•  L'Orne poursuit ses sinuosités à travers le Massif Armoricain et sert de limites communales entre la commune de Giel-Courteilles, rive droite, et les communes de La Courbe, Ménil-Jean et La Fresnaye-au-Sauvage, rive gauche.

    GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite)

        GIEL-COURTEILLES (rive droite)

    GIEL-COURTEILLES (rive droite) est un petit village français, situé dans le département de l'Orne en région Normandie.
         La commune s'étend sur 12,6 km² et compte 680 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2005. Avec une densité de 54,1 habitants par km², Giel-Courteilles a connu une nette hausse de 96% de sa population par rapport à 1999. C'est la commune de Basse-Normandie avec le plus fort taux de population comptée à part en 2006 selon l'Insee, avec 39,3 % (327 personnes pour une population totale de 832 habitants). Ce taux s'explique par la présence d'un établissement d'enseignement, Giel-Don Bosco et de son internat. 

         Commune constituée par la fusion en 1965, de Giel et de Courteilles.
         Entourée par les communes de La Courbe, La Fresnaye-au-Sauvage, Putanges-Pont-Ecrepin, Champcerie, Habloville, Montgaroult et Ménil-Jean, Giel-Courteilles est situé à 4 km au nord-est de Putanges-Pont-Écrepin la plus grande ville à proximité.
          Située à 234 mètres d'altitude, le fleuve l'Orne, le ruisseau du Val Renard, le ruisseau de la Fontaine André sont les principaux cours d'eau qui traversent ou bordent la commune de Giel-Courteilles. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-giel-courteilles.html + Wikipédia

    GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite)

    A gauche église de Courteilles ; à droite église de Giel, photos extraites de : http://www.communes.com/basse-normandie/orne/giel-courteilles_61210/

     « PRÉSENTATION
         Jusqu’au 19 février 1965, Giel et Courteilles étaient séparées par le ruisseau du « Val Renard » qui faisait office de frontière naturelle entre les deux bourgs. La superficie de la commune est de 1270 hectares. Actuellement, la population municipale est de 505 personnes.
         Sur le plan économique, en plus de l’ESAT (
    Collège - Lycée Professionnel - Lycée Agricole « Giel-Don Bosco »),    Giel-Courteilles compte deux haras. Si les agriculteurs sont encore nombreux, il existe également une activité artisanale avec l’auberge, et des entreprises de peinture, de couverture et d’entretien de jardins et parcs.

    GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite)

    Sur Giel : le château du "Jardin"

    GIEL
         C’est sur cette commune que se trouve le joli et pittoresque château du « Jardin » restauré par son propriétaire de l’époque, le comte Dauger. La tourelle Nord de ce château peut être du 14e siècle, mais sa façade Est est de l’époque Louis XII. Après avoir appartenu à Anne de Montafier, Comtesse de Soissons, le « Jardin » vint à Gédéon-Louis de Grimoult, chevalier, seigneur et patron de Giel et Habloville. Il appartenait en 1682 à Jeanne de Rabodanges. Il fut échangé avec un cadet de la maison de Caulaincourt, ancêtre du comte Dauger.

     GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite)

    Sur Courteilles : le château et la chapelle de Crèvecœur

    COURTEILLES
         La terre appartenait au moyen-âge au prieuré de Briouze, dépendant de l’abbaye de Saint-Florent de Saumur qui en conserva les dîmes jusqu’à la révolution. Le fief de «
    Crêvecœur » était alors une seigneurie tout à fait distincte de son chef-lieu paroissial.
         Le château de
    Crêvecœur est une grande construction flanquée aux angles de trois tours à poivrières qui lui donnent un aspect véritablement monumental. Deux de ses tours regardent l’Orne vers le sud-est. Dans la partie restante du bâtiment, une tourelle hexagonale contient l’escalier.
         Crêvecœur fut dévasté par une colonne mobile venue de Falaise le 15 pluviôse an VIII, lors de la chouannerie de Frotté. Au bord de la falaise qui domine l’Orne, s’élève une petite chapelle.

    La légende de Crèvecœur :

          « Dans la région de Courteilles les rochers abrupts se creusaient de cavernes. Si l'un de ces rochers portait le nom de « Rocher du diable » un autre s'appelait « le Rocher de la fée ». Le sommet de la falaise portait une trace semblable à l'empreinte du sabot d'un cheval. Le châtelain habitant le domaine de Crèvecœur aimait sa voisine Madame de Mesnil-Jean, sans trouver auprès de cette dernière une réponse aimable. Se fiant aux rumeurs du lieu, il accusa la fée du rocher de provoquer la froideur de la dame et résolut de se venger.

         Un soir, il se posta près du rocher et apercevant la fée il se lança à sa poursuite. Mais la fée monta une cavale rapide et elle disparut. Arrivé au bord de la falaise rocheuse, le seigneur de Crèvecœur ne vit que la marque du sabot de son cheval. Alors dépité, visant sur l'autre rive la clairière où se réunissaient les fées, il banda son arc et tira. Hélas, la flèche atteignit en plein coeur la dame du Mesnil-Jean qui y faisait sa promenade. C'est depuis ce jour que le domaine de Courteilles porte le nom de Crèvecœur» Extrait de Légendes de Basse-Normandie, inventaire communal d’Édouard Colin ; éd. Charles Corlet 1992.

    GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite)

    L'ORPHELINAT DE GIEL
         En 1868, l’abbé Vauloup aidé par M. de Caulaincourt, maire de Giel, créa un modeste orphelinat (17 garçons) dans une pauvre maison appelée le Télégraphe. Par la suite la ferme des Cours, à l’emplacement de l’orphelinat actuel, fut achetée.

    GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite)
         Cet établissement est une réalisation pédagogique et sociale à l’actif des Salésiens. Cet ordre de moines modernes a été fondé il y a plus d’un siècle par un ardent ami des enfants : Don Bosco.
    Aujourd’hui, l’école se nomme Collège - Lycée Professionnel - Lycée Agricole « Giel-Don Bosco »

    Autres informations : http://www.giel-don-bosco.org/

    GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite)

    LE HARAS DE L'ORNE
         Sur le territoire de la commune de Giel-Courteilles se trouve l’un des fleurons de l’élevage équin, le Haras de l’Orne, dont le propriétaire est M. Albert CAYRON. Il a remporté le Prix Cornulier, le championnat du Monde du trot monté avec son champion Joyau d’Amour. »
    http://cc-valdorne.fr//communes/giel.html

    GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite)

    A gauche photo : http://www.communes.com/basse-normandie/orne/giel-courteilles_61210/ ; à droite photo : http://www.office-tourisme-putanges.com/decouvrir/megalithes.html

    La Longue Roche à Giel-Courteilles
        
    « D781 (direction Ménil-Jean). Près du pont de la Villette s’élève le menhir (pierre dressée, du mot celte, pierre longue) de la Longue Roche : prendre le chemin à droite avant le pont (aire de pique-nique). Ce menhir est un bloc de granite quadrangulaire légèrement incliné au nord. Il est haut de 3 mètres pour une largeur de 1,80 mètre et une épaisseur de 1 mètre. Sa base est grossièrement orientée est-ouest. Le bloc est de provenance locale. » http://www.office-tourisme-putanges.com/decouvrir/megalithes.html

    Le chat du pont de la Villette :

          « Des cultivateurs se rendant le soir de Mesnil-Jean à Giel préten­daient avoir aperçu, sitôt passé le pont de la Villette, un chat qui semblait venir du bois de la Brousse. Il était tout blanc avec des pattes et des oreilles noires, sans qu'on puisse reconnaître dans ce chat aucun de ceux du voisinage. Si on l'approchait, il commençait sagement à s'asseoir sur son derrière. Mais soudain, d'un bond il échappait à celui qui voulait le saisir. Il se transformait en boule et roulait sur le chemin, ou il trottinait devant les gens pour réap­paraître soudain derrière eux en faisant des espiègleries. Pour beaucoup de gens d'autrefois, le chat n'était autre que Satan lui-même (L'on disait que certain os de la tête d'un chat noir rendait invisible). » Extrait de Légendes de Basse-Normandie, inventaire communal d’Édouard Colin ; éd. Charles Corlet 1992. 

    GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite)

         En 1929, l'affaire Marcel Grigy se déroule à Giel, jugée aux Assises de l'Orne le 5 août 1929. L'incendie provoqué par un jeune pensionnaire du pensionnat religieux agricole avait dévasté la quasi-totalité des bâtiments. (wikipédia)

    Personnalités liées à la commune :

          Michel Onfray (né en 1959), originaire d'Argentan, philosophe, a passé une partie de son enfance dans un pensionnat catholique à Giel. http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Onfray

          Jean-Paul Moncorgé-Gabin (né en 1981) a aussi passé une partie de son enfance dans ce même pensionnat. (Wikipédia) http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Moncorg%C3%A9-Gabin

         En aval de l'Orne, à la limite de la commune, vers Putanges-Pont-Ecrepin, se voit le moulin de Crèvecœur.

    GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite) GIEL-COURTEILLES (rive droite)

    Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" (1859) A. Canel relève, pages 213 puis 252, les sobriquets suivants concernant les habitants de Giel-Courteilles :

    A Courteilles : "LES CENDRILLONS DE COURTEILLE"

    A Giel : "LES COSAQUES DE GIEL." A Canel ajoute "Ce sobriquet ne peut dater que de notre siècle." A Canel, 1859.


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  • L'Orne qui poursuit ses sinuosités à travers le Massif Armoricain sert de limite communale entre la commune de Ménil-Jean et celle de Giel-Courteilles.

         MENIL-JEAN (rive gauche) MENIL-JEAN (rive gauche) est un petit village français, situé dans le département de l'Orne en région Normandie.
         La commune s'étend sur 7 km² et compte 131 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2005. Avec une densité de 18,6 habitants par km², Ménil-Jean a connu une nette hausse de 59,8% de sa population par rapport à 1999.
         Entourée par les communes de Lougé-sur-Maire, La Fresnaye-au-Sauvage, Giel-Courteilles, La Courbe et Batilly, Ménil-Jean est situé à 3 km à l'est de Putanges-Pont-Écrepin la plus grande ville des environs.
         Située à 200 mètres d'altitude, le fleuve l'Orne, le ruisseau du Gue Blandin sont les principaux cours d'eau qui traversent ou bordent la commune de Ménil-Jean. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-menil-jean.html

    Ménil-Jean  est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le 1er janvier 2016 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Putanges-le-Lac (Les communes de Chênedouit, La Forêt-Auvray, La Fresnaye-au-Sauvage, Ménil-Jean, Putanges-Pont-Écrepin, Rabodanges, Les Rotours, Saint-Aubert-sur-Orne et Sainte-Croix-sur-Orne deviennent des communes déléguées).

    MENIL-JEAN (rive gauche) MENIL-JEAN (rive gauche)

         « Les habitants de Ménil-Jean sont des Menil-Jeannais et des Menil-Jeannaises.

    PRÉSENTATION
         D'une superficie de 694 ha, le territoire de la commune s'étend sur la rive gauche de la rivière Orne, en aval d'Ecouché. Elle faisait d'ailleurs partie du canton d'Ecouché en 1790. Sur demande de la population en 1881, et contre l'avis du Conseil général et celui des autorités administratives et judiciaires, la commune a été rattachée au canton de Putanges par la loi du 22 décembre 1888.
    FÉODALITÉ
         D'après un registre du 15e siècle, il existait dans la paroisse deux fiefs distincts (tous deux dépendant de la baronnie de Lougé-sur-Maire) : le premier n'est pas désigné nommément, il s'agit du Ménil-Jean primitif ; le second, la Papionnière, le plus important s’étendait autour d’un logis seigneurial, sur l’emplacement du château actuel. Il dépendait successivement des familles de Méheudin, de la Villette, de Fontenai et de Beaumais. Il vint aux d’Harcourt au 16e siècle puis fut vendu à Guillaume le Chevalier, écuyer, dont l’arrière-petit-fils fut condamné à mort à la suite d’aventures criminelles (il réussit à s'enfuir). Le frère du condamné Claude le Chevalier posséda le Menil-Jean et y résida. Les propriétaires successifs furent de la Broise, d’Orglandes, de Champagne, de Rougé, de Luppé.
    Le château est une grande construction carrée à laquelle était accolée une jolie chapelle détruite depuis.

