniers, celliers et magasins dedans la ville, en ceste tortue et riche rue des Quaizs : riche je la dy pour ce que les plus rares marchandises qui descendent cette rivière y sont mises et posées comme aussy les marchandises des habitants qu'ils envoyent en pays estrange, attendans l'opportunité de vente. »

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         Par le port de Caen transitaient les vins de Bordeaux et du Gâtinais en direction de la côte orientale de l'Angleterre. Mais l'activité principale était l'exportation de la pierre de Caen. Mais après un essor certain, les activités du port périclitèrent à partir du 16e siècle. Les guerres de religion, puis la révocation de l'édit de Nantes et la reprise des persécutions contre les Protestants, nombreux chez les bourgeois caennais, affaiblirent le commerce caennais ; l'activité portuaire s'en ressentit. L'envasement de l'Orne en outre empêchait l'accès du port aux navires les plus importants. En 1762, le port n'était en effet profond que de 4 à 5 pieds.

    Du 18e siècle au milieu du 20e siècle

         En 1780, le canal de redressement de l'Orne commencé en 1764 entre Clopée (Mondeville) et Caen est ouvert à la navigation. À l'approche de la ville, ce canal se divise en deux branches, la voie la plus septentrionale formant un canal dans lequel se jette les eaux de l'Odon. Deux quais sont aménagés le long du nouveau canal de l'Odon et sur la section de l'Orne comprise entre le pont de Vaucelles et le rond-point de l'Orne. En 1797, l'ingénieur en chef Joseph Cachin propose de creuser un canal de navigation parallèle à l'Orne entre Caen et Colleville ; ce canal partirait du canal Saint-Pierre, qui serait alors transformé en bassin à flot. Devant le coût financier jugé exorbitant, le projet est abandonné. Il est repris par l'ingénieur Pattu qui présente le 5 août 1836 un projet de canal latéral partant d'un bassin dans les jardins de Courtonne et débouchant par une écluse à sas à l'intérieur de la pointe du Siège. Ce projet est accepté par la loi du 19 juillet 1837. Les travaux de percement du canal de Caen à la mer commencent en 1844, mais les travaux trainent en longueur. La nouvelle voie d'eau est ouverte officiellement le 1er juillet 1857 et elle est inaugurée le 23 août de la même année par Napoléon III. Le canal Saint-Pierre est alors transformé en bassin à flot entouré de quai. Un avant-port est aménagé à Ouistreham. L'Orne, toujours soumis aux marées, reste un port d'échouage ; la rive gauche est bordé d'un quai, le quai de Vaucelles. Le fleuve toutefois est de moins en moins utilisé. En 1910, la construction d'un barrage sur l'Orne en aval du port condamne définitivement l'accès par cette voie.

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    Au 19ème siècle, les navires venant à Caen remontaient soit l'Orne, soit le canal construit en 1857, pour arriver dans le bassin Saint-Pierre ou jusqu'à l'embarcadère établi sur le quai de Juillet comme le faisait le navire assurant la liaison avec Le Havre. En 1910, un barrage est érigé sur l'Orne en aval de Caen pour remplacer celui existant au niveau de la Prairie. Il est mis en service en 1912 pour pallier les inondations et surélever les eaux du port.

         Le trafic voyageurs et fret au départ de Caen se développe au 19e siècle. Entre 1835 et 1939, des bateaux à vapeur font la liaison entre Caen (quai de juillet, puis bassin Saint-Pierre à partir de 1910) et Le Havre (bassin Notre-Dame). À partir des années 1890, des services de paquebots réguliers sont ouverts entre Caen et l'Angleterre pour le transport des marchandises et des voyageurs : vers Littlehampton (Sussex de l'Ouest) et vers Londres via Newhaven en 1893, vers Manchester en 1895.

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    Sites sur la liaison Caen-Le Havre en vapeur :

    http://marc-andre-dubout.org/bateaux/101001_caen-lehavre/101001_caen-lehavre.htm

    http://www.havrais-dire.org/article-les-traversees-de-la-seine-par-bateaux-vapeur-1ere-partie-114031043.html

    http://bateauduhavre.over-blog.com/le-bateau-du-havre-en-cartes-postales-partie-i

