• AVENTURES INDUSTRIELLES A MAY-SAINT-ANDRE

    Les moulins

    AVENTURES INDUSTRIELLES A MAY-SAINT-ANDRE AVENTURES INDUSTRIELLES A MAY-SAINT-ANDRE AVENTURES INDUSTRIELLES A MAY-SAINT-ANDRE AVENTURES INDUSTRIELLES A MAY-SAINT-ANDRE

         "La visite du « Chemin du Val » et du « chemin de sous les carrières » nous fait obligatoirement découvrir les moulins.
    En effet, entre la Laize et l'Orne, étaient présents de nombreux moulins. Ceux-ci faisait partis de la vie des Mayens dans le sens où ils pouvaient utiliser la seule force disponible, la force hydraulique. Le chemin du Val lut aussi appelé « chemin du val des moulins ».
    Ainsi, parlerons nous des moulins du sieur Le Brethon. Joseph Le Brethon, marchand de farine, domicilié à Caen dans la rue de Vaucelles avait demandé l'autorisation de rétablir un ancien moulin à foulon tombé en ruine. Moulin situé sur la rivière de Laize (1853).
         Le premier se trouvait être à l'entrée du chemin du Val de May (aujourd'hui à proximité de la vierge). Situé sur la rivière de Laize il n'en reste plus qu'un pan de mur. Ce moulin, un moulin à plâtre était anciennement un moulin à foulon. Il fut donc rebâti par le sieur Le Brethon qui le transforma afin qu'il puisse servir à scier des marbres de la contrée plus connue sous le nom de « marbre de Laize ». Ce moulin a servit tout autant à broyer du plâtre pour les besoins de l'agriculture. Sur ce moulin il y est dit « qu'il était situé sur le bras de la Laize servant de canal de décharge à l'usine Le Tellier. Lorsque les deux usines Le Tellier et Lecordier venaient à s'arrêter, la première était tenue, en vertu d'un arrêté préfectoral, du 23 juillet 1863 de fournir l'eau à l'usine Le Brethon ». Le moulin de monsieur Le Tellier dit « moulin de Clinchamps » a été converti en fabrique à huile dans le milieu du 19ème, tandis que le second moulin en aval, celui du sieur Lecordier (ancien notaire dans la Manche) sert, à moudre du blé alors qu'il a été un moulin à foulon.
    Le deuxième était l'usine à blé sur la rivière d'Orne qui n'était autre que le moulin de Courgain. Vers 1812, monsieur Mottelet, propriétaire de l'usine de Montaigu située à Caen, a loué le moulin de Court-Gain pour suppléer à la force qui manquait à son usine dans les eaux basses. Un projet de règlement daté de 1863, nous apprend que les moulins de Bully situés sur la rivière d'Orne existaient depuis le 13ème siècle, et que l'usine du sieur Le Brethon nommé le moulin de Court-Gain était située sur la même rivière à 1 300 mètres environ en aval. Le moulin de Court-Gain aurait été crée au cours du 17ème siècle-Vers 1840, ce moulin était armé de deux petites roues ayant deux vannes motrices de faible dimension enchâssaient dans des potiches qui ne donnaient au coup qu'un passage restreint. En 1848, il changea les appareils de son moulin pour le faire profiter des perfectionnements recommandés par la science hydraulique, de sorte qu'à cette époque le moulin prit une importance considérable. La nouvelle structure ne comprit plus qu'une roue mise en mouvement par une vanne unique de 2,70 mètres de largeur, mais la chaussée et le pertuis restèrent en leur état ancien.
         Ce dernier s'est plaint en 1869, que par le fait du non règlement des usines supérieures, les roues de son établissement étaient souvent placées dans des conditions défavorables à leur bon fonctionnement. A l'occasion il expliqua que sa chaussée était munie d'un pertuis ou frette qui était dépourvu de vannes ce qui, immanquablement provoquait ces désagréments. Les usines supérieures, se trouvant en amont sur la Laize ne connaissaient pas ce problème car elles étaient munies de vannes qui arrêtaient quand il leur plaisait, puis laissaient monter l'eau au niveau de leur chaussée. L'usine située en amont sur l'Orne appartenait au sieur Letellier, celle-ci existe toujours à l'entrée de Clinchamps en empruntant le Val de May. Ce dernier se plaignait que le barrage du moulin de Courgain faisait refluer l'eau chez lui.
         Un moulin existait en bas de la cote de Laize à la frontière de la commune de May. Ce moulin dit « moulin de la Fosse » a appartenu au sieur Elie (1806-1854). Le sieur Elie était fabricant d'huile à Laize la Ville, il demanda par une pétition du 16 mai 1853 de redresser le lit de la rivière de Laize. Les litiges entre propriétaires de moulins demeuraient très fréquents. Il fallut attendre l'établissement d'une réglementation précise pour pallier à ces inconvénients. Ainsi une instruction du 27 juillet 1852 relative à l'exécution administrative pour le service des usines sur les cours d'eau était censée aider à résoudre les litiges.
         En poursuivant le chemin du Val de May, nous arrivons sur le lieu dit du « Grand Moulin de Fontenay ». Celui-ci se trouve sur la commune de Saint - André sur Orne. Vers 1696, ce moulin a appartenu au sieur Gabriel Desetables l'aîné, qui était fabricant de papier aux Vaux de Tallevande, près de Vire. Il habitait à Caen au 92 rue des fables.Le fermier du moulin n'était autre, que François Angot, meunier demeurant en la commune de Fontenay. Le Grand moulin a été successivement moulin à colza (colza utilisé pour les lampes à huile), puis propriété des carrières de l'Ouest pour produire de l'électricité. En aval du Grand moulin se trouvait une autre usine appelée " Petit Moulin de Fontenay ". Après avoir été possédé par la Dame de Carbonel le Petit moulin a appartenu au sieur Nourry, négociant de Caen. Le moulin a été acquit par lui en 1806, moulin qui faisait parti de la dépendance du château de Saint André. Il daterait du 16ème siècle.
         Une transaction en date du 23 octobre 1482 nous décrit la convention passée entre le sieur Jean Gros Parmix et les abbés et religieux de l'abbaye de Saint-Étienne de Fontenay concernant le Grand Moulin : « Savoir, faisons que par devant Guillon - Beausain et Guérin de Trois Monts, tabellions jurés au dit lieu du Thuy furent présents en personnes, révérend père Jean, par la permissions divine, humble abbé, d'une part et le dit Ecuyer d'autre, qui accordent :
         A savoir, que les dits religieux tiendront les dites places de leur Rôe et pêcheries fermées d'éclotoires (vannes) de hauteur d'un pied au-dessus du front de la frette de la dite chaussée, afin que l'eau ne puisse plus venir au dit moulin du dit Ecuyer, sauf si les dits religieux voulaient réédifier leur dit moulin d'Hyrondelle [autre moulin se situant juste en face du Grand moulin, sur l'autre rivej. Ils pourraient le faire et faire moudre leur dit moulin, ainsi qu'ils voulaient en ancienneté. ils pourront aussi, les dits religieux tendre leurs pêcheries et place de rôe à tous poissons lorsqu'il est accoutumé tendre, en avalaisons de pipernaux et montaisons de poissons, comme de saumons, aloses et lampoyes, et lever les dits éclotoires (vannes) des dites pêcheries et place de rôe pour se faire et sans fraude ou tromperies.
         S'il, convenait que le moulin du dit Écuyer tombât en ruine, ou que le dit moulin des dits religieux fût moulant, le dits Ecuyers et ses hoirs (ayants droits) seront semblablement sujets à tenir les eaux et place de la rôe de son dit moulin, s'il ne moulait et de ses pêcheries closes, sauf qu'il pourrait tendre ou faire tendre en ses dites pêcheries et place de rôe comme dessus est dit des dits religieux, et pour se faire leqer les éclotoires d'icelles sans fraude comme dit est. Si est accordé que s'il advenait qu'il fut besoin défaire quelques réparations des grands moulins des dits religieux et chaussées d'iceux, en icelui cas pour abaisser Veau afin d'y besongner plus aisément et en toute diligence, sans malice les dits religieux pour ce faire pourront lever ou faire lever les éclotoires de leurs dites pêcheries et place de rôe. Et en tant qu'est une passée à eau dénommée la frette, les dits religieux et écuyer seront tenus, par moitié et de telle hauteur qu'est la pierre dufron, que de présent y est de côté du dit Ecuyer et sans ce qu'il puisse hausser, ni baisser ; et si aucunes des dites parties y fait chause, pourquoi elle fut baissée, serait sujet et tenu la réparer et mettre en état,à toute diligence être possible. S'il est accordé qu'il advenait que le dit Ecuyer et ses hoirs ou ayant cause tandissent en autres saisons que celles devant dites en ses dites pêcheries, celle de rôe non comprise en tant que son dit moulin moudrait, les dits religieux le pourront faire par semblable en leurs dites pêcheries et place de rôe comme le cas adviendra. ».