     MENIL-JEAN (rive gauche) MENIL-JEAN (rive gauche) MENIL-JEAN (rive gauche)

    LA CHAPELLE NOTRE-DAME DE PITIÉ

         En fait, cette chapelle est une partie de l'ancienne église de Ménil-Jean. L’église primitive construite au 12e siècle a été fort remaniée aux 15e et 16e siècles. Elle est située à 500 m au sud du Pont de la Villette, en suivant le chemin de terre qui remonte le cours de l’Orne, en rive gauche, un raidillon y grimpe à travers les arbres. Son site est magnifique, cerné de tous côtés par les bois et les eaux, dominant l’Orne, d’une dizaine de mètres. Cette situation était l’objet de lamentations unanimes : lieu incommode, inaccessible à cause des eaux, éloignement du village. En 1702, le transfert du Saint Sacrement dans une chapelle située près de l’église actuelle de Ménil-Jean, a été autorisé. L'église primitive avait une longueur de 23 mètres. Peu après 1851, elle a été amputée de sa partie occidentale, maintenant en herbe. La partie orientale, anciennement le chœur est devenu « la Chapelle Notre-Dame de Pitié », mesurant extérieurement 8 mètres de longueur sur 8,70 mètres de largeur. L'entrée se fait à la jonction de la nef et du chœur par une porte en plein cintre, surmontée d'une baie romane, le tout inscrit entre piliers romans à chapiteaux sommaires et un arc brisé les reliant. Chaque façade nord et sud est percée de deux fenêtres, l'une romane , l'autre trilobée ; la baie du chevet est à remplage flamboyant.

    MENIL-JEAN (rive gauche) MENIL-JEAN (rive gauche)
    La chapelle Notre-Dame de Pitié : http://www.cc-valdorne.fr/communes/mjean.html ; son calvaire à droite : http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=61270_2

         Des contreforts appuient les angles de la façade est, d'autres raidissent les murailles ouest, nord et sud. Sur la façade sud, on remarque une tête humaine coiffée d'une sorte de calotte (on disait qu'une perpendiculaire élevée de là, passait juste sur le trésor resté dans la forteresse féodale « le vieux château » de Ménil-Jean, détruit pendant la guerre de cent ans). On dit aussi que la cloche est du temps des Anglais. Le cimetière n'a gardé aucune tombe mais un vieil if (planté sans doute au moment de la construction de l'église) et une belle croix de granite chanfreinée, avec l'inscription « DAVID 1790 » L’unique autel fort simple, sans retable, s’ornent de trois statues : la Vierge à l’Enfant du 14e siècle, Saint Jean, Sainte Barbe sans sa tour, mais tenant un livre ouvert et la palme des martyrs. (Ces trois statues ont été volées en 1979). Seule la statue de la Vierge a été retrouvée cassée et a été restaurée. http://www.cc-valdorne.fr/communes/mjean.html

    LA LÉGENDE DU TRÉSOR DU VIEUX CHÂTEAU

          Nous n'avons aucun témoignage écrit relatif à l'existence de ce château, mais une légende de trésor resté dans la forteresse féodale, rapportée par Mme Duchemin-Lanos.
    « Un habitant de Batilly hanté par cette tradition de richesses enterrées là, résolut d'en avoir le coeur net. Parti au jour naissant, il avait traversé le bourg actuel de Ménil-Jean et pris le chemin de la Villette. Au virage, dès avant la descente, à mi-chemin entre le bourg et le pont, il s'était arrêté pour saluer civilement un homme qui besognait là et qui en causant lui avait désigné le réage des « Sièges » (lieu-dit recouvert de pierre de silex) comme difficile à labourer, à cause de l'abondance des boulets de pierre « tirés du temps des Anglais » et dont chacun s'attachait à le débarrasser. L'information s'accordait bien avec ce que l'on rapportait d'un château attaqué et détruit pendant la guerre de Cent Ans, puis de la nécessité pour le maître de s'enfuir précipitamment, abandonnant dans une cachette son or, qu'il ne pouvait emporter et qu'il n'était jamais venu reprendre. Notre chercheur de trésor, plein de confiance, poursuivit sa route, tourna à droite avant le pont, s'engagea dans le chemin de la rive gauche de l'Orne et parvint à la vieille église. Là il reconnut la tête humaine apposée sur la muraille du chœur et dont on disait qu'une perpendiculaire élevée de là sur la façade passait juste sur le trésor. Résolument, à partir de ce repère il rentra dans le bois. À chaque pas il se trouvait arrêté par les lianes enroulées d'un fût à l'autre et qu'il lui fallait rompre à la serpe pour se frayer un passage. Tout le jour, courageusement il lutta contre les obstacles, parfois grimpant sur un arbre pour rectifier sa direction, hélas vainement car le petit campanile échappait à sa vue, et alors au jugé, il reprenait sa marche épuisante. L'enthousiasme du matin se changeait en inquiétude, en effroi, en angoisse, en désespoir... Au matin du lendemain, les hameaux d'alentour furent alertés par une sonnerie de cloche en saccade. On courut à l'église et l'on vit un homme aux yeux hagards, accroché à la corde de la cloche qu'il tirait convulsivement. C'était l'infortuné chercheur, il était devenu fou. » Dans ce conte nous pouvons discerner l'existence d'un château oublié, perdu aujourd'hui dans le bois de la Brousse ou autrement nommé le bois de la Bruyère. Aucune muraille, aucune ruines n'ont été retrouvées, même pas des pierres éparses : ce château était certainement en bois. Une vue aérienne, prise par l'Institut national de géographie, d'une plateforme circulaire d'environ 40 mètres de diamètre entourée par deux fossés concentriques semble confirmer la véracité de l'existence d'une forteresse à proximité de la chapelle.
    http://www.cc-valdorne.fr/communes/mjean.html

