• L'Orne sert de limite communale entre Sarceaux, rive gauche, et Moulins-sur-Orne, rive droite. L'Houay qui traverse cette commune rejoint l'Orne, rive droite, après avoir servi de limite entre Moulins-sur-Orne et Goulet.

    MOULINS SUR ORNE (rive droite) MOULINS SUR ORNE est un petit village français, situé dans le département de l'Orne en région Normandie.
    La commune s'étend sur 9,1 km² et compte 327 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2005. Avec une densité de 35,8 habitants par km²,
    Moulins-sur-Orne a subi une baisse de 4,6% de sa population par rapport à 1999.
    Entouré par les communes de Goulet, Sentilly et Montgaroult, Moulins-sur-Orne est situé à 2 km au Sud-Ouest d'Occagnes, à 5 km à l'ouest d'Argentan, à 8 km au nord-est d'Écouché, à 15 km à l'est de Putanges-Pont-Écrepin et à 19 km au sud de Falaise .
    Situé à 160 mètres d'altitude, Le fleuve l'Orne, la rivière l'Houay, le ruisseau des Fontaines Thiot sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de
    Moulins-sur-Orne.

    Le point culminant (191 m) se situe en limite ouest. Le point le plus bas (150 m) correspond à la sortie de l'Orne du territoire, au sud.

    Le toponyme est attesté sous la forme Molendina vers 1335. Il est lié, comme tous les toponymes Moulins, à une activité de meunerie, issu du latin molinum, « moulin ».

    En 1821, Moulins-sur-Orne (369 habitants) absorbe Cuigny (88 habitants) au sud du territoire. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-moulins-sur-orne.html + Wikipédia

         L'église Saint-Martin (16e siècle) abrite un tabernacle du 18e siècle classé à titre d'objet aux Monuments historiques.

     MOULINS SUR ORNEMOULINS SUR ORNE

    Photos : http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/61298_Moulins-sur-Orne.html

         On trouve sur la commune le manoir de Bel-Œuvre et un pigeonnier à Marigny.

         Le tumulus des Hogues existait autrefois sur la commune :

         « Moulins-sur-Orne. — Près du hameau de Cuigny, au bord de l'Orne, en ouvrant un tumulus formé de moellons, nommé les Hogues, on a trouvé un marteau-hache de 0 m 05 de longueur, des pointes de flèches en silex, avec des ossements et des charbons ; on y découvrit aussi des haches à douille en bronze. » Bulletin de la société préhistorique française - année 1908 – volume 5 – n°5 p.231 - article par L. Coutil http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1908_num_5_5_11625#

      Légendes de Moulins-sur-Orne :

    Le tumulus des Hogues :

         « Le tumulus des Hogues, dans lequel on a retrouvé des armes et de nombreux objets de l'âge de la pierre polie, serait d'après la tradition populaire l'oeuvre des géants. »

    Extrait de Légendes de Basse-Normandie, inventaire communal d’Édouard Colin ; éditions Charles Corlet 1992.

    Le mouton « enroncé » :

         A Moulins-sur-Orne, nous rencontrons une version de cette légende très répandue du « mouton enroncé ». Certain soir, un boucher rencontre sur son chemin un mouton égaré, attaché à un roncier. « Belle aubaine, dit-il. » Il le prend et le met sur son cheval. L'animal se montre docile. Arrivé à son domicile le boucher affûte ses couteaux. C'est alors que la femme demanda : « Combien l'as-tu payé ? »

    C'est le mouton qui répondit : « Il m'a volé » et qui sautant prestement sur les épaules du boucher lui demanda d'un air menaçant : « Reporte moi où tu m'as pris. »

    L'homme obéit. Il ne marcha qu'avec peine car le poids de l'animal infernal augmentait à chaque pas et, de plus, l'homme recevait dans le dos des coups répétés que lui infligeait le mouton. »

    Extrait de Légendes de Basse-Normandie, inventaire communal d’Édouard Colin ; éditions Charles Corlet 1992.