         Les trois moulins de Fontenay ont appartenu à la branche des Tessons dont Raoul Tesson, premier fondateur de l'abbaye de Fontenay. Guillaume le Conquérant d'ailleurs nomma le premier abbé de cette abbaye.
         Ainsi trois moulins existaient en 1213 à Saint-André de Fontenay. En 1217, Robert Tesson jouissait du moulin qu'a détenu plus tard le sieur de Calmesnil. Sous l'ancien régime tout seigneur ayant justice en sa terre avait le droit d'obliger tous les habitants de la banlieue de moudre à son moulin et, si quelqu'un refusait le seigneur pouvait le sommer de comparaître et lui défendre d'aller moudre autre part.
    En 1304 il est fait mention des dîmes des moulins appartenant à l'abbaye.
         D'autre part nous avons la mention d'un contrat de vente par Guy Fortin, Écuyer, sieur de Gierville à Daniel Baillehache d'un moulin nommé le « moulin Cöesel » avec quatre acres de terre le 1er juillet 1659.
         Concernant le moulin du Côesel, un bail de 1658 stipule que le 3 juin s'est présenté Pierre Hamelet, fermier du Petit moulin du Côesel lequel a demandé à prendre à ferme une étable qui jouxtait la bute, sa maison et sa cour au dit moulin et à une issue commune de la cour de l'abbaye, et cela pour neuf ans. Cela commence le jour de la Saint Michel pour 12 journées de cheval, chaque année à volonté à la mesure des besoins.
         En 1791, les biens des religieux de Fontenay furent placés sous séquestre. Le Grand moulin de Fontenay et le pré de l'Hirondelle, ancienne dépendance du moulin de ce nom qui n'existe plus furent adjugés au sieur Samuel Paysant qui les rétrocéda plus tard au sieur Désetables. En 1802, madame de Calmesnil devenue propriétaire du Petit moulin de Fontenay comme héritière de monsieur de Gros Parmy.
         Le Petit Moulin appartenait donc au sieur Nourry demeurant à Caen, rue de la chaîne. C'était un moulin à deux tournants. En 1811, il y est dit que ce moulin a besoin des plus grandes réparations car la chaussée ou retenue d'eau est dans le plus mauvais état. « Il y a au milieu de la chaussée un déversoir de 12 pieds d'ouverture et deux pertuis de chacun deux pieds. Les coursiers ont 30 pouces d'ouverture, les roues ont dix pieds de hauteur, six aubes de 27 pouces. Le seuil du déversoir est plus élevé que celui des coursiers de 32 pouces ».
         Le 25 floréal An 6 (1799) le Commissaire ordonnateur de la 14ème division militaire, de concert avec le garde magasin des vivres employé à Caen réclama l'intervention de l'administration centrale pour interdire aux riverains de la rivière de Laize la faculté de soutenir et détourner les eaux de l'irrigation de leurs propriétés. Ils caractérisaient cette faculté comme un droit injuste et vexatoire, comme un reste de féodalité dont ils sollicitèrent la suppression sous prétexte qu'il y avait une atteinte de portée à l'activité des moulins affectés au service des vivres.
         Au milieu du 19èrne siècle il est dit au ministre de l'agriculture que le nombre d'usine (moulins), depuis la limite supérieure du département jusqu'à Caen est de 36. La chute de chaque usine est d'environ un mètre ; d'autre part on pouvait évaluer à plus de 1 000 chevaux la force hydraulique perdue pendant quatre mois de Tannée en basses eaux.
         L'année 1989 vit malheureusement la disparition totale du moulin de Courgain dont les pans de murs, en ruine menaçaient de s'effondrer. Il demeure aujourd'hui le bief, ainsi qu'une partie du sol. » http://www.may-sur-orne.fr/web/les_moulins.html