         De nombreuses améliorations permettent d'accroître le volume transitant par le port ; il est multiplié par quatre entre 1865 et 19114. Dès 1857, le port est connecté au chemin de fer. La hauteur du canal est plusieurs fois revue à la hausse : 4,50 mètres en 1860–1864, 4,70 mètres en 1875, 5,22 mètres en 1877–1882, 5,72 mètres en 1895–18994. Le canal est également élargi en 1906-1907, ce qui nécessite la reconstruction des quatre ponts qui permettent son franchissement. On en profite pour élargir les passes de navigation des ponts-tournants (de 12 mètres à 18 m4. De nouveaux bassins sont également creusés et de nouveaux quais aménagés. De 1877 à 1880, un nouveau bassin long de 500 mètres est creusé sur la rive droite du canal dans la prairie de Mondeville. Il devient le principal bassin, les deux autres étant trop peu profonds et ne disposant pas de terre-pleins suffisants. À Ouistreham, une nouvelle écluse est creusée en 1895–1903. De nombreux travaux sont menés dans les années 1910. En 1911, le Nouveau bassin est prolongé de 200 mètres, de nouvelles voies ferrées sont établies sur les quais, le réseau atteignant alors environ 5 kilomètres de longueur, et un système d'éclairage est installé pour permettre au bateau de naviguer la nuit. En 1912, le Nouveau bassin est étendu de 390 mètres jusqu'au pont de Calix. À Ouistreham, la jetée orientale est reconstruite et des travaux dans l'avant-port permettent de faciliter l'accès au canal.

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         Enfin, en 1917, la société métallurgique de Normandie et la société des Chantiers navals français réalisent des bassins privés (bassin d'Hérouville). Le port de la SMN est constitué d'un vaste bassin relié au canal par une passe traversée par un pont-tournant. Il dispose d'un môle d'accostage en béton de 150 mètres de long desservi par cinq voies ferrées. Le port de la SMN est également relié au chemin de fer minier de Caen à Soumont-Saint-Quentin. Ces installations ferroviaires, connectées au réseau ferré de l'État, forme la gare de Clopée. Les Chantiers navals français sont situés sur la commune de Blainville-sur-Orne le long du canal de Caen à Ouistreham. Le coup d’envoi de l’activité navale est marqué par le lancement du cargo Député René Reille-Soult en 1921. Puis le pétrolier géant pour l’époque (12 000 tonnes) le Saint-Boniface est lancé en avril 1922. Avec ses six cales en éventail, les chantiers navals de Blainville permettent de construire des navires de 165 m de long. En 1925, le site est le plus important des trois établissements des Chantiers navals français. Entre 1917 et 1935, les chantiers de Blainville lanceront 100 navires.

         À la veille de la Seconde guerre mondiale, le port de Caen compte 18 hectares de surface d'eau, 2,370 kilomètres de quais accostables et 131 hectares de terre-pleins.

    Depuis 1945

         Très sévèrement endommagé pendant la bataille de Caen, le port se développe de nouveau rapidement à partir des années 1950. Il avait deux originalité pour un port français. Tout d'abord les exportations l'emportaient sur les importations : en 1953, 1 097 841 tonnes contre 854 843 tonnes. Ensuite, les bateaux sous pavillon français étaient majoritaires (62,5 % en 1953) grâce à la présence de la Société navale caennaise. Avec ses 24 navires au début des années 50, la Navale a pratiquement doublé sa capacité de transport de 1939. De nouvelles lignes sont créées vers l’Afrique du Nord, puis la Compagnie innove avec le commerce du bois qui n’existe pas encore à Caen. Composée de grumiers, pinardiers, minéraliers et navires frigorifiques, la flotte de la Navale compte en 1960 une trentaine de navires auxquels elle ajoute l’Athéné, un pétrolier de 20 400 tonnes. Le trafic était dominé par les activités minières et métallurgiques liées à la proximité des mines de Soumont et de Saint-Quentin, ainsi que de la Société métallurgique de Normandie. En 1953, le minerai de fer représentait 71,8 % des entrées (787 962 tonnes) et les produits de la métallurgie (fer et fonte) 19,7 % des sorties (216 732 tonnes). Cette même année, 74,3 % des entrées (634 816 tonnes) était constituées de houille destinée en majeure partie à la SMN. Le bassin Saint-Pierre n'est pratiquement plus utilisé ; seul 0,3 % du trafic transite par ses quais en 1953. La partie du port sur la rive gauche de l'Orne est quant à elle totalement abandonnée. La majeure partie du trafic transite par le bassin d'Hérouville (56,9 % du trafic en 1953) suivi par le Nouveau bassin (36,8 % du trafic en 1953).

         En 1960, un port de plaisance est aménagé à Ouistreham. Le bassin de Calix est ouvert en 1962. Le quai de Blainville est ouvert en 1972 pour permettre le chargement de céréales et de vracs divers, ainsi que la manutention de colis lourds (bois, conteneurs). En 1986, un terminal ferry est créé à Ouistreham, et un second en 1992. La C.C.I de Caen a réalisé de nouveaux travaux d'élargissement et d'approfondissement du canal.

         En 1990, les stations de pilotage de Caen-Ouistreham et de Seine-Rouen-Dieppe sont fusionnées au sein de la station de pilotage de la Seine dont le siège est établi à Rouen. (Wikipédia)

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