    Le pré au fantôme :

         « Trois soldats d'Argentan arrêtés dans une auberge s'y abreuvaient copieusement quand ils apprirent, de la bouche du tavernier que près du cimetière, chaque nuit, à minuit, apparaissait un revenant. L'esprit exalté par la boisson ils décidèrent de se rendre au cimetière. A minuit, en effet, ils aperçurent, venant vers eux, un fantôme qui les pria de le suivre pour se rendre à l'église soudain illuminée. Ils arrivèrent dans le choeur au bord d'une sépulture, dont la dalle était soulevée.

    « Voici mon tombeau, dit le revenant, je suis le seigneur de Moulins. J'avais fait don à l'église de ma commune du pré sur lequel vous m'avez rencontré. Mais tué au service du Roi je n'ai pu faire notifier officiellement ce don. Alors, chaque nuit, je sors de mon tombeau dans l'espoir de rencontrer quelque chrétien qui puisse réparer mon oubli. Hélas tous les hommes me fuient. »

    Les trois soldats promirent de remettre à l'officier de justice le document de donation. Le fantôme les remercia et rentra dans son tombeau. L'église devint propriétaire de ce pré appelé depuis « le pré au fantôme ».

    Extrait de Légendes de Basse-Normandie, inventaire communal d’Édouard Colin ; éditions Charles Corlet 1992. 

    Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" tome 2 (1859) A. Canel relève, page 68, les sobriquets suivants concernant les habitants de Moulins-sur-Orne :

    « LIGUE DE MOULINS. ILS SONT COMME CEUX DE MOULINS ,
    ILS SE TIENNENT PAR LES MAINS. La signification du premier proverbe est suffisamment indiquée par le second. » A. Canel, 1859.


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  • La rivière l'Houay sert de limite communale entre Moulins-sur-Orne et Goulet et conflue avec l'Orne.

    L'Orne sert, à son tour en partie, de limite communale entre Goulet, rive droite, et Fontenai-sur-Orne, rive gauche, puis avec Ecouché. La Canche, affluent rive gauche de l'Orne, borde un instant la commune de Goulet.

    GOULET (rive droite)
    GOULET (rive droite)

     GOULET (rive droite) est un petit village français, situé dans le département de l'Orne en région Normandie. Ses habitants sont appelés les Gouletais et les Gouletaises.
          La commune s'étend sur 9,3 km2 et compte 379 habitants depuis le dernier recensement de la population. Avec une densité de 40,8 habitants par km2,
    Goulet a connu une nette hausse de 24,7% de sa population par rapport à 1999.
          Entourée par les communes de
    Sarceaux, Argentan et Fontenai-sur-Orne, Montgaroult et Moulins-sur-Orne, son bourg est à 3,5 km au nord-est d'Écouché et à 6,5 km à l'ouest d'Argentan.
         Situé à 171 mètres d'altitude, le fleuve l'
    Orne, la rivière la Cance, la rivière l'Houay sont les principaux cours d'eau qui traversent ou limitent la commune de Goulet. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-goulet.html

    "Le toponyme est issu du latin gula, « gorge », « passage étroit ». L'ablatif Guleto désigne l'endroit en 1059. L'étymologie est la même que les noms communs français goulet et goulot." (wikipédia)

         « Sa taille modeste ne l’empêche pas d’avoir malgré tout une histoire grâce à ses différents domaines, tels que le prieuré, le château ou son église.
         Le prieuré ou prieuré de Ste Marthe est situé au Nord-Ouest de la commune. Fondé en 11e siècle, il était le logis des moines envoyés par l’abbaye de Troarn pour exploiter ses terres et autres biens ainsi qu’assurer le service religieux. En effet, la commune de Troarn, dans le Calvados, possédait le prieuré depuis le 11e siècle, depuis que Roger II de Montgommery, propriétaire de Goulet, l’avait donné à l’Abbaye. Le prieuré fut la demeure des moines jusqu’au 18e siècle, précisément jusqu’à la Révolution en 1791 où il devînt la possession de Charles-François Bouvier–Lancisière sur jugement du Directoire du district d’Argentan. Un lieu-dit vers le prieuré porte d’ailleurs le nom de Lancisière, hommage sans doute au personnage qu’il fût pendant la Révolution. A présent, le prieuré est devenu un Haras depuis plusieurs décennies.
         L’autre site historique de Goulet est le château. Situé au sud-est, le premier château fut bâti au 15e siècle par Pierre II d’Alençon. Puis en 1660, Hiesrome Lécuyer, gentilhomme picard et propriétaire de Goulet depuis 1639, bâtit son nouveau château sur le même emplacement. Élevé sur une éminence, le flanc de la colline vers la rivière Orne fut aménagé (en grande dépense) en 3 longues terrasses superposées, soutenues de maçonnerie, qui furent alors tracées en jardins, parterres et bosquets.
    Il fut la propriété de la famille Des Brosses de Goulet, de 1661 à 1815 environ. En 1818, la demeure fut en partie abattue. Elle a été transformée pour en faire une maison de maîtres à usage agricole.
         Quant à l’église, elle est entourée du cimetière, où l’on voit une belle croix de pierre blanche, haute de 5 m 65, dont le chapiteau est orné de 4 anges avec des ailes déployées qui forment un entablement carré qui supporte la croix, croix avec un petit Christ. On peut lire sur le socle « 1720 Juliani Lefebvre Pastoris », du nom de son curé Julien Lefebvre, fondateur de la Providence.
    L’édifice est pauvre de décoration extérieure. La porte d’entrée est romane (du 18e siècle). Les fenêtres de la nef et du chœur sont à arc rond du 16e ou 17e siècle.
    La voûte quant à elle est gothique, à lambris de bois décorés de peintures. Elle a été en partie restaurée en 1995 dont un vitrail, représentant la Vierge à l’Enfant de Le Dien.
    Le vaste retable, classé monument historique, date du 18e siècle. Huit colonnes rondes à chapiteaux corinthiens supportent un attique chargé de 2 anges adorateurs et de 2 autres soutenant la couronne royale. Dans l’entrecolonnement prennent place au centre une peinture de l’Assomption (enlèvement de la Sainte Vierge au ciel par les anges) et les statues de St Nicolas à gauche et St Martin (patron de la Commune) à droite. Tout cet ouvrage est de pierre. Il est précédé des statues de l’Ange gardien à gauche et de St Michel terrassant un démon à droite. (Statues qui semblent être de terre cuite). » http://www.cdc-courbesdelorne.fr/goulet.asp

     GOULET (rive droite) GOULET (rive droite) GOULET (rive droite)

    Photos de l'église Saint-Martin de Goulet - Christian Guibout : http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/photos_61194_Goulet.html

    Église Saint-Martin abrite un retable de la fin du 17e ou du début du 18e siècle et une statue de sainte Marthe du 17e siècle, classés à titre d'objets aux Monuments historiques.

    La croix Servin est une croix de carrefour du 13e siècle, inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 28 février 1955.

    Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" (1859) A. Canel relève, page 254, les sobriquets suivants concernant les habitants de Goulet :

    « LES GOULETIERS. — LES BAVARDS DE GOULET.

    Le second sobriquet est la traduction du premier, et le premier est tiré, à titre d'équivoque, du nom de la commune. » A.Canel, 1859.


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  • L'Orne sert de limite communale entre Goulet, rive droite, et Fontenai-sur-Orne, rive gauche. Un bras de la Baize traverse le territoire de Fontenai-sur-Orne et rejoint l'Orne peu après le pont autoroutier. La Cance, affluent de l'Orne rive gauche, longe la commune au sud-ouest.

    FONTENAI-SUR-ORNE (rive gauche) FONTENAI-SUR-ORNE (rive gauche)  est un petit village français, situé dans le département de l'Orne en région Normandie. Ses habitants sont appelés les Fontenois et les Fontenoises.
    La commune s'étend sur 6,5 km² et compte 258 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2004. Avec une densité de 39,6 habitants par km²,
    Fontenai-sur-Orne a subi une baisse de 7,4% de sa population par rapport à 1999. Fontenai-sur-Orne a compté jusqu'à 466 habitants en 1806.
    La commune est en plaine d'
    Argentan. Son bourg est à 4,5 km à l'est d'Écouché et à 4,5 km au sud-ouest d'Argentan. Entouré par les communes de Sarceaux, Goulet, Ecouché, Tanques, Fleuré et Loucé, Fontenai-sur-Orne est situé à 2 km au Nord-Ouest de Sarceaux.
    Situé à 159 mètres d'altitude, le fleuve l'
    Orne, la rivière la Cance, la rivière La Baize sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Fontenai-sur-Orne. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-fontenai-sur-orne.html + wikipédia