    Marbre, grès et carrières

         « Dans le terrain silurien inférieur de Laize la Ville se trouvent des carrières de marbres variés, gris bleuâtre, cervelas, avec veines, et rouge. En 1847, le ministre, Secrétaire d’état de l'Intérieur demanda au préfet du département du calvados de bien vouloir faire une étude sur la carrières de marbre. Cette étude de prospection devait servir à savoir si il serait possible d'extraire un bloc de marbre de suffisamment bonne qualité pour y créer un sarcophage. Sarcophage qui servirait à la dépouille de Napoléon Ier, empereur des Français revenu de Saint -Hélène dans les années 1840. Cette requête du ministre ne mentionne pas la finalité de l'histoire, mais il demeure peu probable que ce marbre ait réellement servi à cette action.
         Sur le chemin de sous les carrières, autant que sur le chemin du val de May, nous pouvons apercevoir différentes carrières.
         Ainsi, y a t-il les grès des carrières du moulin de Courgain. Ceux-ci sont brillants, ils sont recouverts par les schistes et les calcaires du silurien supérieur ; c'est le grès feldspathique du silurien inférieur.
    Le grès armoricain est noirâtre, il est traversé par des filons de quartz blanc.
         Les schistes apparaissent à l'endroit du coteau qui est limité d'une part par le chemin venant de l'ancien lavoir, et d'autre par le sentier qui va au moulin de Courgain. On y trouve des trilobites, des productus et des orthis.
         On pouvait voir auparavant un grès quartzeux entre le chemin des lavoirs et les grandes carrières ; ces grès gris verdâtre étaient appelés « pierre à faulx ».

         Les grès de May sont des quartzites, des grès consolidés, du silurien moyen, ordinairement à grains fins, durs, colorés. C'est grès sont situés dans le voisinage des terrains de cristallisation et ont pris le caractère de quartz grenu par voie de métamorphisme.
         Le 13 avril 1429 sous Charles VII, il est fait mention d'une vente faite par Pierre Anzeré, alors seigneur de May à Jean Amourette, d'une carrière, « la carrière de Vauderil ». Ainsi, il est dit ce qui suit : « A tous ceux qui ces lettres verront, Roger Le Cloutier, incomte de Saint Sylvain et du Thuit, garde du scel des obligations de la dite vicomte, salut, savoir, faisant que par devant Thomas de Bray, clerc, tabellion, juré, commis ès miettes des sergenteries du Thuit, quant à ce qui ensuit, fut présent en sa personne, Pierre Anzeré, Ecuyer, Seigneur de May, lequel connut et confessa avoir vendu à Jehan Amourettes de Fontenay l'abbaye, c'est à savoir un lot de carrières contenant 40 pieds de long ou environ compris dans les devises mises jusqu'au chemin du Roi, notre Sire (route de n$ Thuryh assise près de May du prix et somme de 45 livres avec le drap des chaperons à la demoiselle de May du prix de 40 sous tournois, une pierre à port de 5 pieds de long et un pied de creux, un entre deux au milieu et un mortier tenant un pot et 20 sous tournois pour vin à payer la dite somme de 45 livres tournois en huit paiements à part égale de deux à quatre ans, à partir de la Saint Michel jusqu'à la fin du paiement et la dite pierre et port à mortier seront fait du dit stock, quand il sera découvert pour mettre en besogne et baillé au dit Ecuyer. »
         La carrière de monsieur Caval (au 19ème siècle) appartient à la formation du Lias et l'on y remarque un lit de galets au-dessus du grès : tandis qu'au-dessus de ce lit de galets, c'est une couche de calcaire peu épaisse, renfermant de. nombreux fossiles, appelés encrines.
         La révolution avait favorisé un partage des terres. Ainsi en 1793, il y eut partage des communaux. Les carrières étaient particulièrement exploitées au lieu dit « la bruyère », se situant entre la route royale, (actuellement la route de Thury-Harcourt) et la rivière d'Orne. La partie du terrain désignée sous le nom de « bruyère » était occupée par des carriers bien avant 1849, ces mêmes terrains étaient réservés par la commune comme étant destinés à l'extraction de matériaux pour l'entretien des routes et autres travaux publics.
         Au début du 19ème siècle de nouvelles carrières furent ouvertes aux endroits qui paraissaient les plus avantageux aux exploitants. Ces exploitations n'étaient pas précédées d'autorisations, et les habitants pensaient que ce droit était celui du premier occupant, ainsi certains se permettaient-ils de vendre, louer, en résumé de disposer comme de Choses leur appartenant. De là les plus graves abus furent recensés et un petit nombre d'individus s'accapara la presque totalité des terrains exploitables laissant la plus grande partie des habitants dans la nécessité, pour se procurer du travail, d'acheter fort cher le droit d'extraction sur des propriétés particulières.
         Ainsi des plaintes affluèrent et le conseil municipal de la commune de May prit, le 15 mai 1827 une délibération contenant un projet de règlement pour l'exploitation des carrières de May. Cela n'évita pas les problèmes et vers 1840 eurent lieu des querelles dues au mode d'exploitation qui était d'autant plus désastreux que la plus part des exploitants, au lieu de creuser leur carrière à une profondeur convenable et n'occuper que l'étendue du terrain qui leur était strictement nécessaire, ne firent souvent que fouiller de vastes superficies, attendu qu'elle ne leur coûtait rien, ainsi rejetaient-ils leurs décombres sur des parties non encore exploitées.
         Ce ne fut pas le seul problème généré par cet état de chose, car les carrières qui devaient pendant de longues années, demeurer éloignées les unes des autres finirent par se toucher, ce qui occasionna de graves et fréquents heurts. Pour toutes ces raisons la commune de May se rendit à l'évidence et décida de mettre en adjudication toutes les carrières communales.
         C'est pourquoi, à partir des années 1850, nul ne put ouvrir, ni exploiter aucunes carrières sur les communaux sans en avoir préalablement obtenu du maire l'autorisation écrite. Ce dernier était le seul à fixer l'étendue du terrain à allouer aux carriers et il prit la décision de leur faire mettre des bornes afin de délimiter leur exploitation et les obliger à déposer leurs gravats dans leurs propres concessions. Dorénavant, nul ne pouvait plus posséder plusieurs carrières et ceux qui en exploitaient plusieurs durent porter leur choix sur une d'entre elles et la déclarer à la mairie.
          La durée de chaque concession ne put être inférieure à un an et supérieure à neuf ans. Ainsi durent-ils, à partir de 1850 payer à la commune, à titre d'indemnité, une rétribution qui était fixée pour chaque perche métrique à un 1,50 francs, et cela par an. Cette somme devait être payée par année du 1er au 20 janvier entre les mains du percepteur des contributions directes, celui-ci remplissant les fonctions de receveur municipal. Faute pour l'exploitant de ne pas payer à la bonne période sa rétribution, il se voyait procéder à. la. location de son exploitation par la voie des enchères.
         Par la suite les carriers vinrent se plaindre auprès de l'administration communale, en prétextant que les frais qu'ils engageaient pour le découvert des carrières et l'écoulement des eaux étaient déjà considérables et qu'ils n'avaient pas besoin de payer en plus cette location dont ils jouissaient gratuitement depuis fort longtemps.
         Il existe donc du grès rouge, du grès bleu, du grès quartzeux , du granit et du marbre. Le grès a tout d'abord été utilisé à la fois pour construire des maisons. Il s'avère que le vieux May regorge de cette matière. Mais ce grès a principalement servi, notamment après la révolution à paver les rues et les routes. Ainsi retrouve t-on des rues pavés en grès mayens à Bayeux et à Caen. Nous retrouvons aussi des ports en grès de May, comme ceux de Courseulles, Trouville, Isigny ou Honfleur. De plus, la construction d'un parking souterrain devant l'hôtel de ville de Caen a permit de découvrir une ancienne place qui aurait été couverte par du grès mayen, celle-ci serait datée du 13ème siècle. En outre, on mentionne toujours le pavage des artères du château de Versailles.
         Au 20ème siècle les petits exploitants se firent de plus en plus rares et les exploitations finirent par être reprise par la « Société des Carrières de l'Ouest » qui exploita la matière pendant des décennies. Cette société opéra avec les moyens les plus modernes qui soient. » http://www.may-sur-orne.fr/web/chemin_de_sous_les_carrieres_et_du_val_de_may.html