    La légende du fantôme sans tête :

         « Dans le vaste herbage des grands champs que divise en deux parties un chemin creux, tantôt dans le chemin lui-même, tantôt encore dans le bois voisin, on voyait jadis, la nuit, une forme humaine en surplis et en étole. Il arrivait qu'elle fût accompagnée d'un enfant de chœur porteur de la lanterne traditionnelle. C'était un fantôme de prêtre. Gravement il cheminait ou plutôt il glissait. Il ne paraissait pas toucher le sol. Les gens s'enfuyaient de terreur. Cet ecclésiastique n'avait pas de tête. On disait que c'était un ancien chapelain du château, guillotiné pendant la Révolution. Il hantait les dépendances du domaine du Menil Jean. C'était pour solliciter des prières qui donneraient la paix à son âme. Enfin un châtelain fit célébrer des messes et le spectre ne troubla plus jamais la tranquillité du vallon. » Extrait de Légendes de Basse-Normandie, inventaire communal d’Édouard Colin ; éditions Charles Corlet 1992.

    Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" tome 2 (1859) A. Canel relève, page 51, le sobriquet suivant concernant les habitants du Mesnil-Jean :

    « AU MESNIL-JEAN, PLUS DE PAIN D'ORGE QUE DE FROMENT. C'est vraisemblablement la pauvreté de la commune qui a fait dire encore : LES SAUVAGES DU MESNIL-JEAN. » A. Canel, 1859.

    L'ÉGLISE
         Le bourg actuel portait le nom de « la Chapelle ». il le devait à une chapelle signalée en 1687 par l'archidiacre. En 1693, le curé la décrit comme « située dans l'enclos du presbytère et presque aussi ancienne que l'église près de l'Orne ». Ce prêtre, François Marquet l'avait rebâtie pour y transférer le Saint-Sacrement et y célébrer messes et vêpres à partir de 1702. Elle est dédiée à Saint-Eutrope. Il n'existe aucune trace de cette chapelle. L'église nouvelle fut construite en 1856 et dédiée à Saint Jean-Baptiste d'après le chanoine Rombaud. Mais le dernier Ordo (calendrier liturgique) la place plus justement sous le vocable de la Vierge (Nativité ou Angevine). Elle est construite en granit. Une grande statue de Saint-Eutrope (premier évêque de Saintes, martyr au 3e siècle, honoré le 30 avril) mérite une mention. Il est prié pour la guérison de l'asthme et du « carreau d'eau ». Jusqu'en 1939, Saint-Eutrope patronnait la fête communale (boutiques foraines et jeux divers) le premier dimanche de mai.

    MENIL-JEAN (rive gauche) MENIL-JEAN (rive gauche)

    Photo à droite extraite de : http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/photos_61339_Putanges-Pont-Ecrepin.html

    LA GUERRE DE 1939-1945
         Ménil-Jean a beaucoup souffert en 1944. Dès le débarquement et durant deux mois, près du château, un abattoir fut installé, destiné à ravitailler les troupes allemandes combattant au front. Enrôlés d’office des hommes durent abattre jusqu’à 200 bêtes par jour. Deux civils sont tués près d’un char allemand stationnant au lieu dit Cotrel : un habitant de Ménil-Jean et un réfugié. Lors de la nuit du 18 Août où le pont de la Villette sauta (miné par l'ennemi), plusieurs habitations furent détruites par une pluie de bombes incendiaires. Un pont Bailey, provisoire fut construit. » http://www.cc-valdorne.fr/communes/mjean.html

    La légende du chien fantôme :

         Un soir, une femme affairée dans sa cuisine vit, en se retournant, un chien assis paisiblement sur la pierre du foyer. Comme elle ne le connaissait pas, elle prit une branche de fagot pour le chasser, mais l'animal s'avança vers elle crocs dehors, yeux mauvais. Elle eut si grande peur qu'elle n'insista pas. Le maître à son arrivée fut mis au courant du fait. Fort irrité il se saisit d'une trique, la leva sur la bête qui répondit par des aboiements furieux. Notre homme décrocha son fusil, visa et fit feu. Le chien ne fut pas atteint et disparut. Toute la nuit il hurla à la mort autour de la ferme. Le lendemain au soir il avait repris sa place dans l'âtre. Cette fois nos gens feignirent de n'avoir rien vu et se couchèrent laissant la porte ouverte. A l'aube le chien n'était plus là. Le troisième jour le chien était de retour à nouveau installé dans la cheminée, parfaitement confiant. Le paysan prit son fusil qu'il avait chargé cette fois d'une balle bénite (*). Le coup de feu ne laissa pas de cadavre sur le pavé, seulement une petite touffe de poil jaune. »

     (*) Avec la complicité du custaud l'homme avait caché avant la messe le projectile sous la nappe d'autel et l'avait repris la messe dite.  Extrait de Légendes de Basse-Normandie, inventaire communal d’Édouard Colin ; éditions Charles Corlet 1992.


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  • L'Orne sépare la commune de La Fresnaye-au-Sauvage, rive gauche, de celle de Giel-Courteilles, rive droite.

      LA FRESNAYE-AU-SAUVAGE (rive gauche) LA FRESNAYE-AU-SAUVAGE (rive gauche) est un petit village français, situé dans le département de l'Orne en région Normandie.