         Fontenai est formé à partir du latin fontana, « source », et du suffixe -etus, qui a donné -ai, indiquant la présence. L'endroit devait donc se particulariser par la présence d'une ou plusieurs sources. Un court affluent de l'Orne prend sa source dans le bourg. (wikipédia)

    FONTENAI-SUR-ORNE (rive gauche) FONTENAI-SUR-ORNE (rive gauche)

    Photo de droite : http://michel.lalos.free.fr/cadrans_solaires/autres_depts/orne/pays_d_argentan/cs_pays_d_argentan.php#fontenai_sur_orne

         L'église Saint-Martin abrite un autel, un tabernacle, un retable et quatre statues en niches (Vierge à l'Enfant, saint Joseph, saint Jacques et sainte Radegonde) des 18e et 19e siècles, toutes ces œuvres étant classées à titre d'objets aux Monuments historiques.

    FONTENAI-SUR-ORNE (rive gauche)

    Fantôme et sorciers à Fontenai-sur-Orne :

         "Longtemps, la tradition a rapporté que le presbytère de Fontenai était hanté par un ancien curé de la paroisse. La tête nimbée d'une clarté lumineuse, il faisait le tour du jardin en utilisant la crête des murs.

    Au siècle dernier, la commune échappa à un incendie général. Deux maisons étaient la proie des flammes et les efforts pour maî­triser le feu restaient vains, lorsqu'un curé de passage conseilla de cesser toute intervention. Il fit un signe. Aussitôt une immense gerbe de flamme sortit du brasier et le sinistre fut ainsi arrêté.

    A Fontenai, nous sommes, à nouveau, en présence d'une histoire de sorciers. Le moulin était renommé loin à la ronde. Le meunier possédait de superbes chevaux dont il était particulièrement fier. Ce qui ne pouvait manquer de susciter des jalousies.

    Un jour qu'il livrait de la farine dans le village, un de ses chevaux s'abattit soudain sur la chaussée sans qu'on pût déterminer la cause de sa mort. Le lendemain, au même endroit, un autre cheval périssait de la même manière, puis un troisième.

    A quelques jours de là, le meunier alla livrer de la farine au prieuré de Sées. Il utilisa des chevaux d'emprunt. Le prieur s'étonna de l'absence des superbes alezans qu'il avait coutume d'admirer. Le meunier lui conta sa mésaventure. Le prieur n'émit aucun doute. Un sort avait été jeté.

    - J'ai là, dit-il, une superbe petite jument, je vous la donne. Quand vous serez rentré au moulin, libérez-la et laissez-la agir, en observant son allure et ses manières.

    - C'est dommage de la condamner à subir le sort de mes chevaux, dit le meunier.

    - N'ayez aucune crainte, affirma le prieur.

    Le meunier, dès son retour, détela la jument et la laissa libre. Elle franchit le pont du moulin, se dirigea vers le village et s'arrêta devant la porte du boulanger. Elle hennit trois fois et de son sabot creusa un trou devant la boutique. Elle avait désigné le j'teux de sort.

    Le lendemain les deux vaches du boulanger étaient mortes dans l'étable. L'homme déconfit ne sut que dire à sa femme : « J'ai trouvé plus fort que moi. »

    Extrait de Légendes de Basse-Normandie, inventaire communal d’Édouard Colin ; éditions Charles Corlet 1992.

    Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" (1859) A. Canel relève, page 246, les sobriquets suivants concernant les habitants de Fontenay :

    LES ÉVENTÉS DE FONTENAY. Ce sobriquet rappelle la qualification de Caumont-l'Eventé.

    LES MARCHANDS DE NAVETS DE FONTENAY.
    GOÛTU COMME LES NAVETS DE FONTENAY. Le proverbe explique le sobriquet. — Quant au mot goûtu, il exprime la bonne qualité des navets du crû." A. Canel 1859.

    Un article concernant cette commune se trouve dans la rubrique de la ville d’Argentan « Balades en images en Pays d’Argentan –Expo du 12 avril au 14 juin 2008 » Médiathèque du Pays d’Argentan : http://valdorne.eklablog.com/argentan-a112885524


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  • D'ECOUCHE A PUTANGES-PONT-ECREPIN

     Après avoir parcouru la plaine d'Argentan, l'Orne oblique à nouveau au nord-ouest pour aborder le Massif Armoricain. Elle surimpose alors sa vallée sinueuse et escarpée dans les granites d'Athis et les schistes et grès de la Suisse Normande formant des gorges pittoresques. Après être née en plaine, l'Orne s'en va affronter et traverser la « montagne ».

    "Si Argentan est situé dans un paysage plat et céréalier, il n'en est pas de même à quelques kilomètres à l'ouest. Depuis Écouché, franchissons l'Orne en direction de Sérans et continuons la route vers Mesnil-Glaise pour retrouver l'Orne qui ici présente de nombreux méandres, signe que la Suisse normande n'est pas loin. Le paysage est escarpé, les parois rocheuses quasi verticales. Ce relief s'explique en partie par la dureté des roches. Les cornéennes sont des roches du métamorphisme contact respectées par l'érosion. Ici le granite d'Athis tout proche a, lors de sa montée dans l'écorce terrestre, il ya 600 MA environ, métamorphisé (réchauffé) les schistes du Précambrien pour donner les fameuses cornéennes." http://bernard.langellier.pagesperso-orange.fr/orne/menil-glaise.htm


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  •  Ecouché est bordée au nord, nord-est par le fleuve Orne qui a donné son nom au département, cette délimitation naturelle en souligne ses deux aspects : la Plaine d’Argentan et le début du Bocage.

    ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)

    ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)

       ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche) est une petite ville  française, situé dans le département de l'Orne en région Normandie. Ses habitants sont appelés les Ecubéens et les Ecubéennes. Un étymologiste fantaisiste prétend qu’un gouverneur prisonnier dans la ville s’en serait échappé au moyen d’un « ais » (planche) couché sur l’un des fossés qui entouraient la ville.

    Ecouché est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le 1er janvier 2016 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle d'Écouché-les-Vallées (Batilly, La Courbe, Écouché, Loucé, Saint-Ouen-sur-Maire et Serans sont devenues des communes déléguées).

         La commune s'étend sur 5,2 km² et compte 1 340 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2005. Avec une densité de 256,7 habitants par km², Écouché a subi une baisse de 4,2% de sa population par rapport à 1999. Écouché a compté jusqu'à 1 617 habitants en 1806.

         Située sur la ligne de chemin de fer Paris-Granville, traversée par la route départementale 924, Ecouché possède une situation géographique favorable sur un axe fréquenté : 200 kms de Paris – 125 du Mont Saint-Michel – 70 des plages du Calvados – 70 du sanctuaire de Lisieux 30 de la station thermale de Bagnoles de l’Orne.

    ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)
          Entourée par les communes de Sevrai, Serans, Montgaroult, Goulet, Fontenai-sur-Orne, Loucé et Joué-du-Plain, Écouché est situé à 9 km au sud-ouest d'Argentan la plus grande ville des environs, à 11 km de Rânes, à 18 km de Carrouges et de Mortrée, à 19 km de Briouze, à 22 km de Falaise et à 24 km de La Ferté-Macé.

         Depuis janvier 2013, Ecouché fait partie de la « Communauté de communes des Courbes de l'Orne »
          Située à 150 mètres d'altitude, le fleuve l'Orne, ses deux affluents la rivière l'Udon en aval de la ville et la rivière la Cance en amont sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune d'Écouché. http://www.annuaire
    -mairie.fr/mairie-ecouche.html + Wikipédia + http://www.cdc-courbesdelorne.fr/ecouche.asp

    ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)

         Cité en 1066 (fondation de l'Abbaye-aux-Dames à Caen = Scocei) Escouchéium est cité en 1335 ; la cure est à la présentation de l'abbé de Saumur. Communément appelés Ecubéens, les habitants auraient pu se nommer "Scoceiens".