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    La mine de charbon

         « Le chemin du val de May nous laissera entrevoir l'entrée de la première galerie de mine, ainsi que le pont au-dessus de l'Orne qui permettait de faire la jonction entre les deux rives.
         Dans les derniers temps de l'ancien régime, la question des mines de charbon préoccupa le gouvernement et une chaire de métallurgie et de minéralogie ayant pour premier titulaire Fage, membre de l'académie des sciences, fut fondée à Paris, à la Monnaie. Des lettres patentes de création furent données le 11 juin et enregistrées le 8 juillet 1778.
         Des recherches furent tentées un peu partout. Ainsi deux trous furent également forés à May sur Orne à environ 40 pas l'un de l'autre. Par un arrêt du Conseil d'Etat du 4 avril 1786 : monsieur Charles Pierre, entrepreneur des étapes à Caen obtint l'autorisation d'exploiter pendant 20 ans du charbon de terre dans la paroisse de May. Le concessionnaire associa à ce privilège plusieurs personnes de Caen. Les sociétaires ne firent point exécuter les travaux dans la paroisse de May et toutes leurs recherches eurent lieu sur celles de Feuguerolles située sur la rive opposée de l'Orne ; deux puits furent percés à 350 mètres de l'Orne et distant de 30 à 40 mètres, l'un de 65 mètres de profondeur et l'autre de 31 mètres de longueur.
         En 1836, une nouvelle société se forma au capital de 100 000 francs. On vida le puits de 65 mètres jusqu'à 42 mètres et l'autre complètement, mais sur les conseils d'un ingénieur des mines, les travaux ne furent pas continués. Ils n'auraient par ailleurs donnés aucuns résultats car ils étaient effectués dans le terrain houiller et non dans le terrain silurien.
         Diverses fouilles eurent lieu en plusieurs points, on y découvrit du minerai de fer que l'on ne cherchait pas, mais l'on ne trouva pas le charbon qui était recherché. Les bonnes volontés et l'académie des sciences, arts et belles lettres de Caen mit vainement au concours, en 1788, avec un prix de 400 livres, ce sujet : « existe t-il des mines de charbon de terre près de Caen et quels seraient les moyens les plus avantageux à employer pour leur exploitation ? ».
         Les raisons de cette recherche de charbon étaient dues au fait qu'il faille remplacer le bois de nos forêts qui, réduites par les coupes exagérées qui avaient été faites en vue de fournir le combustible aux forges nombreuses et hauts fourneaux de la Basse Normandie ne pouvaient plus suffire aux besoins du pays.
         Nous avons pu nous apercevoir que: le minerai de fer n'était pas inconnu dans ce secteur, ce qui remet en question la thèse que monsieur Ernest Chollet ait pu découvrir le minerai de fer.
         Le Behot. spécifiait déjà en 1894 que c'était dans le bois des Essards, dans le voisinage du Grès armoricain, dans le silurien moyen que l'on trouvait à May, le minerai de fer, mine abondante et de bonne qualité.
         Il signalait que c'était du fer oligiste, du peroxyde de fer, dont le minerai rouge plus ou moins foncé renfermait 69 pour 100 de fer.
         Ce minerai se trouve en dépôt plus ou moins considérables dans les terrains de cristallisation et dans les dépôts de sédiments inférieurs et moyens où il est toujours lithoïde ou terreux, donne des fers très purs.
         Outre le fer oligiste, on trouve mélangée la limonite ferrugineuse qui est brune, ou jaune, renfermant 80 pour 100 de peroxyde de fer et 55 pour 100 de métal.
         En 1894, il est dit qu'à Saint-André on extrait une centaine de tonnes par jour, quelquefois 150 à 200. Tandis qu'à May, l'exploitation n'a pas été poussée vigoureusement, mais les résultats étaient prévus, comme devant être excellents. A l'époque on parlait de construire une passerelle sur l'Orne pour obtenir un succès définitif. »
    http://www.may-sur-orne.fr/web/mine_de_charbon.html