         En 1821, La Fresnaye-au-Sauvage (558 habitants) absorbe la commune de Saint-Malo (162 habitants) à l'est de son territoire. La Fresnaye-au-Sauvage a compté jusqu'à 722 habitants en 1836, mais les deux communes de La Fresnaye-au-sauvage et Saint-Malo, totalisaient 752 habitants en 1793, lors du premier recensement républicain.

    La Fresnaye-au-Sauvage est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le 1er janvier 2016 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Putanges-le-Lac (Les communes de Chênedouit, La Forêt-Auvray, La Fresnaye-au-Sauvage, Ménil-Jean, Putanges-Pont-Écrepin, Rabodanges, Les Rotours, Saint-Aubert-sur-Orne et Sainte-Croix-sur-Orne deviennent des communes déléguées).

         La commune s'étend sur 12 km² et compte 228 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2006. Avec une densité de 19 habitants par km², La Fresnaye-au-Sauvage a connu une nette hausse de 20,6% de sa population par rapport à 1999.
          Entourée par les communes de Giel-Courteilles, Ménil-Jean, Putanges-Pont-Ecrepin, Saint-André-de-Briouze, Saint-Hilaire de Briouze, Ménil-Gondouin, Les Yveteaux, Lougé sur-Maire et La Lande-de-Lougé, La Fresnaye-au-Sauvage est situé à 3 km au sud-ouest de Putanges-Pont-Écrepin la plus grande ville aux alentours.
          Située à 212 mètres d'altitude, le fleuve l'Orne, le ruisseau du Gué Blandin, le ruisseau du Pont-Ogé, le ruisseau de Vienne sont les principaux cours d'eau qui traversent ou bordent la commune de la Fresnaye-au-Sauvage. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-la-fresnaye-au-sauvage.html + Wikipédia

         L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte est dédiée à saint Cyr et à sa mère sainte Julitte, deux martyrs chrétiens du 4e siècle.

    LA FRESNAYE-AU-SAUVAGE (rive gauche)Photo de Claude Poulain extraite de http://clochers.org/Fichiers_HTML/Photos_clochers/61/c61179_02.htm

         On trouve aussi sur le territoire de la commune l'ancienne église de Saint-Malo, ancienne paroisse absorbée par La Fresnaye-au-Sauvage.

    LA FRESNAYE-AU-SAUVAGE (rive gauche) LA FRESNAYE-AU-SAUVAGE (rive gauche) LA FRESNAYE-AU-SAUVAGE (rive gauche)

    La chapelle Saint-Malô ; photos http://www.cc-valdorne.fr/communes/fresnaye.html / http://www.france-voyage.com/villes-villages/photos-la-fresnaye-au-sauvage-23383.php / http://www.fondation-patrimoine.org/fr/basse-normandie-4/tous-les-projets-242/detail-eglise-de-saint-malo-la-fresnaye-au-sauvage-2531

    Personnalités liées à la commune :

    - Jean Vauquelin de la Fresnaye (1536-1606), poète. Voir ci-après.

    - Jean-Baptiste Anguey, soldat de Napoléon Ier et prêtre. Voir ci-après.

    - Victor Delorme, célèbre assassin du "sorcier" Léon Bunout le 16 novembre 1948, une des dernières affaires de sorcellerie du département de l'Orne, résidait au hameau Haut-Bois.

     

    « PRÉSENTATION
         L’origine du nom de La Fresnaye au Sauvage semble venir de frênaie, lieu planté de frênes. "Sauvage" serait le nom d’un ancien seigneur.
    HISTORIQUE
         Suite à un décret royal en date du 3 octobre 1821, la commune de Saint-Malô est rattachée à sa voisine : La Fresnaye-au-Sauvage. La paroisse de Saint-Malô comptait au recensement de 1810, 151 habitants, dont un curé, tout un personnel domestique, un chapelain instituteur et même un médecin.
    La dynastie des Vauquelin
         Au cours du 14eme siècle, la famille des Vauquelin apparaît dans le village et ne tarde pas à occuper un rang distingué dans la noblesse. Fralin de Vauquelin (fils de Guy de Vauquelin et d’une demoiselle Affour) servit sous Charles VII. Il fut lieutenant du prince Byzantin, Paléologue de Bissipat qui avait été nommé par Louis VI au Gouvernement de Falaise. Fralin de Vauquelin acheta en 1475 la seigneurie des Yvetaux. Il épousa « noble dame de Thibout » qui était la fille du seigneur de Saint-Malô. Il mourut en 1477. C’est avec son fils Jean que commença la dynastie Vauquelin de la Fresnaye. Il fut anobli en 1472 et mourut en 1499. Son fils, Nicolas, lui succéda comme lieutenant de Falaise. Le petit-fils de Nicolas de Vauquelin, Jean, sera le célèbre poète de La Fresnaye.

    LA FRESNAYE-AU-SAUVAGE (rive gauche)

    Jean Vauquelin de la Fresnaye (photo wikipédia ci-dessus)
         Né en 1536 au Château de la Fresnaye au Sauvage. Il fût avocat du Roi, puis Lieutenant Général, il fut enfin nommé Président du Bailliage de Caen. Appelé par le maréchal de Matignon, il prit part à la guerre contre les protestants et, après le siège de Domfront fut blessé à Saint-Lô en 1574. Le 13 septembre 1599, il prononce un discours à l’occasion de l’entrée du roi Henri IV à Caen. Le jour suivant le roi se rendit aux Yvetaux. Puis Jean Vauquelin consacra les dernières années de sa vie à préparer une édition de ses œuvres. Il fut poète, il a laissé cinq livres de satires, dont s’est inspiré Boileau mais aussi des fables, des contes et des épigrammes. Personne ne saurait dire si l’influence de Louise Labé ne saurait être avérée. Toutefois, La Belle Cordière le conforta sans doute dans l’Art des Vers. Il meurt en 1606. La ville de Caen fit apposer les armoiries du poète (croix d’argent et croissants d’or) sur l’Eglise St-Pierre.