          En 1344, Guillaume Mauger confirme la fondation de l'hôpital Saint-Mathurin, fondé en 1336 par les paroissiens.

          La cité reçoit la visite de Charles VII (en 1450) qui, reprenant possession de la Normandie y signe le 31 Juillet 1450 les lettres confirmatives de l’Université de Caen et de Henri IV (en 1589) qui coucha à l’Hôtel de la Corne du Cerf.

          Au 15e siècle, Écouché doit son importance à l'élevage des juments postières.

          En 1821, Écouché (1 470 habitants) absorbe Meheudin (78 habitants) à l'est du territoire.

    ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)

    A gauche le 17 août 1944 : le général Leclerc discute avec des cavaliers appartenant au 501ème régiment de chars de combats de la 2ème division blindée et à droite vue aérienne des ruines de la ville d'Ecouché. http://www.dday-overlord.com/photos_bataille_normandie_orne_ecouche.htm

          En août 1944, la ville est très marquée par les combats de la Libération. Le franchissement de la Sarthe à Alençon est un point clé de l’offensive de Patton, qui y lance la 2e DB pour atteindre l'Orne. Une bataille acharnée y oppose les soldats espagnols de la Nueve aux forces allemandes qui libèrent la ville et permettent l’encerclement de fortes unités de la Wehrmacht. La compagnie fut une des unités qui défendit ensuite le terrain face aux contre-attaques allemandes, du 14 au 18 août. Les républicains espagnols, qui avaient vu le prêtre de la paroisse relever les corps au milieu des combats, avant de leur prodiguer la toilette mortuaire, se cotisèrent pour offrir une nouvelle statue de la Vierge à l’église détruite. La statue resta au-dessus de l’autel jusqu’en 1985. Au cours des combats un char de la 1ère compagnie du 501 R.C.C. fût frappé à mort, il est érigé en monument du souvenir à l’endroit où il contribua à la libération d'Ecouché.

    ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)

          En août 1945, Ecouché reçoit la visite du général de Gaulle.

         La Maréchale Leclerc y séjourne à plusieurs reprises et notamment lors du Congrès National des Anciens de la 2 D.B. qui eut lieu à Ecouché.

     ECOUCHE (rive gauche)Les armes de la commune d'Écouché se blasonnent ainsi :
    « Écartelé aux premier et troisième de gueules à trois coquilles d'or, et aux deuxième et quatrième d'azur à trois fleurs de lis d'or. »

     

     

    Église Notre-Dame :

     ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)
    Photo de gauche : http://www.ouest-france.fr/ecouche-vise-le-label-de-petite-cite-de-caractere-2899143

         Église Notre-Dame, reconstruite aux 15e et 16e siècles : nef 13e (vestige de l'ancien édifice), arcades à triple voussures sur colonnes à chapiteaux polygonaux, chœur à une travée, abside polygonale, voûtes à croisées d'ogives, triforium 16e, autels 17e, tabernacle, retables, bas-relief de la Cène (15e). L'édifice est classé Monument historique et trois bas-reliefs, deux retables et un maître-autel sont classés à titre d'objets.

    ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)

     ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)

         On trouve aussi une chapelle Saint-Nicolas au cimetière (1140) Photo à droite extraite de http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/61153_Ecouche.html  

         Il existe aussi des ruines d'une chapelle, au lieu-dit Méheudin.

    Le char "Massaoua" :

    ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)

    Ci-dessus photo à gauche extraite de http://the.shadock.free.fr/Tanks_in_France/sherman_ecouche/

          Le Massaoua, un char de la division Leclerc, marque l'entrée de la ville ; il a donné son nom à une pâtisserie locale.

    ECOUCHE (rive gauche) ECOUCHE (rive gauche)

    La gare d'Écouché sur la ligne Paris-Granville.

    Personnalités

          Marin Jean, maquignon d'Écouché, dont l'assassinat dans le bois d'Avoine en 1823 défraya la chronique judiciaire, son meurtrier étant condamné à la peine capitale à Alençon. La tombe de la victime existe toujours au cimetière.

          André Chéradame (Écouché 1875 - Écouché 1948), journaliste et essayiste politique.