    AVENTURES INDUSTRIELLES A MAY-SAINT-ANDRE AVENTURES INDUSTRIELLES A MAY-SAINT-ANDRE AVENTURES INDUSTRIELLES A MAY-SAINT-ANDRE AVENTURES INDUSTRIELLES A MAY-SAINT-ANDRE

         On trouve essentiellement 7 lieux principaux d'extraction de minerai de fer en Normandie, actifs au cours du 20e siècle :

          À 7 km au sud de Caen, Saint-André-sur-Orne et May-sur-Orne (Calvados) : active de 1893 à 1968 ;

          Urville-Gouvix (Calvados) : active de 1896 à 1968 ;

          Soumont, sur les communes de Soumont-Saint-Quentin, Potigny et Saint-Germain-le-Vasson (Calvados) : active de 1899 à 1989 ;

          Saint-Rémy (Calvados) : active de 1875 à 1968 ;

         Diélette, commune de Flamanville (Manche), fermeture 1962 ;

          Halouze, commune de Saint-Clair-de-Halouze (Orne), active de 1905 à 1980 ;

          La Ferrière-aux-Étangs (Orne) : active de 1903 à 1970.

    (Wikipédia)

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    La mine de fer, la S.M.P.C.

         L'histoire de la mine sous la domination de la S.M.P.C peut être scindée en trois périodes. De 1910 à 1925, de 1925 à 1940 et enfin de 1940 à 1968.
          C'est donc en 1910 que se constitua la Société des Mines et des Produits Chimiques à travers la fusion de trois sociétés. Cette société due son essor à son président monsieur Albert Taraud qui la mena jusqu'en 1922.
         En 1910, la mine de May était exploitée à travers deux descenderies et la production s 'élevait déjà à 50 000 tonnes par an. Le minerai était donc transporté par câble aérien sur la rive gauche de l'Orne, à une station où il était chargé sur wagons sur un petit embranchement particulier.
         Une nouvelle descenderie fut crée en 1911, ainsi qu'une centrale thermique de 400 CV. En 191.2, on creusa (au quartier de la Hogue) une descenderie de 120 mètres qui fut armée de skips pour un débit de 40 tonnes heure ; en surface on aménageait un carreau avec sous-station de transformation, compresseur, atelier, forge. Une nouvelle descenderie de 80 mètres fut forée sur un autre point du gisement qui avait été exploité avant 1910.
         La production doubla en trois ans. On put estimer, en 1913, que la mine était dotée des moyens de production les plus modernes (force électrique, perforation mécanique, traction par locomotive à benzol).
         La guerre de 1914-1918 marqua un temps d'arrêt. Dès l'origine, le minerai avait été vendu à l'exportation ; en même temps qu'elle provoquait la hausse ' des frets, la guerre limitait le marché étranger. Aucune usine française n'avait encore essayé l'hématite de Normandie. En outre le manque, de matériel roulant, entravait la production qui s'effondra en 1915 et 1916 et remonta péniblement à une quarantaine de milliers de tonnes en 1917.
         Les années d'après guerre voient une reprise graduelle d'activité. En 1918-1919, une nouvelle descenderie est aménagée dans le quartier de Rocquancourt, mais ce n'est qu'en 1920 que la mine atteint à nouveau sa production annuelle de l'avant guerre (100 000 tonnes) avec la reprise des exportations sur l'Allemagne.
         Les installations sont alors électrifiées et la centrale, thermique arrêté. Puis il est décidé la création d'un second siège d'extraction avec le puits de Lorguichon qui sera baptisé du nom d'Urbain-le-Verrier, l'ingénieur. Terminé en 1924, il permet de porter à 200 000 tonnes la production annuelle de la mine. En même temps on a aménagé à l'Orne une grande descenderie et un embranchement particulier relie désormais le carreau de la Mine à la station de chemin de fer minier de Sournont à Caen.
         L'exploitation est maintenant bien équipée. Des contrats de vente importants ont été passés tant en Allemagne et en Belgique qu'en Grande Bretagne et en France. La production annuelle atteint 250 000 tonnes. A May est érigé la cité Albert Taraud qui comporte 16 logements.