     "Au Pays Natal"

    Ici seul, je me plains, O Fresnaye au Sauvage,
    A toi, de mes ennuis, et ce bois m’est témoin,
    C’est champs et ces beaux prés, du lamentable soin
    Qui, souvent m’accompagne, au bord de ce rivage ;
    Quand je me vois, Fresnaye, en ton bois, en l’ombrage,
    Racontant ma tristesse en quelque sombre coin,
    Je sui comme un rocher, hors du péril, au loin
    Qui bien aise, raconte un évité naufrage.
    Je t’ai de mes aïeux : tandis que je serai,
    Comme en lieu que plus j’aime, en toi je me plairai,
    Si contraire ne m’est de Dieu la destinée.
    Ulysse voyageant de même en divers lieux,
    De Circe et Calyspo, refusa l’heur des dieux
    Pour revoir, de plus près, fumer sa cheminée.

    Jean Vauquelin de la Fresnaye

     

    Jean–Baptiste ANGUEY (1786 - 1876)
         Grognard de la Grande Armée, curé de La Fresnaye au Sauvage. Il est né au Ménil-Ciboult en 1786. « Conscrit de 1806, écrit l’Almanach de l’Orne de 1860, il dut quitter le séminaire et fut dirigé sur la Prusse où nos armées venaient de remporter la victoire d’Iéna ; il fit successivement campagne en Prusse, en Pologne, en Autriche et en Espagne. Il tomba aux mains de l’ennemi et après deux ans passés sur les pontons à Cadix et en Angleterre, il fut libéré, rentra au séminaire et bientôt fut ordonné prêtre. En 1859, il reçoit la croix de la Légion d’Honneur à La Fresnaye au Sauvage où il reste jusqu ‘en 1872. Ses cendres reposent au cimetière de La Fresnaye. » http://www.cc-valdorne.fr/communes/fresnaye.html

    LA FRESNAYE-AU-SAUVAGE (rive gauche)LA FRESNAYE-AU-SAUVAGE (rive gauche) LA FRESNAYE-AU-SAUVAGE (rive gauche)LA FRESNAYE-AU-SAUVAGE (rive gauche)

           Dans le cimetière communal, on trouve une stèle, ci-dessus à droite : « A la mémoire de deux pilotes USAAF de P47 D du 365 FG, 388 FS, dont le N°42-26124, abattus ici en combat aérien le 18 juillet 1944. 2nd Lt. James L. Dyar, tué. Captain Norman V. Beaman, évadé. » http://www.aerosteles.net/fiche.php?code=lafresnaye-thunderbolt

    La légende du mouton diabolique :

         "Un soir, de retour de son travail, un paysan vit un mouton attaché à un buisson, « cet animal isolé dans la campagne sans maître, est bon à prendre », se dit l'homme. Il le chargea sur ses épaules. Mais à mesure qu'il avançait la bête pesait de plus en plus lourd, au point que bientôt le paysan dut s'arrêter... A ce moment, le mouton qui n'était autre que le diable en personne, lui dit : Maintenant reporte moi où tu m'as pris. L'homme s'exécuta mais au prix d'une fatigue extrême." Extrait de Légendes de Basse-Normandie, inventaire communal d’Édouard Colin ; éditions Charles Corlet 1992.

    Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" (1859) A. Canel relève, page 248, les sobriquets suivants concernant les habitants de La Fresnaye-au-Sauvage :

    "LES RAIDES DE LA FRESNAYE.

    AVISÉ COMME LES SAUVAGES DE LA FRESNAYE.

    FAIRE LA CHAÎNE POUR TIRER UN SEAU DU PUITS, COMME LES FOUS DE LA FRESNAYE QUI VOULAIENT CHANGER LEUR ÉGLISE DE PLACE AVEC UNE CORDE DE LAINE. » A. Canel, 1859. 


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  • DE PUTANGES-PONT-ECREPIN A PONT-D'OUILLY

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  • L'Orne traverse la commune de Putanges-Pont-Ecrepin avant d'aboutir au lac artificiel formé par le barrage de Rabodanges.

    PUTANGES-PONT-ECREPIN PUTANGES-PONT-ECREPIN PUTANGES-PONT-ECREPIN

    PUTANGES-PONT-ECREPINPUTANGES-PONT-ECREPIN est un village français, situé dans le département de l'Orne en région Normandie. Ses habitants sont appelés les Putangeois et les Putangeoises. Putanges se situe au nord du département de l'Orne et vers le centre-sud de la région Basse-Normandie. Arrosée par l'OrnePutanges marque la transition entre le Bocage normand verdoyant (pays d'Houlme) et la Suisse normande très touristique que l'Orne parcourt. À quelques kilomètres au nord de Putanges, on peut découvrir également la plaine céréalière de la campagne de Falaise.
          La commune s'étend sur 10,1 km² et compte 1 045 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2005. Avec une densité de 103,3 habitants par km²,
    Putanges-Pont-Écrepin a connu une hausse de 3,2% de sa population par rapport à 1999.

    Putanges-Pont-Ecrepin  est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le 1er janvier 2016 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Putanges-le-Lac (Les communes de Chênedouit, La Forêt-Auvray, La Fresnaye-au-Sauvage, Ménil-Jean, Putanges-Pont-Écrepin, Rabodanges, Les Rotours, Saint-Aubert-sur-Orne et Sainte-Croix-sur-Orne deviennent des communes déléguées).

     

          Entourée par les communes de Ménil-Gondouin, Ménil-Jean, Les Rotours, Champcerie, Giel-Courteilles, La Fresnaye-au-Sauvage et Sainte-Croix-sur-Orne, Putanges-Pont-Écrepin est situé à 10 km au nord-ouest d'Écouché la plus grande ville des environs, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Caen, à 20 km à l'ouest d'Argentan, à 16 km au sud de Falaise.
          Située à 134 mètres d'altitude, le fleuve l'
    Orne, le ruisseau du Gué Blandin, le ruisseau de Vienne sont les principaux cours d'eau qui traversent ou bordent la commune de Putanges-Pont-Écrepin.

          La commune de Putanges-Pont-Ecrépin, très pittoresque et bien fleurie en été, se situe de part et d'autre de l'Orne. Son pont ajouré, et maintenant son ensemble de trois places reliées entre elles, par une passerelle séduisent et permettent de stationner avec une grande facilité. Centre commercial, artisanal et industriel, chef-lieu de canton avec un peu plus de 1 000 habitants se tourne depuis 1936 vers le tourisme.
          Ses paysages variés et inattendus dans une lumière tout à fait particulière en font un site de qualité reconnue, fréquenté par les peintres et les artistes.
         Putanges-Pont-Ecrépin
    est sur les chemins de Compostelle et du Mont-Saint-Michel. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-putanges-pont-ecrepin.html + http://www.cc-valdorne.fr/communes/putanges.html + Wikipédia

     PUTANGES-PONT-ECREPIN PUTANGES-PONT-ECREPIN PUTANGES-PONT-ECREPIN

          Putanges est attestée sous la forme Put Angle en 1051-1066, puis Puto Angulo en 1200, ensuite Pute Angle de 1335 et en 1373. Certains toponymistes ont vu dans Putanges un possible toponyme germanique en -ingen, suffixe de parenté et de propriété fréquemment attesté dans la toponymie française, généralement romanisé en -ingos > -ans, -ens ou en -ingas > -ange(s). Cependant, ce suffixe est rare à l'ouest. En outre, les formes anciennes indiquent clairement un élément Angle, autrement latinisé en Angulo. Il s'agit vraisemblablement du français angle, dont angulo représente l'étymon gallo-roman Angulu. Le premier élément Put est peut-être l'adjectif roman put « sale ». On peut cependant s'interroger sur la signification d'« angle sale ». En fin de compte, l'origine du nom Putanges reste obscure.

          Pont-Écrepin est attesté sous la forme Ponte Escrepin en 1219. En français, Crépins se réfère aux outils et fournitures (à l'exception du cuir) du cordonnier et par extension au cordonnier lui-même, d'après le saint patron éponyme. Cependant, l'étymologie Pont-es-crépins « pont des crépins » est forgée sur le mode populaire, puisque le substantif crespin au sens actuel n'est pas attesté avant le 17e siècle. La forme de 1219, bien antérieure, et de type Escrepin qui explique régulièrement la forme moderne Écrepin, infirme cette théorie. Il peut s'agir d'un anthroponyme, les noms de lieux en Pont- étant dans la toponymie française souvent associés aux noms de ceux qui les ont faits construire ou aux noms de ceux qui prélevaient les taxes. Le nom de personne roman non attesté Scripinus, métathèse de Crispinus, a été proposé, ou encore Skerping, nom de personne scandinave, non attesté. L'un ou l'autre se retrouveraient dans Écrepintot à Saint-Jouin-Bruneval (Seine-Maritime, Scripintot au 12e siècle), associés à l'appellatif d'origine norroise -tot « propriété, site d'une maison » (du vieux norrois topt). Il est possible d'y voir aussi un appellatif. En effet, il peut s'agir du nom populaire du scirpe aigu ou jonc des chaisiers commun, attesté précisément sous la forme scripinus. (Wikipédia)

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    Histoire

         Putanges est fondé au 13e siècle, sur un site surplombant l'Orne, appelé « Le Vieux-Putanges ». Il ne reste de cette époque médiévale que le manoir seigneurial (aujourd'hui habité), la chapelle et son cimetière. Un pouillé du diocèse de Séez, datant du 14e siècle, cite la paroisse de Putangle. La commune vivait alors du minerai de fer, comme témoigne la Maison du Maitre de Forge située au bord du lac de Rabodanges.

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    La chapelle du Vieux-Putanges : photos extraites de http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/photos_61339_Putanges-Pont-Ecrepin.html

         Pont-Écrepin se développe sur la rive droite de l'Orne, la cité devient un centre commercial actif, notamment grâce à l'industrie du cuir et du tissage (chapelleries, draperies, tannerie, etc...).

         En 1623, Guillaume du Morel est « sieur de Putanges », et en 1624, M. Olivier Dudouit, sieur de la Pointe, est « Maître des grosses forges de Putanges ». En 1756 une manufacture d'artillerie s'établit à Putanges. Cette manufacture fondait des canons pour le ministère de la marine. Elle fabriquait aussi des plaques de cheminées aux armes de Putanges. La création de l'écluse de la Forge a permis de construire le premier pont en pierre sur l'Orne, de conserver le bief du site de Pont-Ecrépin et d'assurer le développement de la commune de Pont-Ecrépin. En 1786 la Forge est transformée en moulin.

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         À la Révolution française, Putanges devient chef-lieu de canton d'une vingtaine de communes voisines . En 1812, les deux communes de Putanges et de Pont-Écrepin entament des procédures afin de se regrouper.

         L'église Saint-Pierre de Putanges est construite en 1822, l'église Saint-Ouen de Pont-Écrepin en 1824. C'est la lutte pour l'attribution du doyenné qui a favorisé la construction de ces deux églises. L'église Saint-Ouen se distingue par un clocher en forme d'éteignoir qui a été conçu par le curé de l'époque, originaire d'Alsace. Ce type de clocher est notamment présent dans la vallée du Danube. Les grands parents de Sainte-Thérèse-de-l'Enfant Jésus habitaient Pont-Ecrépin. L'église renferme des reliques de sainte Thérèse, un tableau de sainte Geneviève restauré en 1995, une plaque commémorant le martyr de l'abbé Guillaume de Saint-Martin, guillotiné pendant la Révolution.

         En 1900, le moulin de la Forge devient une usine génératrice d'électricité. Les communes de Putanges et Pont-Écrépin sont alors les premières de l'Orne à s'éclairer à l'énergie électrique. L'Hôtel de ville est construit de 1902 à 1904.