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     Dans son ouvrage "Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons" pages 228-230 (1859) A. Canel relève, le surnom suivant concernant Écouché :

    COUCHÉ-LA-JUDÉE. A tort ou à raison, les marchands d'Ecouché ont passé pour être de mauvaise foi, et maintenant encore leur réputation continue d'être l'objet des sarcasmes du monde commerçant. Cette circonstance aurait pu suffire pour justifier le sobriquet de leur commune ; mais on ne s'en est pas tenu là, et nous avons à raconter l'anecdote suivante :

    Un ouragan avait abattu le calvaire d'Ecouché. Il convenait de le rétablir sans retard. Les bourgeois s'assemblèrent en conséquence et chargèrent quelques-uns d'entre eux d'aller demander un nouveau Christ au plus habile sculpteur du pays. Fiers et glorieux de leur mission, les envoyés se mettent en marche ; mais, arrivés à Bayeux, les voilà désagréablement désappointés par un embarras qu'ils n'avaient pas prévu. - « Voulez-vous » un Christ mort ou un Christ vivant ? leur dit l'artiste auquel ils s'étaient adressés. - Nos envoyés n'étaient pas préparés à cette question : ils ne savent que répondre; ils réfléchissent ; ils se consultent des yeux... Enfin le nœud gordien va être tranché : « Donnez-le » vivant, s'écrient-ils enfin ; si cela est nécessaire, nous » le tuerons toujours bien. » - Et, ajoute-t-on, ces nouveaux Juifs ont laissé leur nom au pays d'Ecouché.

    C'est ainsi que l'anecdote a été recueillie par M. L. de la Sicotière. Il serait à désirer, pour mieux justifier l'authenticité du fait, que la tradition n'eût pas introduit de variantes dans les détails ; malheureusement, il n'en est pas ainsi. Un autre récit quelque peu différent, bien que puisé également aux sources populaires, nous a été communiqué par M. Céphas Rossignol. Nous joignons cette relation à la précédente.

    LA JUDÉE D'ÉCOUCHÉ. « Il y a de cela fort long-temps : un curé d'Ecouché » eut envie pour son église d'un tableau représentant » le Christ crucifié. Mais le bon curé ne voulait pas un » tableau ordinaire. Quelques gens de l'endroit (des » marguilliers sans doute) furent donc envoyés pour » cela en députation à Paris. Le peintre auquel ils s'adressent leur demande s'ils désirent que leur Christ » soit représenté mort ou vivant. Grand embarras parmi » nos braves députés. Cependant un d'eux, plus avisé » que les autres, prend la parole et dit : Tenez , « Monsieur, vous pouvez toujours nous le faire vivant ; car, s'il faut qu'il soit mort, nous le tuerons toujours bien quand nous serons chez nous. » La chose est-elle vraie, c'est ce que j'ignore. Tout ce que je sais, c'est que les habitants d'Ecouché se disent « très-bons catholiques. »

    La même anecdote est souvent racontée dans l'arrondissement de Pont-Audemer, et elle y est appliquée aux habitants de Quillebeuf dont la simplicité a été longtemps proverbiale. Mais à l'égard de ceux-ci c'est une Eure malice de mauvais voisinage. L'idée a dû vraisemblablement en être prise dans un vieux livre qui mentionne l'historiette et en fait honneur aux marguilliers d'Ecouché.

    En rappelant encore ces deux formes du blason d'Ecouché : LES JUIFS D'ÉCOUCHÉ, LES USURIERS D'ÉCOUCHÉ, nous ne laisserons aucun doute sur la signification qu'il convient d'v attacher.

    LIGUE D'ÉCOUCHÉ. A Moulins-sur-Orne, nous retrouvons la même indication proverbiale.

    COMME LA SOUPE AU SAVOURÉ DES BONNES FEMMES D'ÉCOUCHÉ, NE PAS FIGER SUR LE CŒUR.

    On emploie cette locution pour qualifier les sauces maigres et claires, dans lesquelles les chats se mireraient du grenier, comme s'exprime un autre proverbe normand.

    Le savouré ou savouret est un os de viande de boucherie que l'on met bouillir au pot pour faire de la soupe, et qui sert plusieurs fois. » A. Canel, 1859.


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