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    De 1925 à 1940 a lieu la seconde période de l'histoire minière sur notre sol.
         En 1926 ; la S.M.P.C se porta acquéreur de trois concessions, dont celle de Saint André où se prolongent les couches géologiques de la concession de May. Ce qui fit passer à plus de 350 000 tonnes la production totale des mines.
         Les années 1927 à 1930 virent de grands travaux d'aménagement avec la construction et l'approfondissement de descenderie de l'Orne, puis l'installation du concassage mécanique sur la rive gauche, pour mélanger les deux qualités de minerai.
          Puis les années de crises économiques freinent momentanément l'expansion de la société et des contrats de vente sont partiellement annulés. L'Angleterre est pratiquement fermée à l'exportation.    Quelques ventes ont lieu en Allemagne mais la plus grande partie est expédiée en Belgique. Ainsi, après avoir dépassé 400 000 tonnes en 1929, la production tombe à 250 000 tonnes en 1931.
         Toutefois, une nouvelle descenderie est aménagée et en 1933 voit apparaître la station de chargement, le câble aérien le chevalement, la salle des machines et la scierie.
         De 1922 à 1933 Monsieur Adrián fut le directeur de la mine ; il fut remplacé par monsieur Louis Lantz jusqu'en 1952.
         Les ventes sont accrues ; en 1937 elles atteignent 600 000 tonnes, tandis que l'année 1938 amorce un léger recul dû à la diminution des exportations sur l'Allemagne.
    De 1940 à 1968 à lieu la dernière période, où les mineurs ont connu à la fois la prospérité de leur mine et sa fin.
         De 1940 à 1944, sous la contrainte de l'occupant, la mine garde une demi-activité ; toute la production est livrée en Allemagne et aux Pays-Bas. D'autre part quelques descenderies furent creusées pendant cette période.
         Peu après suite au débarquement des alliés, c'est la bataille de Normandie où May se trouve repris est perdu sept fois. Avant leur retraite, les Allemands détruisent par explosions les installations du jour. La mine est partiellement noyée, les véhicules réquisitionnés ou volés, les bureaux sont en ruines et 134 logements détruits.
         Il faut donc entreprendre la reconstruction et dès 1946 l'exploitation peut reprendre pour produire 75 000 tonnes. Le rythme des expéditions suit la remise en marche de la mine et elles atteignent 470 000 tonnes en 1950.
         En 1955 la production s'élève à 700 000 tonnes. En 1952, à la mort de monsieur Lantz, monsieur Arbillot est nommé président.
         En 1956, le fonçage d'un puits maître de 750 mètres est entrepris. Ce puits devant être ne activité pour 1961 doit être équipé de deux skips de 12 tonnes et d'une cage à contrepoids pour la circulation du personnel. Destiné à remplacer les trois sièges qui existaient, il devait assurer la totalité de l'extraction et permettre de porter la production annuelle à 900 000 tonnes avec une sensible amélioration du prix de revient.
         Les effectifs, quant à eux, ont pu passer de 60 personnes pour May/Saint André en 1895 à près d'un millier pour le même bassin en 1956. Par la suite ils déclinèrent peu à peu jusqu'à la fermeture totale en 1968. Fermeture causée par la concurrence du minerai de fer mauritanien. Peu à peu le bassin minier a perdu ses clients au bénéfice d'exploitations moins coûteuses.
         Les premiers licenciements eurent lieu à partir de 1961 et les effectifs passèrent de 1 200 à 327 à la fin de, l'année 1966. La commune a connu une profonde misère tant économique que psychologique, et, aujourd'hui encore le souvenir subsiste. »
    http://www.may-sur-orne.fr/web/la_mine_de_fer_la_s.m.p.c..html

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