• FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)

     L'Orne sert de limite communale entre Fleury-sur-Orne, située rive droite, et Louvigny, placée rive gauche du fleuve.


    Afficher une carte plus grande

     

    FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) est une petite ville française, située dans le département du Calvados en région Normandie. Ses habitants sont appelés les Fleurysiens et les Fleurysiennes.
         La commune s'étend sur 6,8 km² et compte 4 189 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2007. Avec une densité de 620,6 habitants par km²,
    Fleury-sur-Orne a subi une baisse de 1% de sa population par rapport à 1999.
         Entourée par les communes de Caen, Ifs,
    Saint-Martin-de-Fontenay, Saint-André-sur-Orne et Louvigny, Fleury-sur-Orne, en plaine de Caen, est limitrophe au sud-est de Caen. Son centre, autour de l'église Saint-Martin de Haute-Allemagne, est à 5 km du centre de la capitale régionale
         Située à 40 mètres d'altitude, le fleuve l'
    Orne est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Fleury-sur-Orne. La commune est jumelée avec Ouonck-Dieba (Sénégal) et Waldbüttelbrunn (Allemagne) depuis 1994.
    http://www.annuaire-mairie.fr/ville-fleury-sur-orne.html + Wikipédia

    FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)

    Toponymie

         Fleury-sur-Orne est mentionné sous la forme latinisée Alemannia en 1077, en français Allemagnes puis Allemagne jusqu’en 1916. Elle doit sans doute son nom à une garnison d’Alamans de l'armée romaine préposée à la garde du gué d'Athis qui franchissait l’Orne à l’époque du Bas-Empire dans le cadre du tractus Armoricanus et Nervicanus. Un village de l'Orne, près de Mortrée s'appelle Almenêches, issu d'une forme Alemanniska qui désigne également un établissement d'Alamans. La proximité dans l'espace (62 km à vol d'oiseau) et le temps de deux toponymes se référant aux Alamans laisse penser qu'il existe une relation entre les deux communautés, mais on ignore selon quelles modalités. Le 23 août 1916, en pleine guerre entre l'Allemagne et la France, le conseil municipal décide un remplacement du nom pour celui de Fleury, en commémoration de Fleury-devant-Douaumont, commune martyre de la Meuse intégralement détruite cette même année lors de la bataille de Verdun au cours de la Première Guerre mondiale. Par décret du 12 avril 1917, le nom de Fleury-sur-Orne devient officiel. (Wikipédia) Voir à ce sujet : http://fleury-devant-douaumont.fleurysurorne.fr/

    Fleury-devant-douaumont, la commune qui a donné... par fleury-sur-orne

    Histoire

         Préhistoire

         On a mis au jour une nécropole datant de l'Âge du fer comprenant une centaine de sépultures ainsi que des enclos de pierres. Le site a livré un mobilier diversifié d'une cinquantaine d'objets (outillage, parure, serrurerie et quincaillerie). Voir aussi à http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Communiques-de-presse/p-18823-Une-necropole-du-Neolithique-moyen-a-Fleury-sur-Orne.htm

          Le massacre du gué d’Athis

         En 1047, le jeune Guillaume, duc de Normandie (qui n'est pas encore Guillaume le Conquérant), aidé par Henri Ier roi de France, et grâce à la soumission in extremis de l'un des insurgés, Raoul Tesson fondateur de l'abbaye Saint-Étienne de Fontenay (Saint-André-sur-Orne), mit fin à la révolte des barons normands à la bataille du Val-ès-Dunes, près des villages de Chicheboville, Secqueville et Bourguébus. Peu d’informations nous sont parvenues sur cette bataille, mais il semblerait qu’il n’y ait eu ni infanterie ni archers, seuls des groupes de cavaliers se seraient affrontés de manière désordonnée.

         À l’issue de ces échauffourées, les barons rebelles s’enfuirent. Ils tentèrent de franchir l’Orne au gué d'Athis entre Saint-André-sur-Orne et Fleury-sur-Orne entre Fontenay et Allemagnes », comme il est raconté dans le Roman de Rou en 1160) et y furent décimés. Emportés en grand nombre par le courant, les corps des chevaliers massacrés bloquèrent le moulin de Bourbillon au niveau de l’actuelle « Île enchantée ». Guillaume devint alors le maître incontesté du duché de Normandie.

         Peuplée de 585 habitants en 1793, Allemagne avait compté jusqu'à 1 030 habitants en 1861 puis la population était redescendu à 819 (1881). Le précédent maximum fut dépassé en 1911 (1 048 habitants). (wikipédia)

         « En 1921, un recensement dénombre 1200 habitants, alors qu’en 1866, on en comptait 1024 (496 hommes, 528 femmes). On trouvait un forgeron, 1 chapelier, 2 épicières, 1 charron, 1 coiffeur, 4 instituteurs, 2 boulangers, 6 aubergistes, 1 marchande de poissons, 1 de quatre saisons, des artisans du bâtiment, des employés des chemins de fer. Les hommes travaillaient dans les carrières. Les femmes faisaient de la dentelle. » http://encyclopedie.fleurysurorne.fr/encyclopedie-category/histoire/

         Les carrières

    FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)

         « Au 11e siècle, le « carreau d'Allemagnes » était l'un des principaux lieux d'extraction de la pierre de Caen. L'exploitation se faisait alors à ciel ouvert. Elle servit à la construction de nombreux édifices en Normandie (par exemple les abbayes de Caen) ou en Angleterre (tour de Londres). Dans un premier temps, l'exploitation s'est faite à partir de boyaux à flanc de coteaux. Puis à partir du 14e siècle, on exploita les carrières souterraines ; on creusa plus profondément grâce à des puits creusés à l'est de la route d'Harcourt vers la Grâce de Dieu.

    FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)

    Photos extraites des sites : http://1944.fleurysurorne.fr/phototheque/ http://www.cotecaen.fr/29014/bataille-de-normandie-appel-aux-refugies-des-carrieres/

         Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de l'agglomération caennaise trouvèrent refuge dans ces carrières souterraines pendant les bombardements. L'activité des carrières exploitant la pierre de Caen cessa à la fin des années 1950, après la reconstruction de Caen, le béton étant alors le matériau le plus utilisé dans la construction.

         Aujourd'hui, ces carrières sont fermées au public sauf pour les journées du patrimoine. Certaines furent utilisées pour la culture du champignon de Paris mais cette exploitation a cessé aujourd'hui.

    Voir aussi à ce sujet : http://www.etab.ac-caen.fr/discip/geologie/mesozoi/bathoni/fleury/fleury.htm

         La libération de Fleury-sur-Orne en 1944

         « En 1944, après le débarquement des alliés le long des côtes normandes le 6 juin, Fleury attend sa libération. La nuit du 5 au 6 juin fut très mouvementée par le bruit des avions. Dans la journée du mardi 6 juin, des avions alliés survolent Fleury, lâchent leurs bombes au-dessus de la route d’Harcourt pour bombarder Caen. Dans la matinée, le magasin d’alimentation situé sur la place est pris d’assaut par des habitants qui liquident leurs tickets de rationnement afin de se procurer des réserves pour les jours suivants. L’après-midi des réfugiés arrivent par centaines, les personnes âgées dans des brouettes, les jeunes enfants dans des poussettes. Fuyant les bombardements, les habitants de l’agglomération caennaise prirent le chemin de l’exode vers les carrières souterraines pour y trouver refuge. Commence alors pour ces réfugiés de longues semaines d’angoisse et de conditions de vie difficile. » http://encyclopedie.fleurysurorne.fr/encyclopedie-category/histoire/

          " Durant la nuit du 18 au 19 juillet, les neuf régiments des trois brigades de la 2e division d’infanterie canadienne (en) se préparent à libérer le sud de Caen avec pour objectif la cote 67. Les régiments Royal Black Watch (régiment créé à Montréal en 1862) et Calgary Highlanders (originaire de la province canadienne d'Alberta) traversent l’Orne puis escaladent les hauteurs de Vaucelles sous le feu des obus et des balles allemandes. Pendant ce temps, les troupes de la 6e brigade opèrent plus à l’est. Le 19 juillet, au lever du jour, alors que les combats font rage sur les hauteurs de Vaucelles, le régiment de Maisonneuve principalement composé de Québécois, se prépare à son baptême du feu.

         Quittant leur retranchement près de la prison vers 10 heures, les hommes du régiment de Maisonneuve traversent le pont Bailey mis en place quelques heures auparavant par le génie canadien.

         Le docteur Robert installe son poste de soins à la croisée des routes 158 et 162 (actuel carrefour rue de Falaise-Boulevard Lyautey). À 13 heures, sous la supervision du commandant Bisaillon, les compagnies A (major Dugas) et C (major Ostiguy) prennent la route de Thury-Harcourt alors que les compagnies D (major Léon Brosseau) et B (major Massue) utilisent une petite route secondaire sur la droite (l’actuel chemin des coteaux ?) avec pour objectif la partie basse de Fleury-sur-Orne.

         Sous une pluie d’obus et de mortiers, les troupes canadiennes disputent aux Allemands l’occupation des maisons bordant la route. Les rafales des mitrailleuses déchirent l’air, les blessés attendent les premiers soins, près d’eux gisent leurs camarades morts. Sur la gauche, le village d’Ifs est en feu, alors que le Royal Back Watch arrive à Saint-André-sur-Orne qu'il réussira finalement à libérer après des combats acharnés et héroïques qui feront de nombreux morts parmi les jeunes soldats canadiens. À 16 heures, la compagnie C du major Ostiguy, aidée des lieutenants Mathieu et Robert, atteint l’objectif, chaque maison de Fleury est inspectée. Le curé Saussaye et les habitants de Fleury, réfugiés depuis début juin dans les carrières, apprennent avec soulagement la fin de leur exil souterrain tandis que les Allemands se replient sur Étavaux. Gérard Marchand, aumônier du régiment de Maisonneuve, dit une prière avant l’ensevelissement des soldats canadiens tués au combat.