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         Putanges et Pont-Écrepin n'ont pas été épargnées de la Seconde Guerre mondiale : le site est bombardé, les Allemands dynamitent le pont enjambant l'Orne le 18 août 1944. Les communes sont tout de même libérées le 18 août 1944. La libération survient tardivement pour des communes normandes (quelques jours seulement avant celle de Paris), notamment à cause de la bataille de la poche de Falaise.

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         En 1951, la reconstruction de la bourgade est achevée. En 1965, la commune de Putanges fusionne avec celle de Pont-Écrepin, la nouvelle commune ainsi formée prend le nom de Putanges-Pont-Écrepin.

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          La beauté captivante des paysages n'a pas seulement tenté la plume des écrivains et la lyre des poètes, la subtilité de leur lumière a encore séduit les peintres qui sont venus nombreux planter leur chevalet devant les horizons changeants où se retrouvent tour à tour, la simple rusticité des "Ruydeal" et la douceur des "Corot". Sous l'atmosphère tourmentée et la grisaille des ciels d'hiver, près des ruines du Moulin de la "Rotoure", l'un d'eux, le célèbre artiste américain, Aston Knight a puisé l'inspiration de ses meilleurs toiles, et son chef d’œuvre : "The Torrent", acquis par le gouvernement des États-Unis, évoque par-delà les mers, au musée de Tolédo U.S.A le décor grandiose et sauvage du chaos des Gorges de Saint-Aubert. Aujourd'hui, il semble que ce tableau soit égaré. Par contre des toiles de Aston Knight sont très recherchées. Il ne faut pas oublier Gaston Lefavrais qui nous a laissé une œuvre tout à fait remarquable. http://www.cc-valdorne.fr/communes/putanges.html + Wikipédia

     

     PUTANGES-PONT-ECREPIN

    Les armes de la commune de Putanges-Pont-Écrepin se blasonnent ainsi :
    D'or au lion de sinople, armé, lampassé et couronné d'argent, soutenu d'un pont à trois arches de sable, maçonné d'argent, sur une rivière d'azur.

     

     

    Lieux et monuments

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          Église Saint-Ouen de Pont-Écrepin, 19e, en grès, croix de l'ancien cimetière. Elle renferme des reliques de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

    PUTANGES-PONT-ECREPIN  PUTANGES-PONT-ECREPIN

    Photos de l'église Saint-Ouen de Pont-Ecrepin à gauche et de l'église Saint-Pierre de Putanges à droite extraites de http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/photos_61339_Putanges-Pont-Ecrepin.html

          Église Saint-Pierre de Putanges, style roman, 19e, en grès, et aussi croix de l'ancien cimetière.

          Plusieurs lavoirs.

          Au Vieux-Putanges : manoir seigneurial, église avec voûte lambrissée, un if et le cimetière avec des tombes de soldats du 23e RTA morts en 1940.

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    Personnalités liées à la commune :

          Gaston Lefavrais (né à Putanges en 1913-1983), peintre, sociétaire des artistes français. Il réalise la majeure partie de son œuvre dans les environs de Ménil-Gondouin où il vivra jusqu'à sa mort. Le collège de Putanges porte son nom.

          Roger Lequet, gangster de la célèbre « bande à Moizot », condamné à la peine capitale en 1947 aux assises d'Alençon, puis commuée en détention à perpétuité par le président de la République. À la suite d'une attaque de ferme à Putanges en mai 1945, le gang sera démantelé, puis incarcéré. (Wikipédia)

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    Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" tome 2 (1859) A. Canel relève, page 88, le dicton suivant concernant Putanges : « COMME LES GOUAILLEURS DE PUTANGES, ILS S'ATTAQUENT DE FRONT. » A. Canel, 1859.

    Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" tome 2 (1859) A. Canel relève, pages 86-87, ces dictons concernant Pont-ECREPIN : « COMME CEUX DE PONT-ÉCRÉPIN, AIMER LES POULES, LA GALETTE, L'EAU-DE-VIE ET LE VIN.COMME LA BONNE-VIERGE DE PONT-ÉCRÉPIN, FAIRE ALLER OU VENIR. Le second proverbe réclame seul un mot d'éclaircissement. On sait qu'en Normandie les croyants regardent les saints à peu près comme les agents généraux de l'humanité. Il n'y a pas de service qu'on ne réclame d'eux, pas de maladie pour laquelle on ne les invoque. Mais les saints ne peuvent pas toujours faire ce qu'on leur demande, ils ne peuvent pas surtout prolonger indéfiniment la vie de l'homme. Aussi, quand la maladie est grave, quand elle est de longue durée, il est rare qu'il ne vienne pas la pensée de s'adresser à eux pour que la situation change d'une manière ou d'une autre, pour que le malade attele ou détele, comme on dit quelquefois. Plusieurs saints sont réputés pour cette dernière spécialité. Je citerai, entre autres, pour la Haute-Normandie, le bon saint Maur, qui en est vraisemblablement redevable à son nom, et pour la Basse-Normandie Saint-Va-t-et-Saint-Vient, créé et mis au ciel par la foi populaire tout exprès pour une pareille mission. « On fait dire une messe à Saint-Va-et-Saint-Vient, dit L. du Bois ; on fait une neuvaine à Saint-Va-et-Saint-Vient quand on veut amener à solution quelconque une maladie stationnaire.... Dans le même cas on fait dire une messe du Saint-Esprit, qui, pour être vraiment bonne, doit toujours être payée avec de l'argent provenant seulement d'aumônes demandées et reçues par le postulant, quelque riche qu'il soit. » (Recherches sur la Normandie, p. 328).

    Comme on le voit par le proverbe ci-dessus, la bonne Vierge de Pont-Ecrépin est renommée pour la même spécialité, de même qu'il y a maints guérisseurs, libres ou patentés, qui, comme elle, mais grâce à la brutale énergie de leurs remèdes, savent faire aller et venir promptement leurs malades. » A. Canel, 1859.


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