         Le 24 juillet, le régiment québécois participe avec les autres régiments canadiens à l’opération Spring. Le vendredi 29 juillet, vers 16 h, une attaque surprise, dirigée par le major Vallières suivie d’une autre attaque dans la nuit de vendredi à samedi entraîne la capitulation des troupes allemandes stationnées à Étavaux. Le 9 août, la 2e division canadienne s’empare de la crête de Verrières. » (Wikipédia) Voir aussi à ce sujet : http://1944.fleurysurorne.fr/

    FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)  

         De l'après-guerre à nos jours

         « La Normandie a été durement touchée par les combats. La guerre s’achève, il faut alors reconstruire. La commune de Sablé-sur-Sarthe va alors parrainer la commune et apporter son soutien. La Suède décide de participer activement à la reconstruction en offrant à la Normandie, 4 crèches et 400 maisons entièrement équipées. C’est ainsi que les premières maisons suédoises furent acheminées de 1946 jusqu’en 1948 par bateau. Fleury fait alors partie des dix communes bénéficiaires.
         Le 11 novembre 1948, par décision du Secrétaire d’état aux forces armées,
    Fleury-sur-Orne obtient une citation à l’ordre du Régiment. On peut y lire « Localité de la banlieue caennaise, détruite à plus de moitié par les bombardements. A eu une attitude très résistante pendant l’occupation allemande. A abrité, pendant la bataille de Caen, 6000 Caennais réfugiés dans ses carrières, au profit desquels la population s’est dépensée avec dévouement. A fait preuve de courage pendant les combats et s’est remise au travail avec ardeur. » L’activité des carrières exploitant la pierre de Caen cessa à la fin des années 1950, après la Reconstruction de Caen, le béton étant alors le matériau le plus utilisé dans la construction. Certaines seront utilisées pour la culture du champignon de Paris jusqu’en 2010. »
    http://encyclopedie.fleurysurorne.fr/encyclopedie-category/histoire/

    FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)

         « Un secteur de la commune de Fleury-sur-Orne a été rattaché à la commune de Caen par arrêté du 20 juillet 1962. Cette partie non urbanisée connue sous le nom de la Grâce de Dieu est devenu un quartier de Caen. » (wikipédia) La commune adhère à la communauté d'agglomération Caen la Mer.

    Lieux

    FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)

    Photos 2-3 extraites du site : http://calvados.patrimoine-de-france.com/2012/11/02/fleury-sur-orne-eglise-dallemage-la-basse-ou-notre-dame-11-eme-siecle/

         L'église Notre-Dame de Basse-Allemagne. Son clocher, classé monument historique (CLMH, 22/10/1913), date du 11e-12e siècle, alors que le reste du bâtiment, construit en 1845 dans un style néogothique, est moins intéressant. Ce lieu de culte destiné aux habitants de Basse-Allemagne fut construit à flanc de coteau à proximité de l'ancienne route d'Angers et du bac d'Athis.

    FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)

    Photo 4 extraite de http://www.caenlamer.fr/cartes/caenlamer.php?lien=communes&descriptif_commune=Fleury-sur-Orne

          Le bourg de Haute-Allemagne s'est développé autour de l'église Saint-Martin ; celle-ci est plus récente que l'église de Basse-Allemagne (19e siècle). Le centre-ville, peu touché par les bombardements de 1944, est composé de quelques rues aux vieilles maisons en pierre de Caen.

          Maison sur l'avenue d'Harcourt. Cette maison offre un bon exemple d'une toiture à la Philibert de l'Orme.

         Maison rue Saint André du 18e siècle qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 11 septembre 2009.

    FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)

         L'Île enchantée, petite île dans un coude de l'Orne qui serpente dans les marais.

    FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)

          Les ponts ferroviaires. Ces ponts métalliques permettaient au train du chemin de fer de la Suisse normande, reliant Caen et Laval (via Flers), de franchir l'Orne. La ligne a été fermée en 1970. La passerelle orientale a été réhabilitée et permet aujourd'hui le passage de la voie verte de la vallée de l'Orne.

    FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)

    Photo 2 extraite du site : http://www.kelquartier.com/basse_normandie_calvados_commune_fleury_sur_orne_14123-c14271/revenu_moyen.html

    Personnalités liées à la commune

          Nicole Oresme (1325 † 1382), économiste, mathématicien, physicien, astronome, philosophe, psychologue, musicologue, théologien et traducteur. http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicole_Oresme

          Jean-Pierre François de Chazot (1739 † 1797), général dont le nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile à Paris. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Fran%C3%A7ois_de_Chazot

    FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite) FLEURY-SUR-ORNE (rive droite)

    Site internet de Fleury-sur-Orne : http://fleurysurorne.fr/  http://1944.fleurysurorne.fr/phototheque/

    Autres sites : http://www.fleurysien.com/fleury/index_fleury.php

    http://www.lesclaustrophiles.com/index_fleury_orne.html

    « MALTOT (rive gauche)LOUVIGNY (rive gauche) »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :